Yamaguchi

Ce soir j’ai prévu de passer la nuit dans un ryokan/minshuku, à Tsuwano, dans la préfecture de Shimane. Sur le chemin pour m’y rendre, je m’arrête visiter la ville de Yamaguchi.

Les différents lieux que je compte visiter sont dispersés, je commence par aller voir le sanctuaire Furukuma, carrément désert et moussu de partu.

Puis j’entame une longue marche vers le nord-est. De temps en temps j’entre-aperçois un peu de bleu dans le ciel, mais l’espoir de beau temps est régulièrement douché, littéralement. J’arrive au Joei-ji, temple zen, pas très fréquenté. On a accès en entrant, une fois déchaussé, à une salle comportant divers objets utilisés par le culte, et s’ouvrant sur un jardin minéral. 4 enfants gentiment turbulents s’amusent à courir en chaussette et à se cacher les uns des autres, rompant de manière amusante avec la solennité du lieu.

De l’autre coté, un jardin, le Sesshu, végétal cette fois, avec un étang. Très bel endroit, et le sentiment d’une expérience privilégiée de part le peu de monde.

Je passe devant le sanctuaire Gotoku de la préfecture de Yamaguchi. Les sanctuaires Gotoku sont consacrés aux personnes mortes pendant la guerre. Le lieu est là également désert, avec un énorme parking vide. Super endroit pour y installer un marché.

Mais le lieu le plus connu de Yamaguchi est sans conteste le Ruriko-ji, un temple bouddhiste avec une pagode malheureusement actuellement en réfaction. On ne peut rien voir des travaux, l’édifice est protégé par un sarcophage. Ca pourrait ressembler à une performance de David Coperfield dès années 80.

Le temple n’est pas grand mais regorge de statues et de coin de jardin avec quelques mises en scène assez fendardes, comme dans les deux photos ci-dessus avec le jeune moine kawaii et le vieux qui offre son miroir à la maigre créativité des photographes du dimanche qui rêvent de faire exploser leur clout sur Insta.

Il y a dans les hauteurs un cimetière compact ainsi qu’un chemin qui s’enfonce dans la forêt, mais que je ne l’ai pas parcouru longtemps par crainte de trop salir mes croquenots ou de glisser. Et puis ça monte encore, merde à la fin.

Un peu plus loin, se trouve un sanctuaire shintô, incroyable cette alternance, le Yamaguchi Daijingu. Il s’agit d’une version plus petite d’un sanctuaire que l’on trouve à Ise… que je n’avais pas pu visiter en 2019 car l’empereur et l’impératrice s’y rendais le même jour.. Le seigneur local, suite à une visite à Ise a fait construire des autels pour abriter les mêmes déités à Yamaguchi,

Je termine mon circuit de la ville dans le parc Kameyama, assis sur une butte. On y trouve l’Église Saint-François-Xavier, construite au siècle dernier pour commémorer les 400 ans de la visite au Japon du jésuite François-Xavier, venu faire un “j’irai dormir chez vous” de l’époque.

Au sous-sol de l’église il y a un petit musée intéressant sur l’arrivée du christianisme ici, centré sur François-Xavier. L’église a un look moderne de l’intérieur aussi, et de beaux orgues.

Dans le train pour Tsuwano j’observe une succession de montagnes recouvertes de denses forêts et de rizières en faisant un draft de ce billet, et en savourant par avance cette nuit en ryokan.

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1 Response to Yamaguchi

  1. Marie No Gidouin's avatar Marie No Gidouin says:

    Magnifiques photos pleines de zénitude, toujours un régal de te lire.

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