Journée moins fatigante aujourd’hui, où nous allons tout au nord de Kyôto pour voir deux temples bien différents. En commençant par le Kinkaku-ji, plus connu sous le nom de Pavillon d’or. C’est pompeux mais cela le décrit très bien. Il faut de la patience pour le rejoindre en bus, mais nous apprécions d’être déposés tout prêt de l’entrée. Il y a énormément de monde, et là idée de génie #1: Il y a des toilettes tout de suite, comme ça, là, beaucoup de gens s’arrêtent en entrant et en repartant. Et idée de génie #2: à côté des toilettes où les gens s’arrêtent il y a une échoppe qui vend des glaces au thé vert. L’étude de marché a été très efficace, ça démoule des glaces au kilomètre. Elle c’est de la bonne.
La journée est belle et lumineuse comme une femme amoureuse, le pavillon d’or est beau sous le ciel azur et dans son écrin d’eau et de verdure. Ça en jette!
Mais c’est un peu tout ce qu’il y a à voir ici, C’est un spot pour faire une simple déclinaison de la même photo qu’ont pris les 200 visiteurs précédents et que prendrons les 200 suivants. Le pavillon lui-même n’est pas d’origine, un moine ayant décidé de l’incendier dans les années 50 une nuit alors qu’il était soûl. Si tous les poivrots du monde se servaient de leur briquet on serait mal.
A la suite de cette visite, nous continuons un peu plus à l’ouest vers un autre temple également très connu, mais dans un genre différent. Opposé même. Il s’agit du Ryôan-ji, qui possède un beau jardin, classique, moins apprêté que celui du pavillon d’or, ainsi qu’un Karesansui, “jardin sec” composé de pierres, de gravier et de sable, sans verdure autre que de la mousse. C’est un autre genre de beauté, pas du tout clinquante mais spirituelle. Si le pavillon d’or était un homme politique, ce serait Balkany ou Sarkozy. Bling-bling. Le Ryôan-ji à côté c’est Michel Rocard.



Nous prenons notre repas tout en suite en sortant du temple. Kinoko Udon (Nouilles épaisses dans un succulent bouillon de petits champignons) pour moi, plat de Yuba pour ma mère: Du riz avec des morceaux de peau de lait de soja. Une spécialité locale.
La suite de la journée se déroule à Arashiyama, encore un peu plus à l’ouest, que nous rejoignons via un teuf-teuf de la petite compagnie Keifuku. La plupart des gares de la ligne sont constituées d’un quai, il n’y a même pas de portiques où passer sa carte prépayée, il faut le faire à ces stations en descendant du train derrière le conducteur qui fait alors temporairement office de contrôleur.
A Arashiyama nous faisons un tour dans la célèbre mais petite et visitée bambouseraie avant de passer le point Togetsukyo. J’avais prévu que nous prenions le train scénique du coin pour remonter la jolie rivière mais malheureusement il n’y avait plus de disponibilité pour la journée.
Demain nous nous éloignons à nouveau de Kyôto, pour aller voir ce qui est sans doute le plus beau jardin japonais.
