Week-end de pluie à Kyôto

Le week-end ne commence pas sous les meilleurs auspices avec la pluie, à laquelle s’ajoute une bonne migraine. Heureusement, Kyôto sous la pluie, après 10 jours de canicule, ça a son charme.

La samedi, cap en train vers Arashiyama, proche de Kyôto, où il y a plein de chose à voir. Notamment une (petite) forêt de bambous, et un temple Zen, le Tenryuu-ji. Les jardins secs et humides y sont splendides. Après un repas le moins écoeurant possible (juste un Kitsune Udon, c.a.d des pâtes et du tofu frit).  Je fais un tour dans un petit train touristique, au départ d’une micro-gare. Pendant tout le trajet, le conducteur parle, commente ce qu’il y a à voir. chante même. Le tran sillonne entre les collines des environs, en surplombant une rivière où on croise des bateaux-taxis et des kayakistes. Ca doit bien tanguer pour eux par endroits. Cette journée s’arrêtera là pour moi, et vers 17h je suis de retour et au plumard.

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Ce matin, dimanche, je pars vers l’Est. Premier arrêt: Le Higashi Honganji, jumeau d’un autre temple visité il y a 3 jours, lui-aussi en pleine rénovation. Passage au Musée International du Manga, qui à part des explications intéressantes sur l’historique du manga, constitue surtout une immense bibliothèque où on peut lire à loisir des milliers de tomes. Une grande galerie commerciale proche offre des magasins de fripes et de goodies de manga (mais j’aurai l’occasion de faire mes emplettes de retour à Tôkyô), en opposition avec le pittoresque marché Nishiki, où les artisans côtoient les maraichers, les poissonniers, les poulpiers, etc…

Il était prévu que le palais impérial soit fermé, mais le jardin, ouvert lui, n’est guère fameux, je passe vite pour aller voir le Ginkaku-ji. Vers 14h, dans une rue pleine de restaurants vantant “english menu”, je me décide par défi à en choisir un d’apparence modeste, où rien ne laisse présager que les gaijins ont leurs habitudes. Effectivement, le restaurant spécialisé dans le tofu est tenu par un couple en cuisine et leur fille (je suppose) en salle. Pas un mot d’anglais ne sera échangé. Il y a 3 tables assises et 3 tables basses avec coussins sur tatami, que je choisis, au grand dam de mes guiboles.  Je commande un “tofu set” en confirmant sur une photo. La serveuse est surprise. De toutes façons la carte a peu de choix, tout est en kanji… et pas en kanji d’imprimerie. On m’apporte du thé vert pour patienter, puis 4 gros blocs de tofu dans un bouillons brulant, avec du riz, des coupelles de légumes et de tofu frit, et un bol de sauce à base de soja. En plus des baguettes, j’avais une sorte d’écumoire et une cuillère en porcelaine. Je transvasais un bloc de tofu dans le bol de sauce, et le mangeais avec les baguettes en alternant riz et légume. Très bon. Mais pas pratique, le tofu délicat se rompant facilement avec les baguettes. J’ai compris à la fin à quoi servait la cuillère. En fait à manger le tofu. En partant j’ai lancé “gochisousama deshita, omoshirokatta desu”, ils étaient ravis.

Ravi, je le fut également en arrivant au Ginkaku-ji, dit pavillon d’argent. La pluie et les bois moussus rendaient très bien. Pour revenir j’ai emprunté le chemin dit des philosophes, le long d’un canal où on longe un grand nombre de temples. Dont un curieux sanctuaire (Otoyo) qui semble dédié à une souris. Malheureusement j’arrivais vers 17h au Nanzenji, et les nouveaux arrivant ne pouvaient plus entrer.

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Pour finir, en rentrant à l’hôtel j’ai été témoin d’un superbe instant What The Fuck, avec un gus déguisé en superman qui incitait les gens à venir gueuler des trucs. Plus tard, ultraman l’a rejoint.

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Demain dernière journée complète à Kyôto, il est temps que je parte ça devient n’importe nawak là.

 

 

 

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