Kurashiki

Ce matin comme d’habitude entre deux “camps de base” distants, je confie ma valise au bon soin d’un transporteur pour les recevoir dans 2 jours à Tokyo. Les tarifs ont salement augmentés, mais c’est d’un tel confort…

Pour remercier l’employée de l’hôtel du temps qu’elle a consacré à m’aider à remplir le formulaire rose et à échanger au téléphone avec l’hôtel destination, je lui remets un petit sachet de caramels. En premier elle refuse, évidemment, et là je sors ma botte secrète (c’est figuratif, j’ai pas sorti une botte jaune de pêcheur breton cachée sous des algues au fond de mon sac): Il suffit de rajouter Minna no tame ni, ce qui veut dire que c’est pour tout le monde, l’ensemble du personnel. Elle ne peut pas refuser, alors que sa collègue Kasumi-san salive à côté sous son masque.
“Ah merde c’est pas que pour moi alors le cadeau de ce blanc?”. Ben fallait pas dire non pour commencer, cocotte. Note à Marina: Il faut indiquer ce qu’il y a dans la valise. J’ai mis fringues et bonbons.

Allégé, je dis alors au revoir à Fukuoka. “Fukuokan au revoir!” crie-je intérieurement, sinon les gens se seraient retournés. Hop, je saute dans le Shinkansen jusqu’à Okayama, une heure avant Ōsaka. Puis un train local vers Kurashiki, dans ses environs.

Le quartier de cette ville qui attire le plus de visiteurs est proche de la gare, mais je choisis d’aller d’abord voir un sanctuaire que j’ai repéré à 1h de marche au milieu d’une zone verte dans googlemaps. Je vois qu’au loin dans la direction où je vais il y a un bonne grosse colline.
Pourvu que ce ne soit pas en haut.

C’était en haut.
Je ne croise ni âmes qui vivent, ni âmes en peine. On voit bien la ville de là, de son côté le moins flatteur. Par contre je suis surpris de la taille de la ville, je pensais qu’elle était plutôt petite, mais fait plus de 400,000 habitants (Okayama qui lui est collé en fait 4 fois plus).

Ensuite je me rends dans le quartier historique, Bikan. L’aimant à touriste. Mélange d’ambiance Edo avec un côté occidental mêlé.

Je commence par le minuscule musée Karakuri de Momotarô. Le karakuri c’est l’art des marionnettes mécaniques, déjà évoqué dans le billet consacré à la ville de Chiran. Momotarô est lui un héros folklorique local. Son nom est la concaténation de Momo pour pêche et Tarô pour garçon. Beaucoup de gâteaux goût pèche et/ou en forme de popotin en vente dans le quartier.

Quasiment en face, Ivy Square, un endroit improbable ici reprenant le décor d’une grande usine faite de briques, aux murs couverts de lierre. Un beau jardin, un grand patio, un beau Lawson décoré pour être dans le ton. Lawson étant la chaine de Comibi qui vend le meilleur truc au monde: Le doramocchi-anko-whip, une sorte de kouign fourré de pâte de haricot rouge japonais (sucré) et crème fouettée. Fuck la pèche. Dans le quartier on peut aussi louer des kimonos une heure ou deux pour déambuler dans les environs.

Le quartier est lui traversé de canaux qui évoquent Venise si on une tendance à l’exagération (sur les forums de jv soutenus on dit hyperbole) car c’est large comme 8 baignoires Jacob Delafon.
Ces canaux m’évoquent Otaru, jolie ville d’Hokkaido.

C’est extrêmement photogénique.


Ce soir dodo dans un lieu qui n’a pas été facile à trouver…

This entry was posted in Uncategorized. Bookmark the permalink.

3 Responses to Kurashiki

  1. Will's avatar Will says:

    J’imaginais pas à quel point les combini me manqueraient.

    La ville a vraiment l’air très chouette et c’est effectivement très photogénique.

    Il fait encore bon j’imagine ?

    Profite bien 🙂

  2. Frédéric's avatar Frédéric says:

    Depuis quelques jours ça tourne autour de 8°, mais ça va j’ai des t-shirts à manches longues

    \o/

  3. Luc's avatar Luc says:

    Merci pour le partage !

Leave a comment