Coup de chaud lundi matin, après même pas 48 heures au Japon: grosse fièvre et divers symptômes où tu pressens que rester au lit avec juste du doliprane n’est pas des plus sage. Décision est prise de pas tergiverser et de filer masqués en taxi dans un hôpital réputé pour son accueil bilingue. Une bonne partie du personnel parle anglais oui, mais le lieu conserve le côté “maison qui rend fou” (des 12 travaux d’Asterix) de l’administration Japonaise. La plupart des guichets par lesquels il faut passer, et ils sont nombreux, ont leur propre système de gestion de file d’attente, avec passage de document papier de l’un à l’autre. Information, Admission, Création d’un dossier pour obtenir une carte à puce, Service de Médecine Interne, 7 ou 8 passages box/salle d’attente avec le médecin entre entretiens/auscultations/analyses/examen par un spécialiste supplémentaire, pharmacie, facturation, règlement. Le règlement se fait d’ailleurs sur des bornes libre-service, et ce même pour payer en liquide.
De retour à l’hôtel nous sommes assez rassurés: il ne s’agissait “que” d’une grosse déshydratation. Des perfusions ont fait effet l’organisme et réduit la fièvre. Mais face à l’incertitude de ce qui allait se passer, j’ai préféré avant d’arriver à l’hôpital prolonger notre séjour dans l’hôtel actuel, que nous devions sinon quitter ce mardi pour aller à Maibara et annuler toutes les autres réservations prévues. Nous passerons donc toutes nos nuits à Tôkyô.
Après ce lundi riche en stress et émotions, mais pauvre en satisfaction nous restons tranquilles ce mardi 1er août pour requincage. Un énorme orage éclate dans la matinée. Je dois le braver juste le temps d’un aller-retour à un combini pour le repas du midi. Combini pris d’assaut par des acheteurs de parapluies. Vers 16:00 il ne pleut quasiment plus, nous en profitons pour aller dans le quartier d’Asakusa, avec une rue très touristique face au Sensô-ji.




Ensuite séance shopping “okatu” de l’autre côté de la Su-Su-Sumida (rien à voir avec Lagaf’ (lui-même absolument rien à voir avec Lagaffe)) dans la galerie marchande Solamachi. Les goodies de vieilles séries (Ultraman, Gundam) côtoient les classiques intemporels et les succès commerciaux plus récents (Kimetsu no Yaiba, Spy x Family, Oshi no Ko). Même principe sur les jeux vidéos: Autant de Dragon Quest que de Splatoon ou d’Apex Legends.
A l’extérieur nous croisons un événement matsuri, pour une petite perfusion de tradition dans toute cette modernité.
“déshydratation”, je ne savais même pas qu’un breton pouvait connaitre rien que le mot ^^