Au sud-est de Kamakura se trouve la ville de Zushi, qui sera mon point de dĂ©part aujourd’hui, le plan Ă©tant de dĂ©couvrir des temples bouddhistes que je ne connais pas, Ă l’est de Kamakura. Il y a encore des perturbations matinales de train, cette fois-ci pour “bruits anormaux”. Mais mieux vaut arriver en retard qu’abimĂ©.
Il y a un parc qui, dit-on, offre une belle vue sur la côte Pacifique, sur l’ile d’Enoshima et avec de la chance le mont Fuji. Je me dirige dans sa direction.
Je comprends vite que le parc d’Hiroyama est en haut d’une colline. Renseignements pris, 91m. Une fois en haut, j’oublie les efforts consentis, tellement c’est magique.
On peut voir au sud la ville d’Hayama oĂą il y a une villa impĂ©riale donnant sur la plage, avec des plantons en permanence. Pour quand un lundi matin, l’empereur (ou sa femme ou le petit prince) a envie de se baigner.
Le Fuji-san est visible en arrière plan de la petite île dEnoshina. Vers Kamakura des vélib-planchistes et des surfeurs s’amusent. Comme la croisière et Aran. Vous l’avez?
Le sommet a une petite plateforme d’observation, un bel alignement de bancs tournés vers le mont Fuji, des jeux pour enfants, une cage avec des singes. Un grande cage, mais une cage quand même.
Hier j’ai croisĂ© des maternelles, aujourd’hui c’est un groupe d’anciens se dĂ©plaçant en canes ou en fauteuils roulants, tenus chacun par un bras ou propulsĂ©s par autant d’accompagnateurs. Un des ancĂŞtres a l’air tellement âgĂ© que je me demande s’il n’est pas le grand père du deuxième plus vieux du groupe!
A cĂ´tĂ© du coin Ă singes, un jeune est en train de vivre le meilleur moment de sa vie, comme un chien qui aurait deux quĂ©quettes, Ă secouer la tĂŞte et jouer de la guitare en sourdine. Mais vraiment super pas fort. Genre Ă ce niveau de volume il a peur de dĂ©ranger mĂŞme les fleurs. C’est pas les vioques d’Ă cĂ´tĂ© qui risquent de se plaindre, ils doivent tous avoir un abonnement Ă Sonotone Magazine.
En suivant un chemin de randonnĂ©e, puis de larges rues flanquĂ©es de villas et de maisons d’architecte, puis se transformant en chemins Ă©troits et escaliers Ă pic passant entre de petites maisons anciennes, tantĂ´t dĂ©corĂ©es avec soin, tantĂ´t avec mĂŞme pas une trace homĂ©opathique de soin, j’arrive au bord de mer.



La Marina a des airs, toutes proportions gardĂ©es, de Miami ou de Nice. C’est Ă dire qu’il y a des rangĂ©s de palmiers. Sur une inattention je me suis fait mal au genou, et ça devient difficile de descendre des marches et des pentes. Visiter les quelques temples que j’avais repĂ©rĂ© est compromis, car pas sur du plat.
Mais il en reste un pas loin du bord de mer, proche de Kamakura.
Le KĂ´myĂ´ji a la gentillesse donc d’ĂŞtre sur terrain plat, Ă une altitude ridicule. Malheureusement il est en rĂ©faction jusqu’en 2028, ce que je n’avais pas vĂ©rifiĂ©. Son bâtiment principal est couvert d’un sarcophage et on entends des ouvriers s’affairer Ă l’intĂ©rieur. Satoshi, t’as mis oĂą la clĂ© de 12? RhĂ´oo t’es con, non elle est pas lĂ .
Quelques panneaux explicatifs dĂ©crivent les Ă©tapes et la nature des travaux. Il y a des lucarnes par endroit oĂą on peut observer l’intĂ©rieur du chantier, ça c’est très cool. Le jardin minĂ©ral qu’il y a derrière est inaccessible.


Pour la première fois de ce voyage, je me dĂ©chausse pour pĂ©nĂ©trer dans un temple annexe. C’est moins agrĂ©able quand les lattes de bois sont froides qu’e quand il fait 20°C. L’arrière donne sur un jardin.
Quand aux 3 ou 4 autres temples que j’avais notĂ©, il faudra revenir. Il y en a plusieurs dizaines Ă Kamakura, et certains très très grands.
A la gare de Kamakura, je monte dans un train, super il est direct jusqu’Ă Shibuya. Je compte y faire quelques emplettes, il me reste en effet plein de choses que je m’Ă©tais dit que je ramènerai. Mais pas glop pas glop mon genou, et en plus je me paume! La gare est complexe, c’est en travaux autour depuis des annĂ©es, et j’ai mes repères uniquement en sortant devant le carrefour connu & la statue d’Hachiko. Ça m’a gonflĂ©, je suis reparti (FrĂ©dĂ©ric) Dard-dard.
VoilĂ , ainsi s’achève la mise Ă jour de ce blog pour ce voyage au Japon. Je sais que je ne reviendrai plus…
… cette annĂ©e.
Au cours de ces 3 semaines j’ai Ă©normĂ©ment pensĂ© Ă ceux qui m’ont dĂ©jĂ accompagnĂ©s.
Ă€ chaque fois que je passais devant un restaurant de ramen je pensais Ă ma filleule Valentine.
Ă€ chaque fois que je passais devant un magasin de sport je pensais Ă mon neveu Laszlo.
À chaque fois que je passais devant un temple je pensais à ma mère Marie-Noël.
À chaque fois que je passais devant un karaoké je pensais à ma nièce Emma.
Il y aura sans doute un autre voyage solo en 2026 (printemps? automne? por que no los dos?), avant si c’est possible de revenir avec une ado l’annĂ©e d’après. Sans pouvoir rien promettre, j’aimerai bien.











































































































































