Le beau temps est reviendu sur Tottori, développement adapté pour aller à la plage. Ou plus précisément devant la plage, puisqu’il ne sera pas possible de se baigner. Tottori est célèbre pas tant pour sa plage que pour ses dunes de sable. En effet sans être du même acabit que celles du Pilat du côté de la branche Sud-Ouest de la famille, elles offrent un dépaysement total parmi les paysages typiks du Japon.
N’écoutant que mon courage et ma montre connectée FitBit, je m’y rends à pieds. Sur le chemin, je longe les berges d’un cours d’eau, un type d’endroit que j’aime particulièrement. Ces berges sont souvent représentées dans la production japonaise de manga, drama, anime: Sur le chemin entre l’école et la maison dans plupart des rom-com, comme théâtre d’entrainement dans les titres de sports. Et il se passe toujours quelque chose, dans un cadre mi-ville mi-cambrousse. Et sur un plan que l’on suit, c’est facile de voir à l’avance où va déboucher la rivière ou le canal. Pas la peine de vérifier toutes les dix minutes qu’on est sur le chemin souhaité (et se rendre compte systématiquement qu’a a dévié).
Déception, les dunes ne m’impressionnent pas le moins du monde, au moins par la hauteur. Par contre elles sont étendues et les personnes qui sont de l’autre côté, tout au fond, n’apparaissent que sous la forme de 2 ou 3 pixels perdus sur une image 4K. La ménagerie n’était pas de sortie à ce moment-là, mais on peut trouver parfois des chameaux sur lesquels monter pour se croire dans Lawrence d’Arabie.



Le reste de la journée devait se passer dans la petite ville de Yura, tout à l’honneur du populaire héros Détective Conan, mais après avoir mangé un léger repas léger très léger, je rechigne à faire l’aller-retour en train dans l’après-midi. Je ne suis pas au meilleur de ma forme depuis l’arrivée à Tottori. Une bonne trachéite très pénalisante au Japon (dur de se moucher!). Elle passera peut-être mieux avec les louzous achetés tantôt à la pharmacie, qu’en ne faisant rien. Etonnant d’ailleurs comment les préparatrices/pharmaciennes sont plus réservées que dans d’autre profession à aborder le client étranger qui erre hagard dans les rayons, en comprenant moins que d’habitude ce qu’il a devant lui. Il y a rarement des photos sur les boîtes de médocs. La crainte pour les employées d’avoir du mal à comprendre et de converser si le gaijin avait un souci d’hémorroïdes? Petit soulagement quand je commence à causer dans leur langue, et que je n’ai qu’un problème à la gorge et pas du côté opposé.
Une fin d’après-midi de sieste et une nuit normale font que je suis en forme un peu plus en forme matin. Déjà pour pouvoir poster avec 10h de retard sur l’horaire habituel, ce billet de blog qui ne restera pas dans les annales.
Ah, et les chinois en force, faudra que j’en reparle.
Salut Fred, je ne savais même pas qu’il y avait des plages avec des dunes et un si beau soleil au Japon. Continue tes articles, c’est top !
A bientôt