Allez plop, un p’tit post. Quoi de neuf depuis 48h? un peu de tout, un peu d’la tête, un peu d’la toux. Quand vraiment une migraine vous rive à au lit, vous restez chez vous, ou à l’hôtel, ce n’est qu’une journée de paumée. Un coup de Do Not Disturb et le tour est joué. On relance les dés et sauf à faire double-un, le lendemain c’est mieux. Mais quand c’est le jour où il faut rendre les clés, pas le choix, il faut bouger pour la destination suivante. Qui s’avère ici être ma dernière étape, pour 4 jours, à Tôkyô. J’avais pris les billets de shinkansen afin de faire une halte d’environ 6 heures à Shizuoka, à mi-chemin, et où il devait faire beau. Ah et aussi ce 23 novembre 2019 est un jour férié au Japon, la fête du travail.
Je descends comme prévu à Shizuoka, pour voir. Et ce que je désirais voir dans cette ville s’appelle Nihondaira. Cette colline de 300m qui domine la ville offre par temps dégagé une vue sur le mont Fuji, Shizuoka en étant proche. Nihondairai via un court téléphérique permet ensuite de relier une moindre colline où se trouve un sanctuaire shintô, célèbre pour être le mausolée de Tokugawa Ieyasu. Lui même. Le Shôgun de la série avec Richard sex-appeal Chamberlain. Je précise pour Thérèse, ma tata du pays bigouden. OH! En checkant je vois que le personnage du Shôgun est joué dans la série par Toshiro Mifune, what else. Je me demande qui les mamans et les mémés des années 80 préféraient.
Impossible de mettre mon sac d’environ 5kg en consigne, toutes occupées, il va devoir supporter mon poids toute la journée. Repérer le bus à prendre pour rejoindre Nihondaira me prends 10 fois moins de temps qu’il n’en faudra ensuite à l’attendre. Rajouter encore une bonne heure pour arriver à destination. Petite douche froide, figurée. Pas de pluie à Shizuoka, mais de gros nuages entre le Fuji-san et mon emplacement sur la carte. Le plateau aménagé offre une jolie vue sur la ville, la mer, les montagnes derrières, mais pas LA montagne toute derrière.
Muni également d’un ticket retour pour quand je remonterai après la visite, je prends le téléphérique. L’attente pour y monter fut longue. Beaucoup de monde se presse. N’arrange pas non plus l’arrivée au galop d’une douzaine de gars habillés en secours (baroque: mi-mineur, mi-infirmier) avec 2 brancards, remontant la fille pour aller sauver quelqu’un(e)(s). Pas la peine ici de lancer une recherche google news ciblé, je sens bien que ce n’est pas cette fois lié à l’Empereur.
Une fois descendu du téléphérique, il faut grimper marches après marches pour passer devant les différents autels et bâtiments du sanctuaire, jusqu’à pouvoir arriver à l’autel correspondant au mausolée de Tokugawa Ieyasu. En passant, j’aurai vu des miko servir du matcha ou vendre différents jouets sous licences, hum. Je remarque, c’était déjà le cas à Ise, beaucoup d’explications en anglais sur les Omikuji, qui sont clairement un moyen de faire sortir 100 ou 200 yen aux touristes.
Il existe également sur le site un musée sur Ieyasu, mais je décide de faire l’impasse pour être dans les temps sur le train vers Tôkyô. Et ben raté. 1h à attendre le bus, autant pour revenir à la gare. Une gentille mamie s’assoit prêt de moi. Sumimasen dit-elle. Non non, tu n’auras que 40% de la banquette: c’est moi sumimasen. Sur le chemin, parce que je tousse, elle me donne 2 pastilles pour la gorge. J’avais l’impression de moins tousser pourtant. Ses pastilles doivent être plus fortes que les sortes de bonbons de l’autre jour: sur le papier il y a marqué: 0.25mg <truc que je sais pas lire>. Google Lens me traduis ça en <0,25mg Meiji>. C’est sûrement de la bonne.
Débarqué à Tôkyô à la gare de Shinagawa, il faut encore une demi heure, bien serré avec des sardines autour, pour arriver à Shinjuku, la gare la plus fréquentée au monde. Grosse pluie en mettant le nez à l’air libre. C’est pour ça que les sardines étaient mouillées.
En résumé. Je passe de ça, ce matin à Nagoya:

Ciel bleu magnifique
extérieur de l’Hôtel super-classe.
à ceci:

On va dire qu’il fait beau au dessus des nuages.
Mais de ce que je pensais être un “gratte-ciel”, mon Sunroute Plaza est même pas ceinture jaune.
Cela n’aura pas été une journée-plaisir mais elle s’achève mieux qu’elle n’a commencé puisque j’ai retrouvé un plumard et que maintenant c’est bientôt l’heure de dormir. Mais que j’ai furieusement les crocs et envie d’aller me faire un Kebab Subway ramen.