Koganei

Koganei, ville à 40 minutes de train à l’ouest de la capitale, possède un musée en plein air qui avait toute mon attention: Le musée d’architecture Edo-Tokyo. Depuis la gare nous prenons un des bus qui s’arrêtent le long du grand parc où s’est installé le musée. Merci les recherches entreprises hier, qui évitent de trop sortir googlemaps une fois sur place, jamais très marrant quand on n’est pas tout seul. Alors que j’achète les tickets, la ticketière me demande si j’habite Tôkyô et me montre une affichette indiquant que c’est gratuit aujourd’hui pour les familles de la capitale. Elle est gentille la ticketeuse, mais genre, si j’habitais vraiment Tôkyô je ferais mieux que baragouiner en faisant trois fautes tous les deux mots. Des fois il y a des “ojozu desu ne” (dans le contexte: vous êtes bon en japonais) tu les prends comme un foutage de gueule, alors que c’est juste de la gentille politesse.

Rappel par Hello Kitty, la mascotte qui n’a pas de bouche car la bichette parle avec le coeur, des règles de bienséance dans les lieux touristiques.

Le musée héberge une trentaine de bâtiment, dont beaucoup de maisons d’habitation reconstruites. On peut y entrer après enlevage de chaussures. Emma n’aura jamais autant enlevé et remis les siennes en aussi peu de temps! A tous les étages, l’agencement et le mobilier sont des reproductions fidèles d’une réalité passée. Il y a quelques batisses plus récentes avec par exemple un grille-pain dans la cuisine. Les premiers datent de la fin du 19e siècle, mais devaient griller autant de gourmands que de tartines.

On a le droit à quelques visions d’horreur, comme la poupée ci-dessus à même de faire cauchemarder bien des enfants de notre époque. Moins sans doute que celle de la maison de Kérity, qui a disparu, et qui avait l’habitude de réapparaître dans des placards où pourtant personne ne l’avait rangée.

La meilleure partie du musée comprends une allée commerçante. A commencer par la maison de bains publics, avec ses faïences, ses 3 bassins pour l’eau à des températures augmentant par paliers, ses vestiaires séparés par sexe. On reconnait la partie pour femme à la présence d’un parc à bébé au fond cozy pour y déposer le chérubin pendant que maman se désape.

Autre bâtiments: Le magasin de textile et d’artisan pour ombrelle, un bar, une papeterie, un tailleur, un magasin d’ustensiles de cuisine, un Kôban (certains n’ont pas trop changé), une auberge, etc. Et l’épicerie où 50% de l’espace est occupé par l’alcool. Pas de cahuètes ou d’olives avec les trucs qui piquent au milieu, mais de très grandes bouteilles. Ca fait moins d’aller-retour quand il y a marée basse.

Après le musée, on va faire un tour des magasins à Nakano Broadway avant de rentrer faire une lessive. Une fois finie et le repas mangé, ce sera Karaoke.

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