teamLab est le nom d’un collectif multidisciplinaire mêlant art et technologies pour proposer des expériences nouvelles et immersives. Initialement créé à Tôkyô, et maintenant dans d’autres villes à travers le monde, leurs expositions sont numériques et interactives.
L’exposition de Fukuoka, qui existe depuis 2020 s’appelle teamLab Forest. Elle est composée de deux partie. La première est une sorte de safari virtuel au milieu d’une forêt recréée par affichage sur tous les murs et les sols. On perd initialement ses repères, immergé par le son et surtout des images stylisés de décors, et d’animaux qui s’y promènent.


Via une application mobile, ersatz de Pokemon Go, on peut cibler un animal en réalité augmentée et le capturer au moyen de flèches et de filets virtuels. Une fois capturé, on débloque une fiche explicative sur l’animal en question. Pas d’inquiétude Brigitte Anderson et Pamela Bardot, on ne tue pas les animaux (ils sont qui plus est déjà en voie d’extinction), les flèches n’ont pas de bout pointu, c’est un bout en forme de cœur (plus-petit-que-3), et avant de pouvoir capturer un autre animal il faut relâcher le précédent. Cela doit prendre du temps de compléter le bestiaire virtuel, il y a 59 espèces différentes. Très très déçu qu’il n’y ait pas de classement d’ailleurs. Je me rattraperai sur Sujimon.


La seconde partie de l’exposition est une succession d’expériencez dans des pièces aux sols et aux murs interactifs. Dans l’une d’elle, en frottant les murs, on peut faire apparaître des nuées de papillons. Dans une autre, une partie du sol est mouvant (surface type trampoline) et l’affichage de la flore tiens compte du relief sur notre passage. Dans une autre on marche sur des champignons colorés dont le choix de passage influe sur l’affichage tout autour. C’est vraiment très immersif et sacrément bien foutu techniquement.





La résolution de l’affichage sur les murs n’est pas folle, mais c’est très réussi. J’ai eu l’impression d’être plongé dans un univers poétique virtuel, similaire aux jeux vidéos du créateur Jenova Chen ou du studio Media Molecule.
L’expérience se déroulait dans un bâtiment collé au stade de baseball de l’équipe de la ville, pas loin de la tour de Fukuoka, perdue dans le brouillard et invisible malgré ses 234m. Ce n’est pas le bon jour pour admirer le paysage au loin. J’enquille alors 3 parcs de la ville.
Le parc Nishi, le plus petit, propose surtout d’érables et de pins. Avec l’humidité régnante j’y trouve de beaux verts, et quelques sakura isolés qui ont fleuris et attirent les promeneurs.

Ensuite vient le parc Ohori, où je me rappelle avoir souffert de la chaleur en été la première fois que je m’y suis rendu. Il y a un grand étang qu’enjambent des ponts.

Enfin, le parc Maizuri, le plus grand, avec de grands espaces de promenade et des terrains de sport. A partir de dans 3 jours y est organisé un festival pour admirer les cerisiers en fleur. Ici aussi quelques arbres isolés ont de l’avance.


