Ise

Après plusieurs jours sans voir la mer, une destination côtière s’impose: Ise. Cette ville de taille modeste est connue pour donner son nom à la baie d’Ise*. Bien au sud de Nagoya, la présence de très nombreux sanctuaires Shinto en font un lieu important de cette religion. Au rayon sonore, Ise se prononce comme la fin du nom du célèbre dramaturge Djibrill Cissé.

J’aime beaucoup, en passant la sortie de la gare, me faire une première impression sur une ville que je découvre. Ici, c’est à taille humaine. Pas d’immeubles en vue, une grande rue piétonne qui part tout droit, des panneaux indicateurs japonais/anglais pour donner la direction et la distance des lieux principaux. Pas besoin de réfléchir, c’est donc effectivement tout droit pour se rentre au Ise Jungu. Ce grand complexe Shinto, agrégation d’une centaine de lieux, se concentre en deux endroits principaux. La rue piétonne repérée immédiatement est encore ici représentative des lieux touristiques. Confirmé également pour y être repassé à la nuit tombée, la nuit est vraiment un interrupteur marche-arrêt sur son activité. Ce n’est pas d’ailleurs un lieu de tourisme de masse mais plutôt de tourisme de ferveur. En m’approchant je suis surpris du nombre d’endroits où l’on ne peut pas aller. Avec parfois un garde posté à côté de la barrière temporaire, normalement très suffisante pour arrêter les importuns.

En passant devant une autre gare de la ville (Ujiyamada), je suis interloqué par la présence à plusieurs carrefours de photographes et d’équipes de tv à l’affut. Rétrospectivement j’en avais pas grand chose à carrer, mais pointait quand même une certaine curiosité. Je reprends ma route non sans avoir coché mentalement la coche [X] faire une recherche google news ce soir.

Résultat de la recherche: Non, ce n’était pas la rumeur de l’apparition de la gagnante de l’édition 2017 de Terrace House venue faire ses courses. C’est sans doute la présence du nouvel empereur qui a créé ces attroupements: Emperor, Empress arrive in Mie to visit Ise Shrine . On m’avait pas prévenu. Je n’en prends pas ombrage, on n’avait sans doute pas non plus prévenu le nouveau Daron du Japon de ma présence.

Après une nuit moyenne, mais une forme correcte au lever du paddock, j’ai envie d’avaler des kilomètres, même pas besoin de sauce creamy. Vers la côte donc, en prenant comme destination un lieu Shinto emblématique et marin: Le Meoto Iwa. Deux rochers reliés par un Shimenawa. Une nouvelle illustration de la capacité du Shinto à glorifier les belles choses de la nature.

Relent d’une société évidemment patriarcale: Le mari, c’est le gros rocher

Petit plaisir en repartant à travers la nature, la découverte d’un quai où j’ai pu reprendre le train pour la gare principale d’Ise, dans mon top 3 des micro-gares (enfin, quai) les plus bucoliques. Elle a même sa page wiki: Matsushita Station.

(*) Rien à voir avec Sabine Paturel.

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