Le début de la semaine, passé à Sendai, nous a offert de belles sorties calmes en pleine nature. Il faut reconnaître que Tohoku est bien moins touristique que les régions que nous avons traversées avant. Le fait de retrouver Tôkyô vendredi nous a fait renouer avec l’effervescence de la foule.
J’emmène d’abord ma mère franchir le Rainbow Bridge à pied. Comme à chaque fois, je ne comprends pas comment c’est possible que les rampes piétonnes soient quasi-désertes. Bien sûr il faut tolérer le bruit (et l’odeur) épouvantable de la circulation des véhicules sur deux niveaux, et les impressionnantes vibrations du pont, mais la vue sur la ville est extraordinaire. Nous croisons quelques photographes et sportifs locaux. Dont un Jean-Christophe japonais qui n’a pas peur de respirer des gaz d’échappement en faisant son jogging.


Petit tour rapide du nord d’Odaiba avant de manger un succulent Tendon et de retourner en centre ville pour voir le parc Yoyogi alors que la nuit commence à tomber. Nous nous rendons à Shibuya, en passant vite fait dans l’excellentissime magasin Oriental Bazaar qui a bien changé. Il est plus petit, et moins bien placé. Malgré son nom assez naze, c’est la crème des magasins de souvenirs qui ne prend pas ses clients pour des pigeons.
Voir ma daronne découvrir Shibuya fut étonnant. Nullement impressionnée par la foule, elle s’en amuse, à essayer (comme beaucoup de monde, hein) de capturer en vidéo les milliers de personnes qui traversent à chaque fois que le feu devient vert. Même au moment de retourner à notre hôtel à Ueno, ça ne l’effraie pas de s’engouffrer dans la gare de Shibuya via son entrée principale, qui semble vomir un flot continue de passagers à contre-courant.
Le lendemain, ce samedi, nous allons au mont Takao à l’ouest de Tôkyô. J’avais lu, un peu inquiet, que les week-ends de fin novembre étaient très prisés des tokyoïtes amateur de kôyô, et qu’ils étaient nombreux à partir en randonnée à ce moment de l’année. C’est rien de le dire.


Même endroit en août…
J’exagère peut être très légèrement en estimant que 30% de la population de la capitale s’est déplacée à Takao aujourd’hui.
Il y avait plusieurs jours que nous n’avions pas croisé de temple bouddhiste. Le Yakuo-in et ses tengus sont également pris d’assaut. Tiens, voilà du Bouddha, voilà du Bouddha (dédicace à tonton Jean-Pierre) semble nous dire les lieux.



Nous ne verrons malheureusement pas le Fuji-san depuis le somment aujourd’hui, mais de belles couleurs automnales. Pas étonnant donc que plus de la moitié des habitants de Tôkyô se soit déplacés!



