Robuste petit déjeuner japonais dès le lever. De quoi surprendre Valentine de prime abord, mais aventureuse elle goûte de tout. Le thé vert (sans sucre), OK. La soupe miso, OK. Le poisson à décortiquer avec les baquettes, OK. Les pickles, OK. etc. Ça coince un peu sur l’umeboshi. Je pense que si demain il y en a encore, il sera mien.![]()
Après la réservation de trains que nous n’avions pas encore pris le temps de faire (il est temps! Demain nous partons pour Kyôto), nous allons à Harajuku. C’est toujours le temple des looks extravagants, mais je suis déçu, c’est plus sage que les autres fois. Les boutiques s’enchainent, dans des styles opposés Kawaii, gothique, Hello Kitty, Rock, Princesse, Emo. Un magasin retient notre attention, qui vends toute sorte de badges. Le vendeur donne quelque explications quand c’est écrit en japonais trop costaud pour bibi. Celui-ci veut dire “Critical Hit”??? Hop, j’achète.
Tout à côté, nous faisons une toute petite partie du parc Yoyogi. Nous passons sous d’immense torii pour attendre le temple Meiji. Et croiser 2 nouveaux mariages.
Vers midi, nous prenons le monorail qui va sur la gigantesque île artificielle d’Odaiba et descendons juste avant le Rainbow Bridge. Le but est de le franchir à pied, un rituel perso à chaque voyage au Japon. Le lieu est toujours aussi peu fréquenté, ce qui est incompréhensible tant la vue qu’il offre sur Tôkyô est dégagée. Quelques scooters de mer sont de sortie.
Pour déjeuner, nous prenons de la sandwicherie et des onigiris. Algues et Thon mayo. C’est l’occasion de trouver un peu d’ombre en retrait de la place artificielle, pas très loin de la statue de la Liberté locale.
Les grands centres commerciaux des alentours nous offrirons à plusieurs reprises un peu de fraicheur pour récupérer. Les places sont chères pour pouvoir s’assoir. À tel point que nous fomentons l’idée d’en faire commerce. Tu veux la table qu’on libère? C’est ¥10,000.
Il y a foule partout. Il faut dire que c’est dimanche et de plus nous tombons en plein Tokyo Idol Festival! Sur plusieurs petites scène un peu partout dans Odaiba des groupes d’Idols sont en représentation. Musicalement c’est pas terrible, les paroles sont toujours un peu les mêmes, seules les chorégraphies sont marrantes. Mais ce qui est flippant c’est le parterre de fans, à 99% des hommes, qui miment les chorés! <blink>ALERTE AUX PERVERS</blink>.![]()
Pour finir la journée, nous allons au Edo Onsen Monogatari que je commence à bien connaître. J’avais bien expliqué à Valentine le fonctionnement des lieux et des usages pour les bains publics. 2 vestiaires, 3 sortes de consigne différentes, c’est plus compliqué qu’à la piscine. Tout s’est bien passé et nous nous sommes retrouvés après 30 minutes chacun de notre côté. Trop court tellement c’est une expérience sympa, la prochaine fois on se donnera plus de temps.
L’établissement est une sorte de parc d’attraction, et delà de l’Onsen, des bains de pieds, sauna et massages on peut manger et se divertir. Ainsi, après le bain, un petit plateau de sushis s’offre à nous, suivi d’une coupe de fuits et d’Anko. Nous dépensons quelques yens au jeu de la taupe ou dans les machines à pince (une institution ici) mais rentrons bredouille.
Cette journée encore remplie s’achève tranquillement, avec à la fois mal à la tête et mal aux pieds. Il est question d’aller demain acheter des chaussures, cette fois je suis prêt, pas comme il y a deux ans. Et dès demain on change radicalement d’ambiance en partant vers l’Ouest.