Le lit de nos chambres à Kanazawa étant à lui seul plus grand que la surface complète de nos chambres d’hôtel à Tôkyô, nous passons une bonne et longue nuit. Pour faire office à la fois de petit-déjeuner et de repas du midi, on re-tente, dès l’ouverture matinale, d’aller à Mori-Mori Sushi. Il n’y a que 12 personnes devant nous, on prends place au comptoir. Jamais de ma vie je n’ai mangé d’aussi bons sushis, même à l’Hinoki (où ça coute 5 fois plus cher). Il s’agit d’un restaurant de type Kaitenzushi, c’est-à-dire que les différents sushis sont placés sur de petites des assiettes qui circulent sur un tapis roulant qui passe en boucle devant les clients. Chacun prends les petites assiettes qu’il veut. Il est aussi possible de commander sur un écran (iPad™) des sushis spéciaux, qu’un chef nous remet dès qu’il l’a préparé, également sur sa petite assiette. À la fin du repas, on appelle un serveur qui compte et scanne les assiettes pour totaliser ce que l’on doit payer. Nous avons gouté d’un peu de tout, y compris des sushis de sardine, que Valentine s’apprête à manger sur la photo. Mais le meilleur restera les sushis de thon rouge légèrement poêlés. Notez le robinet en arrière plan, il distribue de l’eau chaude, la petite boite marron derrière (désolé du jeu de mot, la boite est marron et vraiment derrière) contient de la poudre de thé vert que l’on peut prendre à volonté.
Nous n’en n’aurons eu que pour 3200 yens à nous deux (25 euros) pour 12 sushis chacun. Rapport qualité/prix incroyable, c’est à se demander comment ils gagnent de l’argent; Il y a 5 chefs sushis derrière le comptoir, et autant de serveurs en salle.
Nous digérons en marchant à travers le parc du château de Kanazawa vers le Kenroku-en, un des plus célèbres jardins du Japon. C’est splendide et reposant. Pour supporter la chaleur, on se prends des kakigori Mangue et Fraise si vous voulez tout savoir, curieux que vous êtes.
Nous passons ensuite à quelque chose de complètement différent, le musée du 21éme siècle d’art contemporain. Les caisses sont fermées, mais comme l’extérieur et une partie de l’intérieur est ouvert au public, on pense que c’est gratuit. Nous tombons à un moment sur un escalier qui descend: C’est surement là que se trouve l’entrée des galeries, pense-je. En fait ça donne sur… un parking souterrain. Ouf, il y a aussi des toilettes que nous visiterons pour faire comme si on s’était pas planté, et qu’on était descendu exprès pour se soulager. Super les toilettes d’ailleurs: Les lavabos tout-en-un y dispensent automatiquement du savon quand on s’approche d’un premier robinet, de l’eau quand on s’approche d’un second robinet, et de l’air chaud pour se sécher les paluches. Il n’y a jamais contact avec quoi que ce soit, plutôt hygiénique, vive TOTO! Bref, on comprends maintenant, 20 minutes après y être entrés, que le musée est fermé. En remontant l’escalier du parking, on croise d’autres personnes qui descendent. On rigole, ils doivent croire que ça donne sur des galeries du musée, ces cons. La plupart iront aussi aux toilettes.
Nous allons ensuite voir deux temples proches, l’Oyama Jinja et l’Osaki Jinja. Le premier possède une porte d’une forme originale, et avec des vitraux. Le temps est passé très vite en cette journée où nous aurons avalé autant de sushis que de kilomètres. Il est bien possible que je revienne dans le coin un jour pour y passer plus de temps, car il reste encore matière à s’émerveiller dans cette ville et sa périphérie.
Kanazawa accueille le Shinkansen depuis le 15 mars 2015. C’est dans un modèle flambant neuf de type W7 que nous reprenons le chemin de Tôkyô. Arrivée prévue, et donc assurée, à 21h10 en gare d’Ueno. Le temps sera passé vite, à écrire et publier ce billet. C’est la dernière ligne droite de ce voyage génial. Il reste 96 heures, qui seront assurément bien remplies elles aussi.
Plus que 96h pour l’épreuve du nattô 😉
En même temps; dans un musée d’art contemporain, la pièce maitresse était peut-être ces fameux toilettes qui sait?
À mon avis, l’oeuvre c’état nous, le public. Quelque part ailleurs dans le monde ce devait être retransmis dans un autre musée.
HAhaha bien vu !