Takara(Te)zuka

Takarazuka est une ville à 20km au nord-ouest d’Ôsaka. Ma première visite du jour est le Nakayamadera, un temple vénérant Jûichimen Kannon, sensée favoriser les naissances et les accouchements sans heurts. Je ne me prononce pas sur la véracité de cette croyante. Il y a en tout cas des escaliers roulants pour les femmes aux ventres joliment rebondis, mais pas qu’à elles.

Le temple est très fleuri, avec dans la longue allée qui y conduit plusieurs petits autels de chaque côté, dont j’ignore s’ils font partis d’un même ensemble ou sont indépendants. Ils ont chacun leur identité propre, comme un où les chiens sont à l’honneur.

Dans la partie haute du templexe (néologisme inventé à l’instant pour parler d’un complexe dans le cadre d’un temple. Notez-le ça risque de revenir, je dis ça si dis rien si vous m’autorisez cette expression à la con et même si vous m’y autorisez pas, ballec), il y a une pagode arrondie et une pagode à 5 étages.

En quittant le templexe (si vous vous demandez ce que c’est que ce mot, vous lisez vraiment en diagonal :/ ), je me dirige vers le lieu qui m’a initialement fait noter Takarazuka dans ma liste de destinations possibles: Le musée Osamu Tezuka. J’en ai découvert l’existence grâce à une émission de Sumimasen Turbo (N’hésitez pas comme moi à devenir patréote de ce projet). Ce sont les mêmes journalistes passionnés et érudits de pop culture japonaise qui animaient Daijin Dash sur Gamekult.com, et qui sont partis quand ce site s’est fait racheter par Reworld Media. Reworld Media c’est le putaclic érigé en méthode, tout ce qu’il touche se transforme en merde. C’est ce groupe qui a racheté Science & Vie, où l’essentiel de la rédaction s’est barré pour créer Epsiloon. Mais je diverge. Et diverge, c’est beaucoup disait Desproges.

Et donc le musée est consacré à Osamu Tezuka, mangaka à l’éternel béret, précurseur de son art et à l’oeuvre gigantesque. Astro (Tetsuwan Atom), Le Roi Léo (Jungle Taitei), Prince Saphir (Ribbon no Kishi) pour les titres les plus connus initialement, le dernier étant par exemple diffusé dans les années 70 en France. Lorsque les mangas se sont démocratisés en France, on a pu découvrir Black Jack (mon préféré personnel de l’auteur), Bouddha, L’histoire des 3 Adolf, Phénix (Hi no Tori, qui bénéficiait d’une exposition temporaire dans le musée).

Le musée n’est pas grand mais donne plein d’infos sur la vie de Tezuka (sa passion pour les insectes, ses études de médecine, son oeuvre). Une fresque gigantesque retrace ses activités. Un cinéma interne diffuse des courts métrages sans dialogues. J’ai pu voir Muramasa, Push et surtout Butchy in the City qui est absolument génial de drôlerie et de poésie.

Pour finir cette journée calme, ou je retrouve un peu la forme après une journée d’hier “sans”, je descends du train à la gare de Juso, au nord d’Ôsaka, pour faire le plein de bonbons à destination de mes plus jeunes nièces et marcher le long du parc de la rivière Yodo.

Demain, direction les rives du lac Biwa, où en 8 voyages je n’ai fait qu’une incursion, c’était à Hikone.

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1 Response to Takara(Te)zuka

  1. Luc Troadec's avatar Luc Troadec says:

    Le temple mauve est sublime !

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