Journée à Kyōto

Du fait de notre semaine annulée dans la région d’Ōsaka, c’est en faisant un aller-retour à la journée depuis la capitale que nous nous déplaçons à Kyōto. Premier Shinkansen donc pour Laszlo.

Il y a tant de choses à voir ici, tant de temples et sanctuaires répartis sur l’ensemble de la ville, pas toujours faciles d’accès sauf à prendre le bus, qui n’est pas mon moyen de locomotion de prédilection au Japon. Je fais le choix de trois lieux emblématiques regroupés à l’est de la ville, et pas trop éloignés de la gare pour que nous puissions les enchaîner à pieds. Rapidement, la différence avec Tôkyô saute au yeux: Ici, c’est vraiment la campagne.

Le premier site s’appelle le Sanjūsangen-dō. C’est le nom d’un bâtiment en bois, de plus de 100m de long, abritant 28 statues du panthéon bouddhistes, tels Fūjin ou Garuda. Et derrière eux, un milliers de statues de Kannon sculptées dans du bois. Laszlo est impressionné: Chaque statue est différente, et possède une quarantaine de bras. Pratique. Impossible de prendre des photos à l’intérieur, ce qui est une bonne chose pour garder la surprise de la découverte.

Le second site que nous visitons, un peu plus au nord est le Kiyomizu-dera, autre lieu bouddhiste parmi les plus connus de la ville. Il y a beaucoup de monde, mais nous arrivons par un chemin très peu fréquenté, longeant un grand cimetière à flanc de colline. Tant qu’à se faire incinérer, puis enterrer dans une urne, autant que ce soit dans un endroit valable. C’est clairement le cas ici, idéal pour y passer l’éternité (qui, rappelons-le a tendance à étre longue, surtout vers la fin).

Le complexe possède surtout une grande plateforme en bois, s’avançant dans le vide, et supporté par d’énormes pilotis. Belle vue sur Kyōto. Mais c’est le cas à peu prés partout ici, étant donné que la ville est entourée de collines.

Nous regagnons le centre ville en passant par la route principale, dans une ambiance proche du Mont Saint-Michel, quand on monte vers l’abbaye.

Pour ma première fois depuis le début du voyage, Laszlo m’annonce qu’il a faim, ce qui est une super nouvelle. On casse une croûte près de la gare, avant de prendre le train qui part en direction de Nara, juste pour quelques minutes. Nous descendons à la station Inari, sise à l’entrée du complexe -Shinto cette fois- Fushimi Inari.

C’est un autre lieu parmi les plus célèbres ici. Des milliers de tori à la couleur claquante font comme un tunnel au dessus du chemin qui monte jusqu’au sommet du mont Inari. Au bout d’un moment je ne peux plus suivre le rythme, et dois attendre Laszlo qui continue vers le sommet. La vieillesse est un naufrage.

beaucoup de sympathie pour ce vieux monsieur au bout de sa vie, j’ai un peu vécu la même chose.

Revenus à la gare principale de Kyōto, on change à la dernière minute nos billets de retour vers Tōkyō histoire de gagner une heure sur notre horaire de retour à l’hôtel. Demain, j’ai promis une journée plus pépouze.

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