Mont Kōya et nuit dans un temple bouddhiste

Dans ma liste de choses à faire au Japon cette année, il y avait en premier me rendre au Mont Kôya, célèbre pour sa centaine de temples bouddhistes, et y passer une nuit.

Tôt ce matin donc, je quitte Ôsaka, expédie via Takkyubin ma valise à l’étape d’après et saute dans un train direction Gokurakubashi. Bon, d’abord je me plante de train, d’accord, mais je m’en rends compte avant qu’il ne démarre. Quelle idée d’avoir 2 trains qui partent EXACTEMENT au même moment. Lire l’heure du départ est plus facile que de déchiffrer le nom d’une destination, mais ce n’est pas toujours la meilleure façon de trouver le numéro de la voie.

Arrivée à Gokurakubashi (“pont du paradis“), je m’informe du chemin pour me rendre à pied à Kôya. Il y a en effet 2 moyens de s’y rendre: par un sentier, ou via un funiculaire puis un bus. Les autres occupant du train prennent le funiculaire, et je me retrouve tout seul sur un chemin bien tracé, mais sous la pluie. En effet, ce matin ici c’est le règne du brouillard, parfait: C’est très beau et la température est idéale.

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Après m’être demandé à de nombreuses reprises pendant cette heure de marche (sans croiser un pékin, c’est comme ça comme appelle les keums ici aussi) si j’étais sur le bon chemin, j’arrive à Koya. Il pleut alors franchement et on ne voit pas bien loin. Je passe par le Kongobuji et  Garan, un ensemble de temples, pour atteindre la porte Daimon, qui est le lieu où arrive les pèlerins (qui marchent plus de 7h ce faisant). La porte est massive et impressionnante.

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Garan

Ensuite j’achète de quoi grignoter et un parapluie. Il arrête de pleuvoir.

Je vais alors à l’autre bout de Kôya, voir le temple Okunoin, le mausolée de Kûkai. Les différents chemins qui y mènent traversent d’innombrables rangées de stèles. Elles constituent le plus grand cimetière du Japon (plus de 200,000).

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L’ambiance est assez incroyable, au mileu de la fôret trempée des averses du début de la journée. Il y a 2 chemins pour aller à Okunoin, celui-ci est le moins direct, et aussi moins fréquenté.

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Le temple Okunoin lui-même est assez petit, mais revêt un caractère sacré. Parmi les choses interdites: y manger, y boire, y prendre des photos, porter un yukata (WTF?).

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Pour redescendre au bourg, je prends l’autre chemin. C’est un peu moins impressionnant, à part plusieurs pyramides de petites stèles. Je n’en avais jamais vu en aussi grand nombre.

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Revenu dans l’artère principale de Kôya, je trouve sans trop de problème Ekoin, le temple bouddhiste où je vais passer la nuit (merci Pierre pour la liste de temples zen).

Un (aspirant) moine m’accueille et donne les explications dans un anglais très correct: Où se trouve la salle de bains ), les toilettes, les salles de prière et enfin ma chambre. Ambiance Ryokan donc, le repas me sera servi à 17h30, j’ai à peine le temps d’aller prendre une douche. Quand j’arrive il y a déjà des occupants, c’est assez intimidant mais grâce à mes expériences passées ça passe.

Le repas est entièrement végétarien, tout est plutôt bon. Je mange avec une vue sur le jardin intérieur.

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La nuit va être spéciale. Le futon ne me fait pas peur, mais c’est l’extinction des feux à 22h et le lever vraiment très tôt pour assister (si on veut) à différentes cérémonie qui ne sera pas facile à concilier avec ce satané décalage horaire.

En tout cas rédiger ce billet a déjà un peu occupé ma soirée, je quitte donc la salle “wifi” pour rejoindre ma piaule.

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1 Response to Mont Kōya et nuit dans un temple bouddhiste

  1. sophie's avatar sophie says:

    Quelle expérience incroyable !, j’espère que cette nuit courte a été réparatrice et pleine de zénitude !

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