Ogijima

Lors de mon passage précédent dans la région, je m’étais rendu sur l’île de Megijima en face de Takamatsu. Les rotations des charmants ferries de la petite compagnie Meon déservent une autre île toute proche, Ogijima, destination de ma première sortie.

Il fait frisquet ce matin à l’extérieur du bateau, et je me réfugie à l’intérieur pour les 40 minutes de traversée. Après une halte à Megijima, nous atteignons le petit port qui concentre l’essentiel des habitations.

Un bâtiment moderne et très beau attire immédiatement l’œil quand on s’approche. Je suis épaté par la luminosité à l’intérieur. Les grandes baies vitrées trompent nos sens, enfin principalement celui de la vue, et nous font croire toujours en l’extérieur. Cette construction s’appelle “L’âme d’Ogijima“, et c’est l’oeuvre d’un artiste espagnol, construit à l’occasion d’une triennale (ça veut dire qui-a-lieu-tous-les-trois-ans) d’art contemporain qui se déroule sur une dizaine d’îles de la mer de Seto. Ce festival est un moyen de dynamiser des lieux isolés et sujets à la dépopulation. Je crois que la population de l’île n’est que de 150 à 200 habitants. Une autre création un peu plus loin, “Takotsuboru”, représente une pieuvre à partir d’éléments et de cordage. Beaucoup d’autres créations, pour la plupart en extérieur, et littéralement inscrites dans les lieux (certains mûrs joliment bariolés).

A l’intérieur de l’âme d’Ogijima, qui fait office d’office du tourisme, une jeune femme dispense des informations sur l’île. Elle semble désolée qu’il n’y ait pas (ou plus) de plan de l’île en anglais, mais il y a un grand plan sur le port que j’ai pris en photo, avec les informations utiles. Elle me conseille un itinéraire, sachant que j’ai envie de marcher.

Je commence par longer la côte ouest (“tes palaces…“) pour rejoindre le phare de l’île, en montant jusqu’à un point où la vue est dégagée.

Sur le chemin de randonnée se trouvent des parterres de narcisses (l’occasion est trop belle de caser un petit Thièfaine pour Marina, Emma et mon B.F.F.), j’arrive un peu trop tard dans l’année pour être au pic de leur floraison.

Le long du chemin je ne croise guère que 3 marcheurs, ce qui n’est pas déplaisant. En revenant sur le port, je monte au sanctuaire Toyotamahime, dévolu à la naissance heureuse.

L’occasion ici aussi de croiser des chats en train de s’adonner à une de leurs activités favorites: glander au soleil. Par ce que je ne l’ai pas encore mentionné, mais des chats ici il y en a vraiment plein.

Sur le port un monsieur à la peau burinée par le sel vends des tempuras de poulpe. Une barquette sera mienne.

Le petit village est ramassé, vertical, et les passages entre les habitations sont étroits et pentus. Difficile de capter l’ambiance sans avoir l’impression d’être un peu voyeur.

Le chemin côté est de l’île longe la mer et des plages. L’occasion de croiser une arche-qui-marche, création d’un artiste japonais.

L’île d’Ogijima était le lieu idéal pour commencer ce voyage au Japon: De la marche en pleine nature, des fleurs, de la mer, du calme, du pittoresque.

Avant de reprendre le bateau pour Takamatsu, je repasse au lumineux office du tourisme dire tout le bien que j’ai pensé de la journée.

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2 Responses to Ogijima

  1. Bruno T.'s avatar Bruno T. says:

    Vraiment une marche rafraichissante.

    Merci

  2. Luc Troadec's avatar Luc Troadec says:

    Vraiment apaisant à regarder !

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