Parc Yoyogi et lèche-vitrines à Harajuku et Shibuya

Après un samedi qui a fait mal au arpions, voici un dimanche qui a fait mal aux nougats. Point trop de marches, mais de longue distance de trottoir, bitume, asphalt, chaussée et autre macadam, avec par-ci par-là des escaliers roulants une-bien-belle-invention-pour-notre-monde-de-tanches. On reste dans Tôkyô ce dimanche pour faire les magasins. #hurbain

C’est en fin de matinée seulement que nous sortons, après avoir pu lancer deux tournées de lessive. Ce fut un peu la guerre ces derniers jours pour trouver une machine à laver disponible. C’est dans l’hôtel que nous occupons une expérience des plus frustrantes: Il y a 3 machines à pièces, et c’est bien sûr premier arrivé, premier servi. Elles sont 9 étages en dessous de notre chambre. Ces derniers soirs, les machines étaient toutes soient en marche, soit en attente de déchargement (protégée par un code). Alors sauf à accepter de faire le pied de grue (et ça aussi c’est fatigant pour les guibolles🎵) jusqu’à ce qu’un programme se termine puis que la personne qui l’a lancé se manifeste pour venir retirer ses guenilles chaudes et moites en déverrouillant la machine (ce qui peut prendre de 0 à 30 minutes de plus si elle n’en a rien à faire des autres ou a oublié), je n’ai pas eu d’autres choix que de faire ce que l’on appelle en informatique du polling: La technique était de surveiller sur l’écran utilitaire de la tv de l’hôtel le statut en cours des machines, et de ne descendre que quand une des machines étaient vraiment disponibles. Evidemment rien de dit qu’entre temps quelques n’aura pas été plus rapide. Et oui, cela m’est arrivé de croiser quelqu’un sortant du local en faisant un petit sourire du genre “désolé mec, moi ça fait depuis le 10 juin que j’essayais d’avoir une machine”. Donc le soir c’est l’embouteillage, mais notez-le: c’est bien plus simple de faire la lessive le matin, quand les gens dorment encore ou sont déjà partis en excursion.

C’est en fin de matinée seulement que nous sortons, disais-je en phrase introductive du paragraphe précédent, avant de me perdre dans une digression lavandière. Avec la satisfaction de ce blanchissage réussi, donc nous sortons de l’hôtel: Il tombe une très fine pluie, qui pourrait ressembler à un ersatz de crachin breton, à la petite différence près que l’eau qui nous tombe du ciel est grave chaude. Il va falloir s’y habituer, il semble que pour la semaine à venir ce soit ce type de temps qui attend le pays tout entier. Ca ne dure jamais plus de quelques minutes, pour l’instant nous n’avons pas eu besoin d’acheter de parapluie. Et lors de l’orage de la semaine dernière… c’était trop tard. Il fait quelques degrés de moins, mais je préfère quand ça tutoie les 32° que quand ça vouvoie les 38°.

C’est en fin de matinée seulement que nous sortons, disais-je en phrase introductive des deux paragraphes précédents, avant de partir dans des digressions d’abord lavandière puis météorologique, pour nous rendre au parc Yoyogi, proche de la gare d’Harajuku. Le sanctuaire Meiji au sein du parc est un lieu de sortie populaire. En approchant, je suis toujours aussi épatés par les alignements de barils de saké et de divers tonneaux de Bourgognes. Le vin je m’en ballek, mais il y a des amateurs qui doivent être malheureux: Aucune technique bachique, mise en carafe ou ajout de poudre de perlimpimpon ne peuvent rattraper les années passées à macérer au soleil. A moins que cela ne subliiiiime le breuvage, on ne le saura jamais.

Lors de mes visites précédentes, j’étais tombé sur des mariages, ou à tout le moins des séance de photos pour nouveaux mariés, qui choisissent souvent ce lieu pour immortaliser leur bonheur sur du papier glacé. Certes c’est du voyeurisme, mais cela ne m’aurait pas déplu de revoir de beaux habits traditionnels, pour faire encore plus contraste avec le reste de la journée.

Nous retournons ensuite à Harajuku pour la mythique rue Takeshita, le meilleur endroit de la ville pour sortir habillé de son look le plus extravagant, et surtout assumer sa différence. Beaucoup plus de Goth que de Sweet Lolita, Les magasins kawaii, creepy, ou les deux à la fois s’enchaînent. On s’amuse particulièrement avec Laszlo d’un magasin improbable proposant des déguisements flamboyants mêlant renaissance, carnaval et BDSM. Quelques boutiques de créateurs aussi, avec des t-shirts à 30000 yens.

On voyait partout ici des affichettes pour SutoPuri (abbréviation de “Strawberry Prince”), un boys band qui je croyais était virtuel, mais qui finalement est bien constitué de vrais personnes, se cachant derrière des avatars anime sur leurs chaines Youtube aux millions d’abonnés, sauf lors d’événements live. Beaucoup de filles et de femmes à faire la queue pour un event, dont je n’ai pas bien compris la finalité.

Parmi les 4 membres actifs, il y en a un qui a pour pseudo Colon. Ca risque de lui faire un choc un jour.

Mais il y a en un qui a eu un choc magnitude 10 en quittant cette rue incroyable: Laszlo découvrant un magasin New Balance sur 4 étages. Moi j’aime bien les snickers, surtout grace au caramel, lui il est plutôt sneakers. Il était excité comme un acarien au salon de la moquette (Stéphane 🙏). C’est vrai qu’une paire de 2002R+protection pack couleur Navy c’est joli, et c’est une bonne affaire par rapport au taux de change du moment. Après avoir choisi la bonne taille et passé à la caisse, il ressort avec le sac au couleur de la marque fier comme bar-tabac.
J’espère qu’à la douane ils ouvriront pas sa valise :/

Nous poursuivons ensuite vers Shibuya, où la densité de la foule monte encore d’un cran. Encore. des. magasins. plein. Alors que nous sommes assis sur des marches pour reprendre un peu notre souffle, une voisine d’escalier me tend son téléphone où elle a traduit du chinois en anglais “where are you from?”. On entame alors une conversation en parlant chacun son tour dans son tel qui traduit et retranscrit. Je comprends que si elle ne parle que chinois dans Tôkyô, il y a des moments où elle doit avoir envie de sortir de sa bulle, même pour échanger des small talks (oui je l’écris en anglais, car le mot équivalent en français est horrible).

Demain nous changeons d’hôtel pour nous raccrocher à notre circuit prévu initialement, après 6 nuits supplémentaires réservées dans l’improvisation prudente. Nous devions ensuite rester jusqu’à la fin du voyage à Tôkyô mais j’ai espoir de pouvoir tenter une destination bien lointaine, et qui me tient à cœur, à cheval sur mardi et mercredi. A suivre.

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