Direction la ville de Kagoshima, au sud de Kyûshû, et l’île de Sakurajima. Celle-ci est en fait un volcan en activité. La dernière grande éruption date de 1914, mais tous les ans des centaines d’explosions se produisent dans les 3 cratères du sommets, avec des rejets réguliers de cendres et de petits cailloux.
Le trajet se fait peinardement en Shinkansen, Kagoshima étant le terminus des trains rapides en provenance d’Ôsaka. 5 minutes suffisent à récupérer un passe à la journée sur l’ensemble des transports du coin, avant même de quitter la gare. Pratique ce passe, mais son nom est assez naze: Welcome Cute. En tout cas, via un tram puis un ferry, l’île de Sakurajima est vite atteinte.
À voir la côte, on comprend l’origine volcanique de l’île. Point de sable ou de rochers polis par les marées, mais de gros blocs noirâtres. Un peu partout sur l’île on trouve de grandes étendues de cendres.
À la descente du ferry, une petite curiosité à proximité: Un spa pour les pieds, ouverts en plein air. Je me déchausse et plonge les arpions dans cette eau vraiment très chaude… En faisant bien attention de laisser à l’écart ce qui peut tomber dans le bassin: téléphone, portefeuille. Je me connais. Pas besoin de serviette pour sécher en quelques minutes, il fait une chaleur étouffante. Le temps est orageux, on devine qu’à tout moment “ça peut pêter”, si vous me permettez cette flatuleuse expression. Vous permettez? Y’a intérêt!
C’est un peu triste, mais en regardant vers l’intérieur de l’île de l’ile, je réalise que ce n’était pas le bon jour pour faire le déplacement. Les hauteurs sont perdues dans les nuages.
Néanmoins, je décide de me rendre à Yunohira, un point d’observation à l’intérieur de l’île, à environ 8 km. Il se trouve à moins de 400m d’altitude mais constitue parait-il un des meilleurs point de vue sur le sommet.
Malheureusement, il n’existe pas de chemin de randonnée indiqué, il faut suivre la route qu’empreinte les rares voitures et cars. Pendant “l’ascension”, je dois faire sur mes réserves de 50cl de flotte. Incroyable: pas un distributeur rencontré sur les derniers 5 km. J’en aurai même été jusqu’à reboire de cet infâme potage au maïs bu un jour à Sapporo!
Que d’efforts pour y arriver! Pendant la montée je ne croise pas une autre personne assez folle pour monter à pied (ou pire: en vélo).
Parvenu au sommet, c’est un peu plus dégagé qu’au niveau de la mer, mais on ne distingue pas le sommet qui culmine lui à 1117m. Avant même d’admirer le panorama, je me rue dans le magasin de souvenir pour acheter à boire. Distributeur en panne. Hein? Ouatezefuk? Ouf, celui d’à côté fonctionne.
En prenant ensuite un p’tit café sur le site, et en repensant aux volcans, j’ai une amicale pensée pour Fañch, qui lui passait ses vacances au Kamchatka. C’est quand même plus roots.
Viens le moment de la descente. J’hésite moins d’une seconde à repartir à pied quand je vois un bus sur le parking. Vite. Vous allez où? Sakurajiko e. Sakuraji c’est le nom de l’île et -ko à la fin c’est souvent “port”. Ça semble bonnard. Zou.
En repartant vers Kagoshima je consulte mes notes: Il y a un parc et un jardin sympa à l’est. J’ai le temps, mon train de retour est dans 3h. Sauf que… Au moment où on débarque, débarque aussi un des plus fameux orages que j’ai jamais vu. Des trombes de flottes et des éclairs de partout, et surtout d’en haut. Les gens qui s’apprêtaient à partir vers l’île, que l’on croise dans le terminal du ferry, ont la mine piteuse. Oui, c’est une contrepèterie.
Dehors je n’en mène pas plus large. Après un quart d’heure d’attente l’intensité n’a pas faiblie. Tant pis. Taxi. Direction Kagoshima-Chûô. 1000 yens la course. Le Japon. Dans le gare, je cours au Midori-no-Madoguchi le plus proche, l’espace client de Japan Railways pour l’achat de tickets. Avec le JR Pass, on se sent comme Clooney chez Nespresso. 2 minutes plus tard j’ai une nouvelle résa pour un train qui part dans 10 minutes. Le Japon.
Revenu à 19h à Fukuoka, il continue à pleuvoir, mais c’est plus léger. Avant de manger un petit ramen, je retourne dans un grand centre commercial appelé Canal City. Flûte, le Pokemon Center est encore fermé. Ça se présente mal pour les chaussettes Pikachu de mon neveu.
Après plus de 48h de migraine, dont une journée neutralisée hier, voilà enfin une journée qui me redonne du peps. Allez, il reste encore une bonne semaine pour faire et voir des trucs.
Et sinon… au petit-déjeuner ce matin, j’ai eu l’occasion de retenter le nattô. Si la première fois il y a 2 ans j’avais trouvé ça plutôt dég-ueulasse-outant, cette fois-ci, sans trouver ça bon, ça ne m’a pas rebuté. La prochaine fois peut-être trouverai-je cela succulent.





Vélo, marche à pied, grimper, course pour attraper les bus, taxis, bateaux… c’est sportif le Japon 🙂
humm, ça à l’air bon toutes ces petites crottes !!.
Depuis que toshiro est mort, ils ont perdus la raison et le goût les “niaquoués” !!
Hello Fred, Je suis rentré (entier) ! Du coup, je peux te dire que le Kamchatka, c’est un peu pareil. Tu rajoutes juste quelques bouleaux en plus, de la neige par endroit, de la lave bien chaude à d’autres coins (avec quelques bombes à esquiver), des ours (qui t’accueillent à pattes ouvertes au petit matin, à la sortie de ta tente) et des milliards de moustiques (tout le temps, partout), qui te sautent affectueusement au cou (et ailleurs). Bref tu es en harmonie avec la nature. Bonne continuation ! 🙂