Pour cette dernière journée, le temps était splendide, et je suis retourné à Kamakura pour passer un moment loin de l’agitation urbaine. Et bien pour un jour de la semaine, il y avait quand même du monde, un mélange de retraités et de groupes scolaires. Pas de Kôyô possible ici, la ville fait partie des derniers endroits du Japon où l’automne se manifeste dans la végétation
Je n’ai parcouru que 2 temples avant d’aller un peu au bord de l’eau, mais sans me baigner cette fois. Le Engaku-ji, au nord de la ville est un temple Zen assez vaste avec certaines parties en hauteur. À l’endroit le plus élevé, surplombant la ville et les bambous alentours j’ai fait une pose bucolique, et pris tour à tour un Amazake, une boisson épaisse et sucrée à base de riz fermentée, puis une sorte de salade fruits appelée Anmitsu. Le An- est pour Anko, c’est une délicieuse pâte de haricots rouges, -Mitsu veut dire Miel.
J’avais déjà visité le second temple, shintô lui, l’année dernière: Le sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gû. Toujours très beau et coloré, avec prêtre et miko. Il y avait là encore un mariage. La rue principale de la ville qui descend de ce temple jusqu’à la mer est bordée de boutiques de souvenir et d’artisanat local.
De retour à la station de Shinjuku, j’ai entrepris de rentrer à pied à Ueno. Ça a fait donc une bonne marche, entrecoupée d’arrêt régulier pour dévaliser les 7-Eleven sur le chemin… la seule enseigne de combini à vendre les fameux Kitkat au thé vert. J’ai fait un test de bouclage de valise. Concluant, sauf que j’avais oublié un gros sac, gré… Il va falloir que je laisse quelques trucs sur place: guides et un blouson acheté il y a 3 semaines. Ca fera peut-être demain un sans-abri au chaud. Dans une doudoune Quechua trop grande pour lui.


