Avant de quitter Miyazaki pour Fukuoka, je fais un tour au nord de la ville, voir le parc Heiwadai. Dans le bus qui m’en rapproche depuis la gare, nous sommes d’abord au départ 3, puis 2, puis 1. Outre le chauffeur, hein, c est pas moi qui conduit. Celui-ci doit regretter de pas être tout seul. Je suis sûr que quand ça se produit il doit se lâcher, mettre Rire & Chansons à fond, péter, se mettre en slip.
En débarquant au parc, la première chose qui assaille les yeux, inratable, c’est la tour de la paix, haute de 37 mètres et érigée en 1940, grande époque de fraternité et d’amour entre les peuples. Elle est faite de pierres venant des 4 coins du globe. Quelle expression crétine quand y réfléchit un peu. Autant que de dire la goutte d’eau qui met le feu aux poudres, ou un tien vaut mieux qu’à la fin elle se casse (encore que celle-ci fasse sens)
Vraiment un bâtiment étrange, me rappelant la tour mémorielle du centenaire d’Hokkaido. vue il y a 13 ans, qui ressemblait à la tour d’Isengar du Seigneur des Anneaux.
Répartis autour de la tour, on voit 4 braseros vides, Tu te dis qu’avec Amber, Yoimiya ou Lyney (Emma, Laszlo, Gaëtan et Arnaud et eux seuls ont la réf) tu pourrais les allumer tous les 4 et déclencher un mécanisme pour que la tour décolle. Je me demande ce que les rappeurs de dans 4000 ans diront quand on en découvrira les vestiges enfouis suite à l’apocalypse atomique de 2031….


À coté de cette curieuse tour, se trouve le jardin des haniwas. Ce sont des objets en terre cuite, apparues au Japon dès le troisième siècle après Jacques Chirac. Elles étaient placées à côté des tombes de gens importants. Par exemple Joseph Pujol et Cyril Hanouna, réunis par la même profession.


Rassembler en ce jardin des reproductions d’Haniwas est une riche idée. Il y en a 400 disséminés au sol, disposés sur la mousse entre les arbres. Il y a des animaux et des objets, mais principalement des représentations humaines. Elles ont toutes de drôle de tronches et on NE PEUT PAS pas s’empêcher d’imaginer chaque haniwa vivant et en train de nous parler.



Le parc vallonné, en plus de la tour zarbi et des poteries primitives rigolotes, est un spot d’observation d’oiseaux, que l’on entend piailler au dessus de nos têtes à la fois nous narguant autant que nous enchantant. Il y a 3 endroits en hauteur, terrasses ou bâtiments, prévus pour l’ornithologie. Je croise un groupe d’écoliers de primaire en sortie accompagnée qui redescendent de l’un deux. Il me semble que pour observer les oiseaux il faut faire le moins de bruit possible. Nul doute qu’ils n’auront pas vu même la queue d’un piaf.



Le parc est vraiment joli, il y a une partie réservée aux sportifs de l’autre coté d’un étang, autant dire que j’ai fait demi-tour.
Finalement ici absolument tout m’a fait penser au parc de Penfeld, sauf pour l’étrange tour, sauf pour le jardin des homms-terre-cuite et sauf pour les spots à mater les zoziaux à la jumelle.
Je fais un brouillon de ce post dans le train pour Kagoshima, ou je récupère ma valise en consigne avant de reprendre un second train. C est l’heure de quitter le sud de Kyûshû après 8 jours, le prochain lever de soleil de mon point de vue sera à Fukuoka.






Outre la découvertes de ses lieux enchanteurs, de ses “mêmes” digne de rentrer au Pantheon du WayBackMachine, ses quelques minutes de wikipedia sur Joseph Pujol furent culturellement… inattendu (et merci pour cette découverte :p)