Miyazaki

Deuxième jour à Miyazaki, tranquille. Mes pieds pourraient me dire “hein? quoi? Tu déconnes!?”. Je ne vais quand même pas faire du vélo. Encore que.

Comme à Kagoshima et Takamatsu, Miyazaki est une ville propice au vélo, il y a des cyclistes everywhere: des bobos à chapeau et écharpes longues allant chez le bouquiniste, des collégiennes allant au collèges, des lycéens allant au lycée, des office ladies allant au bureau, des retraités en marcel et claquettes allant au pachinko. Miyazaki c’est tout plat, comme la plupart des maintenant nombreuses villes que je connais au Japon. A part Onomichi, qui est oufissime en terme de dénivelé. En mode San-Francisco. Pour se déplacer en deux-roues à l’intérieur de la ville, faut être genre Bruno, Pierre-Yves ou tonton Jean-Pierre: un roi de la petite reine (pour ce dernier c’est surtout la pizza du même nom). Oh ben rien de d’évoquer Onomichi j’ai d’un coup trop envie d’y retourner.

Je n’ai par contre toujours pas compris comment fonctionne le partage des trottoirs entre vélos et piétons ici. Sur les axes importants, les trottoirs sont très très larges et les vélos sont sensés rester du côté de la route, c’est souvent explicitement marqué au sol. Mais c’est jamais respecté, les vélos vont un peu où ils veulent, zigzagant entre les piétons. Mais jamais vite et toujours en faisant attention, mettant immédiatement pieds à terre et s’excusant au moindre début de risque.

Après avoir passé la première partie de la journée à errer sans but et entrer dans toutes les boutiques cool que je trouvais, je rejoins à nouveau un sanctuaire shintô, qui porte le nom de la ville, le Miyazaki Jingu. Il est dédié à l’empereur Jimmu, qui n’a probablement jamais existé.

C’est un temple calme, dans un parc densément boisé isolant l’endroit des bruits de circulation. De grandes lanternes délimitent les allées, qui ont de grands toriis en point de fuite.

J’hésite un peu à me rendre dans un musée à côté, le musée d’histoire naturelle de la préfecture de Miyazaki, mais il semble adressé aux plus jeunes. Pourtant je le suis encore dans la tête (mais que elle).

Par hasard je tombe sur un grand rassemblement d’exposants de plants pour les haies, d’arbustes fruitiers, de fleurs, et des acheteurs se baladant dans les allées pour piocher de nouveaux éléments pour leur jardin ou balcon. Si certaines espèces ont des noms japonais, il y a une grande majorité qui sont en anglais, écrits le jeu d’écriture dédié à la transcription des mots étrangers.

Il y a un vieux couple qui s’est spécialisé dans les plants de violettes, et contrairement à leur nom, il y en a de toutes les couleurs constate-je avec émotion.

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