Miyajima 3

L’île de Miyajima est magique, incontournable, il était donc évident qu’elle ferait partie des étapes de notre périple à travers le Japon.

Nous quittons l’hôtel tôt, le temps d’avaler un café dans la gare de Kyoto et nous enchaînons train et bateau pour poser le pied sur le l’île avant midi.

Comme à Nara, nous côtoyons des daims, mais d’un tout autre niveau de morfalitude. Difficile de manger son casse-croûte sur un banc sans qu’un de ces mal-polis ne viennent chiper un morceau qui dépasserait. Ma mère s’en rend compte rapidement, un daim bien hardi commençant à mâcher le plan papier de l’île qu’elle avait pris quelques minutes plus tôt au débarcadère, et qu’elle tenait trop confiante à la main. Oh my deer!

Cette fois-ci, pas d’ascension du mont Misen, nous nous contentons de rester aux abords du célèbre Torii marin. Nous aurons l’occasion de le voir les pieds dans l’eau, puis au sec au gré de la marée. Nous mangeons face à lui, entourés de daims par l’odeur alléchée.

L’Itsukushila Jinja, sanctuaire shinto sur pilotis faisant face au torii fait partie des jolies vues de Miyajima. Au moins une zone où il y a 0 daim au m2.

Nous allons ensuite voir le Daisho-in, un temple bouddhiste particulièrement original. Ses nombreux bâtiments, très variés, s’enchaînent en montant le bas du mont Misen. Il est très coloré et parsemé de centaines de statues amusantes, souvent affublées de bonnets de laine (les chauves ça prend vite froid par les extrémités, hein Guillaume, Greg?).

Les visiteurs sont également encouragés (mais une fois seulement par tête de pipe) à sonner une immense cloche. En montant les escaliers on peut aussi faire tourner de sonores cylindres en métal. Je n’ai jamais trop compris pourquoi ce temple était aussi peu fréquenté, absolument rien à voir avec le sanctuaire pourtant à 10 minutes. Ah si! peut-être parce que ça monte?

Une salle de prière est également ouverte au public, pour prier donc ou juste admirer l’autel. Il y a un salon de thé pour qui aurait envie de quelque chose de plus élaboré qu’une canette de soda ou d’eau plate. Une caverne expose d’autres statues, à la lueur de bougies. Il y en a 88, une pour chaque temple du pèlerinage sur l’île de Shikoku.

Le truc le plus amusant reste les alignements de petites figurines de moine en métal sur lesquels les visiteurs laissent des pièces. C’est de toutes façons le cas partout dans ce temple. Un moyen de récolter un peu d’argent? Absolument pas rentable, ce ne sont que des pièces de 1 ou 5 yens, et l’accès à ce temple contrairement à la plupart des temples importants est gracieux.

Après avoir passé beaucoup de temps ici, nous repartons vers le port prendre le ferry et rejoindre non pas le continent, mais l’île d’Honshu. Mais non sans avoir acheté quelques Momiji Manjû, la spécialité de Miyajima pour ce qui est des pâtisseries. Entre temps, le Torii est devenu accessible à pied (un coup à carguer ses grolles cela dit).

Pour retourner au centre d’Hiroshima, nous prenons un interminaaaaable tramway. Pour la fin d’après-midi, nous souhaitons aller au musée de la paix, consacré au bombardement atomique de la seconde guerre mondiale. Comme d’habitude devant le Genbaku Dome, un bâtiment sous le point d’explosion qui n’a pas été entièrement détruit, et laissé tel quel depuis, quelques personnes font des selfies. Peut-être des youtubers.

Rien à dire sur le musée, à part que nous avons pu prendre notre temps -il ferme à 19:00 en ce moment- et que c’est toujours aussi remuant.

Retour très tard ce soir à Kyôto. Nous avons faillit monter dans un shinkansen qui partait vers Hakata, à l’ouest, au lieu de celui qui nous ramenait. Je m’en suis rendu compte alors que les portes pour monter dedans s’ouvraient, le numéro du train ne correspondant pas à mon souvenir. Ça m’apprendra à être trop confiant et à déterminer le quai où aller, uniquement à partir de l’heure de départ du train! Mais du coup, nous avons raté celui sur lequel nous avions une réservation, qui partait en même temps sur un autre quai. Impossible de l’atteindre avant le départ. Cela nous a bien retardés, mais nous voilà rentrés. Une nuit bienvenue nous attends, avant une journée peut-être sans train demain, moins de chance de se tromper.

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3 Responses to Miyajima 3

  1. guiguiabloc's avatar guiguiabloc says:

    Je te crotte signé le chauve.
    Outch ta maman ne peut te renier, la ressemblance est terrible (et heureusement dirons nous :))

  2. Greg's avatar Greg says:

    je plussois ses 2 remarques

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