Chikubushima est une petite île au nord du lac Biwa, le plus grand lac du Japon (qui est un peu plus grand que le Lac Léman). On peut s’y rentre en bateau depuis plusieurs ville en bord du lac, je choisis de partir de Nagahama, à l’ouest. Il n’y a que 5 vacations par jour, ce n’est qu’à partir de demain que le service de la compagnie Biwako Kisen bascule en horaires de pleine saison.
Après une quarantaine de minutes, le bateau accoste sur l’île. Quelques boutiques de souvenirs et de restauration basique à base de brochettes et de fritures sont sur le chemin, qui grimpe rapidement sous forme d’escaliers vers un templexe bouddhiste (Hogonji) mitoyen d’un sanctuaire shintô. Ici comme ailleurs au Japon les deux religions cohabitent (le cri d’amour du crapaud encore une référence desprogienne) en un syncrétisme évident.







Dans le temple il est possible d’acheter des petites figurines en bois (Onegai Daruma). La figurine est creuse et on peut insérer dans son séant un papier avec son souhait écrit dessus. Elle est ensuite scellée et exposée. C’est un moyen plus discret que d’écrire “je voudré ken Manon” sur une tablette, visible par tous.

Dans la partie shintô, un torii plus bas, face au lac, est l’objet d’une croyance: L’attendre en lançant un objet porterait chance. Ca tombe bien on vend juste à proximité de petits disques d’argile! Bon au moins ça ne pollue pas.



Un peu déçu que seule la partie temple de l’île soit praticable, pas de sentier pour en faire le tour. La luminosité de la journée est étrange, on ne distingue qu’en filigrane les côtes du lac et les montagnes lointaines.
Une fois revenu à Nagahama, je passe voir son petit château reconstruit en béton, qui abrite un musée. Il y a de grands cerisiers tout autour, pas encore en fleurs, mais un parterre de cerisiers plus petits et précoces sont eux au pix de leur floraison. Ce beau samedi est d’ailleurs mis à profit par quelques groupes d’amis ou de parents pour s’installer et pratiquer le hanami.

Je me rends ensuite dans Kurokabe, quartier commerçant, avec de jolies petites rue bordées de boutique d’artisanat, de restaurants… et de friperies pour mamies japonaises. Le genre de fringues qui n’existent qu’en occasion, c’est à se demander à quelle époque et par qui ça a pu s’acheter neuf un jour…. Et c’est mézigue, avec son sens de la mode osef qui l’écrit.


Juste derrière se trouve le temple Daitsuji, avec une imposante porte de bois, et un grand hall que l’on peut visiter pour en voir les pièces sobrement décorées, ainsi qu’une exposition sur des bonsaïs de plants en fleur, placés dans de classieux pots en grès (anatomie). Pots fabriqués pour l’occasion via une collaboration avec un collectif d’artisans.


Une journée plaisante, j’avais envie de reprendre encore une fois un bateau, fut-il d’eau douce. Et une destination calme sur le radar de peu de touristes, qui ont tous dû rester à Kyōto.