La baie de Matsushima fait partie, avec le torii marin de l’île de Miyajima et la langue de terre d’Amanohashidate, des trois plus célèbres vue du Japon. C’est celle qui manquait encore à Valentine.
Notre léger petit déjeuner, mangé dans le train, ayant été… euh… léger, c’est avec une faim de loup que nous arrivons à la gare Matsushimakaigan. Après un bref passage en revue des restaurants disponibles, on choisit une échoppe de Ramen spécialisée dans les fruits de mer. À l’intérieur, un unique bonhomme s’occupe de ses fourneaux, de l’accueil des clients, de servir, de nettoyer les tables, de rédiger et d’encaisser les notes. Un vrai homme-orchestre. C’est bondé. On attends. Un bout de comptoir se libère. Zou. Un peu intimidés par les ramens aux palourdes, on opte tous les deux pour un Wakame Ramen, option sel pour Valentine, shoyu (soja) pour moi. 10 minutes plus tard on se retrouve avec chacun un plat de nouilles qui remplirait une bonne bassine. C’est dans un silence uniquement brisé par quelques slurps (avec projection de bouillon) que nous dévorons ce plat aussi pantagruélique qu’exquis. Sans que nous fassions vraiment la course, Valentine termine son plat quelques secondes avant moi! Il ne reste rien dans nos deux bols. Oishikatta desu lance Valentine quand nous partons. Ouais, c’était bon.
À peine sortis du restaurant, il n’y a pas de digestion qui soit! On monte vers le parc Saigo Modoshi no Matsu pour avoir un point de vue en hauteur sur la baie. Je n’y étais jamais monté avant, mais la vue n’est pas aussi saisissante que depuis la mer.
En redescendant, nous passons voir le temple Zen Zuigan-ji. Le chemin qui y mène est longé de grottes qui servaient jadis de tombes pour les cendres des défunts. Nous franchissons plus tard un petit pont pour rejoindre une des îles de la baie, Fukuurajima.
Il est trop tard pour prendre le bateau qui nous aurait amené à Shiogama, nous devons nous rabattre sur une sortie en mer de 45 minutes dans la baie. On passe assez proche des 200 îles dont la plupart sont couvertes de pins, donnant son nom au lieu (matsu: pin, shima: île). Cette fois-ci, bonheur, il n’y a pas un groupe de glands passant son temps à jeter des gâteaux aux mouettes, avec risque d’averse de guano par la meute attirée.
Alors que l’orage gronde, nous sommes de retour via un train local à la grande station de Sendai. Nous avons une heure sur notre réservation de Shinkansen pour revenir à Tôkyô, assez pour aller au Pokémon Center afin de ramener des goodies à Laszlo. Nous sommes alors surpris par une averse. Les averses ici, ça fait pas semblant. En coupant comme on peut à travers un centre commercial on parvient à la gare en n’étant trempés. Pas jusqu’aux os, faut pas exagérer, mais jusqu’à la peau quand même.
Il ne pleut pas sur Tôkyô mais à partir de demain cela pourrait se gâter. Si on ne peut plus faire de grandes sorties natures, on trouvera bien à s’occuper plus à l’abri.