Izumo Taisha: Le plus vieux sanctuaire du Japon

Grosse pluie ce matin sur Tottori. Smiley triste. Smiley triste. Après un petit déjeuner de bonne heure au Super Hotel (il n’est servi qu’entre 6:30 et 8:30, grasse mat’ prohibée) je taille vers l’ouest, pour la ville de Matsue oú il y a plein de chose à voir. C’est d’ailleurs un endroit que J’aurai préféré à Tottori mais impossible d’y trouver un hôtel correct disponible 4 nuits consécutives! Maudit sois-tu Dieu du temps (Gilopétrus), il pleut là aussi comme une bovidé femelle en pleine miction. Du coup je reste dans le train, remonte mon col et m’en vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs: À Izumo. Je pensais y aller demain ou après-demain de toutes façons.

À Izumo, pas de pluie mais de sombres nuages dans la direction qui m’intéresse. Je souhaite me rendre au sanctuaire shintô de la ville, le Izumo Taisha. Il a la particularité d’être considéré comme le plus vieux du Japon. Puisque hier à Himeji je n’ai pas tant marché que ça, et que je sors de 150 minutes de train, je décidé d’y aller à jambe pour me dégourdir les pieds. Si on n’en croit Google Maps, cela prendra deux heures. Il ne se trompera pas. A mi-chemin je m’arrête pour faire l’acquisition et d’un parapluie (le 2ème du voyage!) et d’un en-cas.

L’heure de midi coïncide avec de belles averses, au moment où je traverse un parc où il est par chance possible de s’abriter. Je déjeune dans une sorte de gloriette en bois, quasi-seul. Les âmes qui vivent sont un promeneur qui fait faire popo à son chien, le chien qui fait popo, et une douzaine de personnes en train de manger dans leurs voitures sur un parking. Avec le moteur allumé pour la plupart. Est-ce pour la clim ou pour pouvoir décarer fissa si un holocauste zombie survient d’un coup d’un seul? Ce parc possède de grandes infrastructures, comme un terrain de foot et piste d’athlétisme, un terrain de baseball… Mais tous vides à cette heure-ci. Sur la fin du chemin vers le sanctuaire, je passe devant une chapelle en plein milieu de rizières. OK.

J’arrive enfin au Izumo Taisha. Un gigantesque tori de pierre passe au dessus de la route. Plus loin c’est un tori en bois qui lui fait face, pour marquer l’entrée du lieu sacré. Certains japonais font une petite courbette avant de passer dessous. Comme souvent dans les lieux culturels, on trouve des lycéens en sortie scolaire.

Une statue à l’entrée représente Okuninushi, la déité des couples et du mariage. Lorsque l’on prie devant un autel shintô, en plus de courbettes, on tape deux fois dans ses mains, sauf au sanctuaire d’Izumo ou quatre claps sont de rigueur (2+2 pour l’être aimé). Cet endroit est très populaire auprès des jeunes couples. Et d’ailleurs ce sont deux jeunots en tenue de mariage traditionnel qui seront en séance photo, pour eux, mais aussi pour les dizaines de visiteurs à qui permission est donnée de les photographier. Ils posent près des Shimenawa, ces énormes cordes en paille de riz.

Une enceinte en bois isole les bâtiments les plus anciens, on ne peut approcher ceux-ci. Des écrits attestent qu’un sanctuaire existait déjà là en l’an 700.

Après cette visite, je repars à pied un peu plus loin, sur la côte, vers la plage de Inasanohama. Il s’y trouve un imposant rocher lui aussi inscrit dans la tradition shintô. Un tori y est planté et on peut faire des offrandes. Même par ce temps maussade et une mer agitée, je trouve la plage pas vilaine, comparée à celles que j’ai vu au Japon, médiocres.

Il faut ensuite revenir à Izumo Taisha pour reprendre un bus qui revient vers la gare. En effet, il fait à présent assez frais (12°) j’aurai bien aimé un pull ou une polaire, mais ils sont dans ma valise, pas encore parvenue à Tottori quand je suis parti. Demain, cela risque d’être toujours un peu l’impro en fonction de la météo. Sacré Gilopétrus.

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