Incursion dans les Alpes Japonaises

C’est la 3e fois seulement je crois que je fais appel à une prestation sur Internet pour organiser une sortie en car, difficile à planifier tout seul sinon. Cela implique d’être dans un groupe, avec des plus et des carrément moins genre les Bidochons en voyage. Au moins ici, le groupe n’existe que pendant 12 heures. Nous serons 2 cars: un car rempli de japonais only, et un car ou nous ne sommes qu’une vingtaine d’étrangers, à qui on associe une guide parlant un anglais impeccable. Mais dans notre car prennent également place 4 japonaises qui étaient en surnombre dans leur groupe naturel et à qui on associe du reste une guide parlant un japonais impeccable. Nous aurons donc deux guides pour le voyage. Mais ça va surement bien se passer, non? Déjà je n’avais prévu qu’une petite boîte de caramels en remerciement. Suspense, sera-t’elle pour l’une ou l’autre ou à se partager? pour le chauffeur? Voilà c’est à peu près tout l’enjeu dramatique de ce billet.

Le programme de la journée est le suivant; visite de la petite ville de Takayama, puis d’un village reculé appelé Shirakawago, possédant des fermes traditionnelles vieilles de plus de 250 ans. Le tout dans un environnement en altitude, puisque placé dans les Ales japonaises. Une chaînes de montagne dont les 5 sommets les plus hauts dépassent les 16000m (additionnés tous ensemble).
Voilà pour le programme de la journée du bus. Le programme de MA journée dans le bus va consister à tousser régulièrement. Toux sous la forme d’une quinte que l’on peut intercepter en serrant sa mâchoire, de quinte flush sonore qui finisse en hoquet, et même de quinte flush royale où les micros des 2 guides sont couverts par mes expectorations et sont suivis d’un silence gênant de 5 secondes (toutefois brisé par la toux de quelqu’un d’autre, comme pour dire <hum><hum>). Après une nuit horrible, j’étais suffisamment bien réveillé et pas fiévreux, quel autre choix que de m’en tenir au plan, tel Hannibal Smith, sinon de rester sous la couette à perdre une journée.

Nous avons un quartier libre d’environ 90 minutes pour nous Balladur à notre guise dans Takayama. Le plan qu’on nous donne fait la part belle à une rue commerçante extrêmement étroite faisant la part belle au saké et aux boutiques vendant à emporter des plats de la région, faisant surtout la part belle au boeuf Hida. Moins connu que celui de Kobé il en est proche. Et si je n’ai jamais mangé de boeuf de Kobé, je goûte celui-ci sous forme de bun et sous forme de sushi (oui, tranche de boeuf cru, pas haché, sur son lit de riz gluant). Très bon. Je ne m’attarde pas près des commerces, pour favoriser une visite du Takayama Jinya. Un bâtiment officiel qui correspondait à une sorte de préfecture du temps du Shogunat Tokugawa.

Un repas sous forme de buffet japonais (dérivant sur du sino-vietnamien de bon aloi) nous attends peu après. Le plan de table est décidé. Meitetsu, la compagnie qui gère tout ça est d’abord une compagnie ferroviaire, ils ont le chic pour créer des ambiances qui pétillent. Un couple de chinois et leur petite fille, et 4 copines taiwanaises d’environ 25 piges chacune. Ambiance du tonnerre. De mon côté j’ai déjà du mal à trouver le temps de manger entre deux accalmie de toux.

Dans l’après-midi nous montons au village de Shirakawago, aux fermes centenaires caractéristiques de la région. Trois d’entres elles peuvent être visitées, dont une qui offre un thé chaud, et qui rencontre plus de succès que les autres. Une famille y habite à l’année. Les charpentes, énormes, n’utilisent aucun clou. Les toits font un angle aigu pour supporter le poids de la neige. L’intérieur sent très fort la fumée, évidemment la gestion du feu de chauffage est précise car si un incendie se déclare il ne peut être arrêté.

En revenant vers Nagoya et à l’occasion de la dernière pause pipi avant les embouteillages du soir, la guide bilingue revient avec des bonbons, qu’une des japonaises a acheté pour moi parce que le monsieur il a l’air d’avoir très mal à la gorge (et subsidiairement est très con d’être venu dans cet état tant pour lui que pour nous). Miel et orange, ça soulage et l’attention est adorable. Voilà, c’est cette gentille dame qui aura finalement hérité de la dernière boîte de caramels bretons que je possédais encore. Ah oui ça vient de France quand même, il y a marqué Caramel Sweets, je vais accepter.
Les deux guides n’aillant pas arrêté de se tirer la bourre quand au partage du micro, c’est le chauffeur qui avait encore la meilleure côte avant ce rebondissement.

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1 Response to Incursion dans les Alpes Japonaises

  1. guiguiabloc's avatar guiguiabloc says:

    Je trouve le nombre de rencontres féminines de bon aloi particulièrement élevé sur ces quelques jours… J’hésitais à visiter le Japon mais il semble que tu saches donner les arguments en sa faveur 😀

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