Les gorges de Geibikei

Au Japon, le 23 novembre c’est la Fête du travail. Ce n’est pas pour autant la fête des travailleurs, car ce n’est pas un jour chômé. Ceux-ci ont juste le droit à une petite tape commémorielle dans le dos, façon “c’est bien ce que vous faites pour l’économie quand même, hein!”. Un Otsukaresama national. En tant que touriste c’est très pratique car on n’a pas besoin de s’organiser spécifiquement pour ce jour, mais en tant que humain progressiste de base c’est navrant.

Nous visitons aujourd’hui Geibikei, au nord de Sendai, connu pour un ravin avec des parois montant à plus de 100m de hauteur au dessus de la rivière qui s’écoule au fond. Il est possible de remonter cette rivière dans des barques à fond plat. Le travailleur du jour, le seul qui fait des efforts sur 2 km, c’est notre guide.

C’est un véritable homme orchestre, capable d’assurer de multiples rôles. Tout ça pour un seul salaire.

  • Animateur: de façon continue, Alain Decaux enchaîne les anecdotes sur l’histoire et la géographie du lieu, qui sur un autel creusé dans la roche, qui sur un pan de falaise à la forme singulière…
  • Chanteur: sur la fin du parcours, Alain Voulzy (ou Laurent Souchon?) entonne un chant traditionnel. Je ne me suis pas jeté sur les CDs disponibles dans la boutique à la fin.
  • Comique: dans les rares trucs que je comprends de ce que raconte Sellig, il y a quelques vannes avec un bon sens du timing. Par exemple après avoir bu une gorgée à sa gourde pour reprendre son souffle, il lance avec un bon sens du timing “ça fait du bien… j’adore le vin blanc”
  • Navigateur: Kersau’ fait progresser l’embarcation avec une perche en usant de ses biscotos. Comme un gondolier sauf qu’on est une vingtaine et qu’il y a du courant.
  • Vendeur: sur la barque on peut acheter après de Pierre Bellemare des petits sachets de nourriture pour les nombreux conanards qui viennent immanquablement à la rencontre des barques. Très très amusant à faire.

La ballade était très reposante et belle, bien qu’un peu tard dans l’année: la végétation était rare. En été (vert) et en hiver (sous la neige) ça a l’air d’être magique aussi.

Depuis Sendai, pour atteindre les gorges de Geibikei, il faut passer par la ville de Ichinoseki, accessible en train rapide. En attendant celui du retour, nous avons poser nos quatre fesses dans un tout petit jardin équipé d’une gloriette.

Demain, retour à Tôkyô pour les 3 derniers jours de ce voyage. déjà…

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