Rainbow Bridge et Kabuki

Retour à Tôkyô, avec en poche ma place pour assister à un spectacle de Kabuki! Débarqué à la gare vers midi, je laisse mon sac à la consigne, et direction Odaiba pour tuer le temps. J’en profite pour faire la traversée du Rainbow Bridge à pied, comme l’année dernière. Mais je gagne un temps précieux de savoir exactement où trouver l’entrée: La 5è station du Yurikamome, sortie Est. En quelques minutes on rejoint le pilier nord du pont. Il ne reste plus qu’à monter les escaliers jusqu’à septième double étage. Sachant qu’il y 36 marches par étage, on est essoufflé rapidement. Comme quand on franchi le Golden Gate, on est à la fois émerveillé par la vue (bon, c’est vachement plus impressionant à San Francisco quand même!) on ne peut s’empêcher de penser fugacement que si le Big One arrive, on est mal placé.

À Odaiba, shopping “geek”. Le Jump Shop n’est plus là, mais on trouve un nouveau Capcom Store presque entièrement consacré à Monster Hunter et à Gyakuten Saiban, et au Noitamina Shop. Le Shimbashi Enbujô où se déroule le spectacle de Kabuki étant proche d’Odaiba, j’arrive avec un peu d’avance. Le spectacle des spectateurs vaut le détour, on trouve beaucoup de tenue traditionnelle au mêtre carré. Notamment un monsieur habillé exactement comme Zetsubou-Sensei

La représentation est constituée de 3 pièces différentes, et va durer 4h30, avec 2 entractes. Je suis muni d’un audio-guide en anglais synchronisé sur le déroulement des pièces. Il ne s’agit pas d’une traduction à proprement parlé, mais ça donne à la fois des explications sur ce qui se passe dans la pièce, ainsi que des informations pour comprendre le kabuki. Et c’est vraiment passionnant, mais la 3ème partie est moins bien et je trouve mon temps long sur la fin.

Plein de choses surprenantes: Le côté surjoué des actions, les moments de danse, la présence parfois d’un narrateur et de musiciens sur scène (20 pendant la 2ème pièce), les effets spéciaux dépouillés, le fait que certains personnages traversent la salle, les voix déformées et les intonations exagérées, etc.

Mais le truc qui m’a le plus étonné c’est la présence d’assistants, habillés en noir (j’ai pris le premier que j’ai vu apparaitre pour un personnage… ninja) qui interviennent pendant la pièce. Le fait qu’ils soient en noir symbolise l’invisible et donc ça ne perturbe pas le déroulement et les spectateurs en font abstraction. Et pourtant ils viennent pour apporter des objets, déplacer des éléments de décors ou aider un acteur à changer de tenue (c’est très rapide, façon transformisme et l’acteur est alors de dos).

Pas de photos aujourd’hui, problème sur posterous.


 

This entry was posted in Uncategorized and tagged , , , . Bookmark the permalink.

Leave a comment