Izumo Taisha: Le plus vieux sanctuaire du Japon

Grosse pluie ce matin sur Tottori. Smiley triste. Smiley triste. Après un petit déjeuner de bonne heure au Super Hotel (il n’est servi qu’entre 6:30 et 8:30, grasse mat’ prohibée) je taille vers l’ouest, pour la ville de Matsue oú il y a plein de chose à voir. C’est d’ailleurs un endroit que J’aurai préféré à Tottori mais impossible d’y trouver un hôtel correct disponible 4 nuits consécutives! Maudit sois-tu Dieu du temps (Gilopétrus), il pleut là aussi comme une bovidé femelle en pleine miction. Du coup je reste dans le train, remonte mon col et m’en vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs: À Izumo. Je pensais y aller demain ou après-demain de toutes façons.

À Izumo, pas de pluie mais de sombres nuages dans la direction qui m’intéresse. Je souhaite me rendre au sanctuaire shintô de la ville, le Izumo Taisha. Il a la particularité d’être considéré comme le plus vieux du Japon. Puisque hier à Himeji je n’ai pas tant marché que ça, et que je sors de 150 minutes de train, je décidé d’y aller à jambe pour me dégourdir les pieds. Si on n’en croit Google Maps, cela prendra deux heures. Il ne se trompera pas. A mi-chemin je m’arrête pour faire l’acquisition et d’un parapluie (le 2ème du voyage!) et d’un en-cas.

L’heure de midi coïncide avec de belles averses, au moment où je traverse un parc où il est par chance possible de s’abriter. Je déjeune dans une sorte de gloriette en bois, quasi-seul. Les âmes qui vivent sont un promeneur qui fait faire popo à son chien, le chien qui fait popo, et une douzaine de personnes en train de manger dans leurs voitures sur un parking. Avec le moteur allumé pour la plupart. Est-ce pour la clim ou pour pouvoir décarer fissa si un holocauste zombie survient d’un coup d’un seul? Ce parc possède de grandes infrastructures, comme un terrain de foot et piste d’athlétisme, un terrain de baseball… Mais tous vides à cette heure-ci. Sur la fin du chemin vers le sanctuaire, je passe devant une chapelle en plein milieu de rizières. OK.

J’arrive enfin au Izumo Taisha. Un gigantesque tori de pierre passe au dessus de la route. Plus loin c’est un tori en bois qui lui fait face, pour marquer l’entrée du lieu sacré. Certains japonais font une petite courbette avant de passer dessous. Comme souvent dans les lieux culturels, on trouve des lycéens en sortie scolaire.

Une statue à l’entrée représente Okuninushi, la déité des couples et du mariage. Lorsque l’on prie devant un autel shintô, en plus de courbettes, on tape deux fois dans ses mains, sauf au sanctuaire d’Izumo ou quatre claps sont de rigueur (2+2 pour l’être aimé). Cet endroit est très populaire auprès des jeunes couples. Et d’ailleurs ce sont deux jeunots en tenue de mariage traditionnel qui seront en séance photo, pour eux, mais aussi pour les dizaines de visiteurs à qui permission est donnée de les photographier. Ils posent près des Shimenawa, ces énormes cordes en paille de riz.

Une enceinte en bois isole les bâtiments les plus anciens, on ne peut approcher ceux-ci. Des écrits attestent qu’un sanctuaire existait déjà là en l’an 700.

Après cette visite, je repars à pied un peu plus loin, sur la côte, vers la plage de Inasanohama. Il s’y trouve un imposant rocher lui aussi inscrit dans la tradition shintô. Un tori y est planté et on peut faire des offrandes. Même par ce temps maussade et une mer agitée, je trouve la plage pas vilaine, comparée à celles que j’ai vu au Japon, médiocres.

Il faut ensuite revenir à Izumo Taisha pour reprendre un bus qui revient vers la gare. En effet, il fait à présent assez frais (12°) j’aurai bien aimé un pull ou une polaire, mais ils sont dans ma valise, pas encore parvenue à Tottori quand je suis parti. Demain, cela risque d’être toujours un peu l’impro en fonction de la météo. Sacré Gilopétrus.

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Himeji en automne

Himeji est un des lieux touristiques incontournables du Japon, pour son grand et majestueux château blanc. Son image est probablement connue de toutes personnes préparant un voyage au Japon. Proche de Kyôto et d’Ôsaka, c’est une excursion idéale à la journée.

Mais Himeji est également sur le chemin entre Shikoku, que je quitte avec de bons souvenirs, et mon prochain “camp de base”. Un premier train me fait enjamber la mer intérieure de Seto pour arriver à Okayama, à 20 minutes à peine d’Himeji en train rapide. Dès ma montée dans le Shinkasen, je remarque dans le wagon plus d’occidentaux que je n’en aperçus ces 5 derniers jours. Shikoku est à l’évidence peu populaire. La barrière de la langue y est plus haute, mais c’est je pense plus une conséquence qu’une cause.

Le château d’Himeji est visible au loin à peine sorti de la gare. La rue qui y conduit est large, dégagée, et pile dans l’axe. Il faut marcher un quart d’heure en passant devant une multitudes de boutiques inhérentes au tourisme de masse. À savoir souvenirs et restaurants qui vont dans l’ordre du meilleur au pire, du restaurant un peu classe, au restaurant sans chichi, à la gargote peu engageante et à une franchise de Subway. Au centre d’une large enceinte murée, le château trône en hauteur. On peut le visiter et monter au sommet, pour se faire une idée de comment que c’était avant. À l’entrée de la zone payante on annonce: Temps d’attente: 0 minutes. Sans grouiller de monde, les rues de la ville et la zone devant le château étaient plurbantes. Plurbant ça n’existe pas, mais je n’ai pas trouvé de mot approprié pour dire que ça grouille un peu mais pas trop quand même.

Laurent m’avait prévenu, l’intérieur de château est assez vide. Il manque des panneaux explicatifs, des dioramas, etc. Mais y monter est assez casse-figure, les escaliers sont abrupts et il y a peu de place à mesure que l’on grimpe jusqu’au sixième “étage”. Ce serait ingérable pour le flux des visiteurs. lors des jours de grande affluence, s’il y avait d’avantage de raison de s’arrêter. Himeji all the people!

On peut également visiter une très longue coursive construite sur le mur ouest des remparts. Et là on trouve justement moult explications sur différents aspects du château: son histoire, ses défenses, l’histoire de la princesse Sen et ses différentes restaurations. Entre 2009 et 2015 le château a été rénové de fond en comble, et pendant ces travaux, bien qu’ouvert au public, il n’offrait pas la même splendeur que maintenant. C’est pour cela que j’avais fait l’impasse lors de mes précédentes incursion au pays du Sumo, des Geisha, du Sudoku, de Dragonball et des clichés.

Quasiment collé aux douves du château, existe un beau jardin récemment créé, puisqu’il a moins de 30 ans: Le Kôkoen. Il est découpé en une douzaine de zones thématiques que l’on visite l’une après l’autre par le chemin proposé. En cette saison il est le théâtre d’une représentation de couleurs automnales plus vives que celles observées sur Shikoku. Je ne sais pas si le pic est atteint ici pour 2019, mais ce n’est même pas sûr.

La saison des cerisiers doit être superbe dans ce jardin, et autour du château, mais le rouge des érables (momiji) en automne est superbe également. Dans le Kôkoen se trouve une bâtisse traditionnelle où l’on peut déguster un matcha (thé vert de cérémonie) dans un cadre magique. Une partie du jardin n’est visible que depuis ce lieu. Les 3 femmes en jolis kimonos préparant et servant le thé et la petite douceur de circonstance que l’on déguste avant et pendant que l’on boit le vert nectar (enfin nectar… c’est un goût acquis, pour certains ça sent le poisson), font la conversation avec leurs convives. Il y a également une famille japonaise et une famille de français. Moment frustrant quand alors que je parle avec l’une des “serveuses” (faute de meilleur terme), je suis incapable de comprendre une phrase pourtant en anglais. Phonétiquement cela donne nodoru temple fire. “nodoru” prononcé avec le son ‘u’ et pas ‘ou’. Cela restera un mystère. Ma meilleure piste serait “les nouilles du temple sont épicées”. Peut-être. Un moine a le droit de poivrer son ramen.

Bonne pioche que de s’être arrêté l’espace de 5 heures à Himeji. Un peu plus loin se trouve le mont Shosha et un temple qui valent d’y consacrer une visite, Himeji va donc rester dans la case mentale ‘à (re)faire’.

Et ce soir je suis arrivé à Tottori. Et oui ahahah Totoro qu’est ce qu’on rigole. Rien à voir. L’hôtel s’appelle le “Super Hotel”. C’est très très présomptueux.

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Kochi kochi, Kôchi

Une autre ville importante de Shikoku est Kôchi. Elle se trouve sur la côte sud, coté pacifique donc. Ce sera la destination du jour.

Les deux heures de train m’obligent à me lever assez tôt, mais c’est moins un problème pendant ces vacances au Japon que le reste de l’année. Incroyable. À la sortie de la gare, je suis abordé par un marchand ambulant de trucs à grailler. Il vend des souvenirs qui se mangent, une institution au Japon, dans les gares, ports et les aéroports. C’est son gagne pain, il ouvre son chariot pour montrer ses merveilles gastronomiques à prix premium. Je lui dit que c’est un peu tôt. Oui mais vous pouvez emporter pour manger à Midi. Non monsieur l’entreprenant Camelot, je ne veux pas de votre (surement délicieuse) camelote. Ces échanges terminés, il me renseigne sur l’endroit où acheter un ticket de bus à la journée, sans rancune aucune.

Les sites qui m’intéressent le plus aujourd’hui, et que j’ai relevé pendant le trajet (cela s’appelle du just in time) sont: la plage de Katsurahama, le temple Chikurinji et le jardin botanique de la ville. Le bus touristique passe par tous ces endroits, bien éloignés du centre. Mais avant cela, je vais faire un tour au château féodal de la ville. Sans visiter les intérieurs, et indépendamment de son intérêt historique, je ne suis pas ébloui. L’environnement n’aide pas non plus, pas de parc aux alentours mais des buildings et de la circulation. Et il faut dire que demain j’ai prévu la visite d’un autre château à priori plus chouette. Je retourne vers la gare, en musardant à travers des Galeries de boutiques et et de restaurants. Cassage de croute. Un peu plus loin, je croise le camelot, avec son petit chariot, qui me reconnaît (il est en mode EASY pour cela).
Petit geste du genre Salut mec, on s’connait grave trop bien tope là vas-y tranquille on est des bons.

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Bus. La pointe de Katsurahama est assez jolie, ouvrant sur le Pacifique, majestueux, immense, insondable. Contrairement à la côte nord de Shikoku, la mer n’est pas tachetée d’une pléthore d’îles de toutes tailles, sorties là comme de l’oeuvre d’un génial peintre utilisant son pinceau du bout de ses doigts magiques pour saupoudrer d’ocre, de vert et d’autres couleurs connues de Dieu seul, sa toile encore immaculée. Ça marche aussi si le peintre n’a pas de talent mais un bon gros rhume et qu’il éternue sur sa toile. Une grande statue de Ryôma Sakamoto surplombe la côte. Il s’agit de la grande figure de Kôchi, un samurai de gauche.

Comme plage de loisirs, non: Le sable de la plage est fait d’un gros grain peu agréable. La baignade est interdite à cause des courants. Il y a plein de gens près de la statue qui peuvent vous reluquer de loin. Un aquarium low-cost à côté balance des décibels. Et j’ai l’impression qu’on n’est même pas censé se poser sur le sable. C’est pas là qu’on va organiser le tournoi de biche volley des JO de 2020.
C’est tout petit, mais joli. Ah oui mais si on regarde un peu à l’est ou un peu à l’ouest, c’est moins saillant: zone portuaire et industrielle au loin. Il faut vraiment cadrer comme il faut pour avoir des photos satisfaisantes, mais c’est le jeu.

Le Chikurinji est sur la liste des temples du pèlerinage de Shikoku. Numéro complémentaire, le #31. Il n’est pas aussi étendu que ceux que j’ai visité ces derniers jours, mais les abords façon sous bois sont entretenus avec soin. Deux ouvriers oeuvrent à retirer du sol tous les petits déchets organiques visibles pour que par endroit la mousse fasse un parterre harmonieux. C’est dingo. De nombreux pèlerins passent pour cette étapes, courage il y en a 87 autres. C’est pour moi un enchantement après Katsurahama, et le meilleur moment de la journée.

Mais l’après-midi est bien entamé, et la nuit en embuscade, fourbe qu’elle est. Le jardin botanique étant proche du temple, je m’y rends pour patienter jusqu’à la dernière rotation du bus. Ce n’est pas la meilleure saison pour visiter un tel lieu, mais le pavillon tropical fut dépaysant. La chaleur et la moiteur du lieu rappelant par ailleurs le Japon au mois d’août.

J’espérais un peu revoir le camelot du jour en retournant prendre le train, et il ne m’a pas déçu. Je lui dis que maintenant j’ai faim! A peine 5 minutes avant le départ du tchou-tchou, juste le temps de lui acheter un petit quelque chose à grignoter. Il n’a plus les mochi qu’il avait ce matin, mais je repars avec des biscuits pécan et chocolat, duo gagnant s’il en est. Par contre 1400 yens les 2, rétrospectivement je me demande s’il ne m’a pas entubé… Par sûr que je retourne un jour à Kôchi pour lui poser la question, même s’il se promène toujours au même endroit avec son chariot de gourmandises.

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La vallée d’Iya

La vallée d’Iya est un des endroits les plus intéressants de Shikoku pour qui aime la Nature. Enfin, heu, il y a des gens qui n’aiment pas la nature??

Visiter cette vallée est compliqué sans une voiture. Heureusement pour moi, un car s’y rend mais il faut faire une réservation sur Internet 3 jours à l’avance, ce que je n’ai pas fait à temps. En contactant au culot directement la société Kotobus, je parviens néanmoins à obtenir une place pour le lendemain, par l’entremise de la sympathique et efficace Yagi-san. Elle me propose de régler le billet à un arrêt intermédiaire, à Kotohira, siège de la société. La maison me fait crédit! Le lendemain d’hier étant aujourd’hui, je me rends gaillardement malgré la pluie, au point de départ, pour prendre place dans un car bigarré. Mon nom est inscrit sur le registre du chauffeur, les informations sont bien passées entre la sympathique et efficace Yagi-san du back-office et l’équipe opérationnelle.

Le choc. Je me rends compte que je représente un tiers des vivants dans ce car. En plus du chauffeur il n’y a qu’un autre passager, de type femme, quand nous partons. Cependant il y a de nombreux autres occupants à l’arrière du car. Et ce ne sont pas des chiens, chats, chevaux, chèvres, tamagotchi ou poissons rouges. Ce sont des poupées de chiffons rembourrées et de taille humaine. Et habillées. Nous voyageons avec des épouvantails. Au moins ils ne chahuterons pas.

Ces poupées viennent d’un village appelé Nagoro, et c’est quelque chose de bizarre voire dérangeant. Par certains côtés cela me rappelle les mannequins de latex de la série The Leftovers [top 5 meilleure série ever].

À Kotohira, que j’ai visité hier, et qui est aussi sur le chemin de la vallée d’Iya, la sympathique et efficace et mignonne (Je m’en rends compte, maintenant) Yagi-san monte pour me remettre de la documentation en anglais et me déposséder en sa faveur de 5000 yens. J’oublie de lui remettre le petit cadeau que j’avais mis dans mon sac à son intention. Un couple nous rejoins dans le car. On passe à cinq, mais si les épouvantails prennent vie, ils seront toujours en surnombre.

Le car peut nous déposer à plusieurs endroits dans la vallée d’Iya, tout en repassant 2 fois dans la journée, ce qui va m’offrir la possibilité de passer deux heures à visiter deux sites différents qui ont retenus mon attention.

Le premier est le Kazurabashi. Bashi veut dire pont, et Kazura c’est le mot pour “plante grimpante”. Il s’agit d’un pont de lianes. FOLIE! Non, vraiment, un pont de lianes (avec de grosses tiges d’acier dissimulées aux bons endroits quand même, pour éviter des morts). Quand on observe les gens en train de le franchir, s’agrippant aux bords, en avançant à la vitesse d’un escargot serrant très fort les fesses, en balançant des “kowaii” (pour “j’ai peur”)… on se gausse de ces poules mouillées. Mais dès les premiers mètres franchis on se demande si c’était une bonne idée.
Je pense que mon neveu Laszlo aurait été comme fou.
Moi j’étais comme pas rassuré.
Il faut regarder ses pieds, car l’écartement entre deux planches est parfois plus grande que la longueur de mes chaussures. Ou alors il porter des chaussures de clown, ou s’appeler Guigui et chausser du 1000.

Après avoir passé cette épreuve, les alentours proposent une belle ballade, qui longe les gorges en passant dans les bois. Il n’y a pas foule dès que l’on s’écarte du pont et d’une coquette cascade toute proche. Il me suffit de surveiller l’heure pour revenir au parking lorsque le car repasse.

30 minutes à serpenter sur la route sur des lacets, et le car me dépose à un endroit des gorges où l’eau est plus profonde. Sur le chemin, en contrebas, on peut admirer ceux qui s’add-on au rafting. Une pensée pour Laurent et sa famille qui n’auraient pas boudé leur plaisir. Je ne vais de mon côté pas bouder le mien pour une sortie sur l’eau bien plus pépère.

À certains endroits dans la vallée d’Iya les couleurs de l’automne s’avivent. Elles arrivent ici en avance par rapport au reste de Shikoku, du fait des températures plus basses. Mais le pic ne sera pas atteint avant peut-être 3 semaines encore.

Derrière ce regard d’acier se cache un cerveau en ébullition qui vient de comprendre la vanne géniale qu’il y a derrière le titre “SAFETY LAST” du film d’Harold Lloyd

Alors que nous retournons au terminal des bus de Takamatsu, je décide de donner au chauffeur du car le petit cadeau que j’avais prévu pour la sympathique et efficace et mignonne Yagi-san. Il ne s’agit pas d’une montre Quartier, mais d’une petite boite d’une quinzaine de caramels au beurre salé. J’amène toujours quelques exemplaires de petits présents pour remercier de menu service rendu, comme par exemple quand on m’aide à remplir un formulaire pour un service de livraison. J’en aurais d’ailleurs besoin demain soir ou après-demain matin car il va bientôt s’agir de déplacer le camp de base et de quitter Shikoku. Mais il reste encore une journée. Et donc le chauffeur a été bien surpris quand je lui ai dit la formule consacré du “voici un petit quelque chose pour vous remercier” en japonais. Ça ne doit pas lui arriver souvent d’avoir un remerciement de cette forme. Il était très content, cela faisait plaisir à voir. Je l’imagine en ce moment même, la larme à l’oeil, alors qu’il est train de déguster le premier caramel de la boîte, à la fois surpris du goût exquis et de la texture en bouche de ce bonbon solide et fondant mais dans lequel on peut quand même mordre. Je l’imagine me maudire alors que dans 2 minutes son plombage va se faire la malle.


Merde, il connait mon nom.
Et il a des potes épouvantails.

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Kotohira et jardin Ritsurin

À vol d’hirondelle (européenne), Kotohira, se trouve à une trentaine de kilomètres de Takamatsu. C’est une petit ville connue pour abriter un temple du pèlerinage de Shikoku.

Je m’y rends dans la matinée, qui a mal commencée, c-a-d par l’apparition d’une migraine sauvage. Le ciel est lumineux néanmoins il ne fait pas trop clair et en ménageant mes effort ça devrait le faire en buvant régulièrement qui du café, qui du coca, qui du cola. 1h de train dans le Tape fesses de la locale compagnie Kotoden m’amène au coeur du village. Tout le trajet fut rural mais à cet endroit c’est le règne des échoppes de souvenirs, qui pullulent de partout Le lieu est extrêmement touristique, qui plus est un dimanche, et donc très différent de ce que j’ai expérimenté lors de mes deux précédentes sorties. Le train était d’ailleurs rempli de groupe d’amis, d’amoureux, ou de couples qui sauvent les apparences alors que leur couple bat de l’aile. Se joignent à la cohorte des groupes organisés probablement arrivés en car ou déjà sur (Jean-Vincent) place. Toujours peu de blancos parmi les touristes, hommage à Emmanuel Valls tant qu’à citer des politiques complément nazes.

Pour arriver au temple Kotohira-gû, il faut gravir des marches, plein de marches, des tas de marché, trop de marches. C’est un peu le signe de ce voyage…

Sur la première partie, La présence des boutiques de part et d’autres permets de s’arrêter régulièrement. La foule empêche de progresser vite de toutes façons.

La frustration est là sous 3 formes: La tête, les efforts faisant pulser mon sang dans les tempes plus que de raison. Les genoux et les cuisses remplies d’acide lactique (j’aime utiliser ce terme, ça me donne le sentiment d’être sportif). La dernière raison, c’est la fierté: Dur de se faire dépasser par des (beaucoup) plus vieux que moi.

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img_20191110_121221img_20191110_120447L’ascension du phare d’Eckmühl à côté c’est Pipo et Molo font du ski, bonne nuit les petits, un suppo et au lit. Si la vue en haut du phare est vachement plus impressionnante, il n’y a pas de temple au sommet.

Et repartant vers Takamatsu, je descends au Ritsurin Kôuen, dit-on l’un des plus belles jardins du Japon. Je trouve que le jardin visité avec Valentine en 2015 à Kanezawa était plus belle encore, mais le jardin Ritsurin est beaucoup plus vaste, avec 6 ou 7 étangs.

Billet plus court aujourd’hui, pour reprendre des forces et repartir de plus beau.

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L’île des démons, Megijima

Aujourd’hui, direction la mer intérieure, au nord. J’envisage de visiter deux îles, reliées par le même ferry: Megijima et Ogijima. Le port est à trente de minutes de l’hôtel et en m’y rendant je devine que le temps du jour sera aussi Clément que peut l’être Hugo. Mais petit désillusion, le ferry opère toutes les deux heures et viens de partir. Mauvaise préparation, vérifier les horaires avant c’est mieux.

“Casse la tienne” dirait Béru, il y a le château de Takamatsu tout près d’ici. Il n’est pas impressionnant, mais il est bordé d’un parc, le parc Tamamo, qui lui vaut le détour. La plupart des arbres sont des pins, et sont taillés de façon particulièrement harmonieuse.

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Je n’ose pas imaginer le temps et la minutie nécessaire pour obtenir ce résultat, et pourtant la ville possède un jardin parmi les plus beaux du Japon (à c’qu’on dit), avec peut-être un soin porté sur les arbres encore plus extrême. Mais ce sera pour un autre jour. Le parc Tamamo possède aussi des parterres floraux assez kitch du genre “Welcome” écrit à l’entrée. On y voit aussi beaucoup de bonsai, dont certains tout “bébé” sont à vendre.

Le ferry pour Megijima part à l’heure, et la courte traversée est l’occasion d’avoir une belle vue sur les autres îles proches. La bien réelle île Megijima pourrait être l’île Onigashima -île aux démons- où se passe la légende du jeune Momotarô dans le folklore japonais. Ce garçon affronte des démons (appelés Oni en japonais) dans la légende, d’où leur présence ici. Les arrivants dans le port sont d’ailleurs accueillis d’emblée par un démon.

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L’attraction principale de Megijima, outre le panorama depuis son point le plus haut, est la caverne des démons. Elle se trouve proche du point le plus haut de l’île justement. Une navette, dans un sale état, est disponible pour rapprocher ceux qui préfèrent voyager pépère vers le point le plus haut de l’île. Je toise le passage du véhicule avec dédain, en prenant également le chemin vers le plus haut point de l’île par mes propres moyens. Quel con. Pas difficile de trouver son chemin, sur le bord de la route, régulièrement des petits démons en pierre confirme la direction. Et affiche aussi le kilométrage restant.

IMGP0489IMGP0502Sur ce que je pense être la fin du parcours, une bifurcation. Deux choix s’offres aux piétons: continuer sur la route, 900m, ou emprunter un escalier que l’on voit monter à un angle pas engageant. MAIS ça indique 300m. Je pendre l’escalier. Que con.

[Paragraphe pour ceux qui connaissant Dragon Quest] Pourtant, avant d’arriver dans une caverne des démons il faudrait faire un peu d’XP. Ces escaliers me semblait être le meilleur moyen de farmer un peu d’expérience justement, en plus de glaner un peu de loot. Et en haut de l’escalier il y aurait certainement un checkpoint. Macache bono.

La caverne ne présente qu’un intérêt limité, excepté celui de se faire des bosses en se cognant car il y a des passages peu large et peu haut. C’est surtout destiné aux plus jeunes, ce dont je ne.

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Au sortir, un ultime escalier permet enfin d’arriver tout en haut, avec une vue pas vilaine. Par contre suis-je réellement sur le point culminant? Pas question que j’aille comparer.

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Le temps de retourner au port en marchant sur la route et en luttant contre le chant des sirènes des escaliers, je ne croise qu’une poignée de courageux tricheurs en vélo à assistance électrique (la plupart des vélos de location que j’ai vu en sont pourvus). Il est trop tard pour aller sur l’autre île que je pensais visiter à la suite. Elle avait servi de décor au film Battle Royale.

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Shikoku première

Première étape de ce voyage, Takamatsu.

Ta-Ka-Ma-Tsu. On peut mélanger dans tous les sens ces 4 syllabes, ça donne toujours quelque chose qui sonne comme une ville japonaise. Comme pour la plupart des villes du pays en fait. Donc c’est pas tellement intéressant. Ça commence bien.

Première nuit à l’hôtel WeBase très calme. Pas un bruit même, à se demander si il y a d’autres occupants ou si tout le monde marche sur la pointe des pieds, sur la moquette. L’hôtel est très vaste, et accueille d’autant plus de monde qu’il y a de grands dortoirs façon auberge de jeunesse. L’hôtel possède sa mascotte, un chat. et il y en a une reproduction dans chaque chambre, sur un mûr, comme pour accueillir le voyageur qui rentre le soir tantôt fourbu, tantôt ivre, tantôt ni ivre ni fourbu mais 100% normal. J’ai toujours rêvé d’avoir un chat que j’aurai appelé “le chien”. Et là, ce chat sur le mûr je me demandais comment j’allais pouvoir l’appeler. Finalement je lui ai pas donné de nom, puisque quoi je l’appelle il risque pas de venir, il est peint sur un mûr.

Pour la première sortie, je décide de faire assez simple et de ne pas aller loin, juste un peu au Nord-Est de la ville pour voir 2 temples bouddhistes, chacun sur sa colline à lui. Il y a donc deux (Phil) collines. Luc, c’est pour toi.

Premier train de la compagnie nationale JR pour Yashima, puis un petit bus dans lequel je voyage tout seul, outre la conductrice, pour  Yashima-ji, le temple bouddhiste numéro #84. Outre ce n’est pas le nom de la conductrice. C’est encore pour toi Luc.

 

En arrivant sur le site de bon matin, j’ai aperçu moult cars de sortie scolaire, reconnaissables à des files d’écoliers qui en sortaient. Habillés tous, filles et garçons, avec la même tenue aux couleurs de l’école: casquette, jogging, veste de sport, gourde en bandoulière, sac à dos contenant le casse-croûte du midi et le porte-monnaie avec le bifton de 1000 yens que la maman aura donné pour acheter un souvenir de rigueur avant de remonter dans le car.

La vue au sommet de la colline donne sur la mer intérieur de Japon, coincée entre les îles d’Honshû, Kyûshû et Shikoku. Le ciel très bas et menaçant.

IMGP0185Sur l’esplanade qui surplombe la mer au Nord, un écolier particulièrement agité se mets à jeter des petits cailloux ou des bouts de terre par dessus la barrière le séparant de la végétation sauvage qui descend vers la mer (avec peut-être un chemin dessous). Un accompagnant lui cries dessus. Le garçonnet influençable avait peut-être vu un reportage sur Kerangoff à la télé.

Evidemment peu de temps après la descente, le soleil disperse, comme Raoul Volvoni, les nuages façon puzzle. Sous ces conditions 2.0, je redécouvre de nouvelles choses dans l’enceinte du temple.

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On voit ainsi mieux les détails de deux statues de blaireaux qui m’ont immédiatement fait penser à Jean-Paul et David du boulot. J’espère qu’ils comprendront. Sinon je suis mal, l’un peut tuer un homme à 20 mètres avec son attaque acoustique secrète et l’autre est l’autre est le responsable hiérarchique du responsable hiérarchique de mon chef.

Via le même bus que tantôt, mais dans le sens inverse (sinon ça se peut pas), je rejoins le Shikoku Mura, sis dans un bois dense. C’est un musée à l’air libre, exposant les particularités de l’architecture des bâtiments de Shikoku dans l’histoire. Les chemins montent et descendent, mais surtout montent. Les bâtiments ont été déplacés ou reconstruits à l’identique, mais ce sont surtout les intérieurs qui m’impressionnent.

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Ensuite, je repars prendre un train cette fois ne marchant, mais dans une gare de la modeste compagnie locale Kotoden. Le forfait ferroviaire “All Shikoku” que j’ai acquis couvre la compagnie nationale JR et la Kotoden, c’est Toubon. Je me rends à quelques kilomètres, à Yakuri, pour aller voir le Yakuri-ji, le temple bouddhiste numéro #85.

NANI!? Le premier temple de la journée était le #84 et maintenant on parle de #85… Sur l’île de Shikoku de nombreux temples bouddhistes ont un numéro car ils font partie d’un pèlerinage (Henro) consistant à visiter les 88 temples du parcours. Pour les bouddhistes japonais c’est du même ordre que le chemin de Compostelle. On les reconnait habillés de leur tenue blanche et d’un “chapeau chinois”.

Comme tout à l’heure ça monte, ce qui ne serait pas bien grave en bus, mais je monte en chaussures là. Un funiculaire évite de faire la totalité du trajet dans la souffrance. J’y suis l’unique passager, pour deux employés de la compagnie dans la cabine. Pendant les 3 ou 4 minutes de l’ascension, après le laïus de sécurité du début et avant le laïus de sécurité de la fin, c’est une bande audio qui est diffusée, avec un son d’un autre âge. Cela ressemble à de l’Enka mais je ne comprends aucun mot qui pourrait m’aider à retrouver le titre après, parce que c’est formidablement bizarre. Je demande le titre à la fin, qu’on me donne comme: “i-ro-ha”. Une recherche pointe sur une chanson de Vocaloid, mais c’est aussi (d’abord) un célèbre poème.

Le Yakuri-ji est plus petit que le premier temple, mais j’y croise plus de pèlerins que pendant le reste de la journée. Mais pas un petit écolier.

 

A la fin du parcours, en arrivant sur un belvédère qui donne une vue différente sur les abords de Takamatsu, on trouve une statue de Kûkai a.k.a. Kôbô Daishi. Le bougre bénéficie d’une vue pas vilaine pour ses vieux jours. Et l’éternité c’est long, surtout vers la fin.

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Content de la première journée, je suis rentré tôt ce soir, au menu diverses denrées achetées dans un combini et grignotées en rédigeant ce billet qui me semble plus long que d’accoutumée.

Mais du coup je n’ai pas encore croisé mes premiers salarymen bourrés.

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Japon++;

4 ans que je n’ai pas repris le chemin du Japon. Boudiou.

2016, 2017 et une partie de 2018 auront été pour moi une période que d’aucun qualifierait de période introspective. C’est joliment formulé. Néanmoins “bonne grosse période de merde” est plus juste. A un moment dans la vie, on peut avoir besoin de rester au fond de son lit pendant 2 ans et demi, avant de pouvoir pratiquer à nouveau des activités sociales de base, comme descendre relever son courrier, aller acheter le journal de l’autre côté de la rue, parler à des gens.  Une Total Eclipse of the Mind comme dit une chanson des années 80 où il y a du vent dans les cheveux (ou me trompe-je de titre?). Sérieusement, il aura fallut du temps pour parvenir à me relever. Mais le résultat est là: Exactement un an après une première grosse victoire, la reprise du travail, peut se concrétiser la reprise des voyages au Japon. Mieux que la reprise des chaussettes.

Perceval dirait “Merci mon cul”.
Je dirais plutôt “Merci la Science, merci la Vie, merci la France, merci les Amis, merci la Famille. Et merci à un triumvirat médical de choc, 3 certaines Aurélie, Christelle et Gaëlle

4 ans après un voyage merveilleux accompagné de ma filleule Valentine je m’apprête à remonter dans un avion en partance pour le pays d’Hideo Kojima. Le duo laisse place à un groupe constitué d’une personne. Même deux fois moins nombreux on va, tous les uns que je suis, prendre du bon temps quand même. Ça va être mieux que de rester assis devant la tv, même si elle est allumée.

Décalage dans une heure et des brouettes. 12H dans une conserve volante, suivis de formalités aéroportuaires de type immigration, douane, navettes entre deux terminaux, re check-in pour un vol domestique-au-timing-un-peu-juste-mais-c’est-le-Japon-ça-va-passer-crème, pour le point de départ du séjour: TA-KA-MA-TSU.

 

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Fun à Tôkyô

Pour ce dernier jour complet, nous sommes restés à Tôkyô par crainte de la pluie, qui n’est au final pas venue. Pas de dernière promenade nature, mais du shopping pour entamer la journée. Quartiers d’Harajuku puis de Nakano pour y parcourir les nombreuses boutiques de goodies divers. Le petit magasin d’affiches de films découvert la dernière fois n’avait malheureusement pas de nouvelles affiches intéressantes dans le genre chambara. Sur place, on se refait un petit ramen.  Ça paye pas de mine, il n’y a qu’un comptoir et une douzaine de place. Ici aussi on commande à l’entrée sur un automate. Je m’incline, Valentine est la plus rapide encore pour finir son énorme bol de délicieuses nouilles.

Nous allons après à Round One, un espace qui est à la fois une salle d’arcade, de Karaoke, de bowling, etc. Pour le karaoke, il y a 2 heures d’attente. Sans nous. Le bruit de la partie arcade est assourdissant, on perd des neurones à chaque seconde qu’on y passe. On teste les Purikuras. Malgré le manque d’explications on parvient à ressortir de ce photomaton du futur et terriblement amusant avec quelques vignettes photos autocollantes bien ridicules.

Pour la seconde fois du séjour nous retournons au Onsen.  On se donne plus de temps qu’il y a 10 jours pour le bain. S’ensuit quelques ramune et une softcream (glace “à l’italienne”) vanille-thé vert, qui est devenu notre parfum fétiche il y a déjà plusieurs jours. On est toujours aussi maladroit aux machines à pince. Ainsi qu’au lancer de shurikens.

En fin d’après-midi, nous revenons à Shimbashi, en étant au tout premier rang du Yurikamome, le monorail qui fait le lien entre Odaiba et Tôkyô. À défaut d’avoir pu s’exercer au karaoke dans l’après-midi, on s’en fait un le soir. On a un box à nous au 7éme étage: C’est assez jouissif de ruiner les chansons proposées en chantant à tue-tête, en contemplant les lueurs de la ville en contrebas. La réservation de une heure passe trop vite, alors quand 5 minutes avant la fin de la réservation, l’accueil nous annonce qu’il faut bientôt partir, je demande une prolongation de 30 minutes. Le répertoire fut occidental, à l’exception d’une chanson de The Pillows, car c’est un peu coton d’utiliser le logiciel en pur japonais. Pardon à David Bowie, Green Day, Michael Jackson, aux Beatles. Par contre c’est bien fait pour Céline Dion.

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Bain à Kamakura

C’est toujours un plaisir de revenir à Kamakura, une ville chargée d’histoire mais aussi une station balnéaire pour les tokyoïtes. Notre visite des lieux commence au Engaku-ji, fameux temple Zen, à quelques encablures de la petite station de train Kita-Kamakura. On surprends quelques cérémonies lointaines en traversant l’endroit: On entrevoit des moines, mais surtout on entends des mantras.

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Un peu plus bas, le temple Shintô Tsurugaoka Hachiman-gû (celui là pour le prononcer, il faut prendre sa respiration avant) domine la ville et les premières artères marchandes. Pas de mariage en vue quand nous passons. C’est à cet endroit, il y a 4 ans, que j’avais placé un Ema pour que Valentine puisse un jour venir au Japon. Merci Dieu-ou-entité-Shintô, c’est réalisé. Tu peux passer au vœu quelqu’un d’autre. C’était notre rubrique nostalgie et roudoudou.

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Pour midi, ce fut Donburi. La spécialité du coin, c’est le donburi shirasu (tout piti piti poissons). En entrée, j’ai eu droit à quelques morceaux de pieuvre. Les âmes sensibles peuvent ne pas cliquer sur la seconde photo.

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Après ce repas, où j’ai eu ma revanche sur Valentine (voir le billet d’hier) on continue à descendre vers la mer, pour atteindre la plage de sable noir d’Yuigahama. Elle est bondée! Par endroits les parasols se touchent et nous devons marcher avant de trouver de la place pour installer nos deux malheureuses serviette. À la baille!! L’eau du pacifique est également très très chaude. Il y a des vagues, et la plupart des gens sont dans l’eau. On ne compte pas les bateaux pneumatiques et les bouées. On s’amuse bien. Point très positif: Pas de méduse en vue.

En quittant la plage, nous allons voir le Daibutsu, Bouddha géant en plein air. On peut même entrer dedans, mais non merci.

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Rentrés à Tôkyô, nous allons dans le quartier d’Akihabara. C’est la première fois pour Valentine, qui se sait plus où donner de la caboche dans les magasins de goodies du genre Animate, Cospa ou autre. À certains endroits je fais attention car au détour d’un étage les magasins de ce quartier abritent souvent des sections pour adulte… qui peuvent rapidement décoller les rétines les plus chastes. Un truc pour reconnaître ces étages: les gens qui en descendent baissent généralement les yeux.

Nouveau restaurant pour le repas du soir: Le Ueno Namaste. Et oui, comme son nom l’indique c’est un restaurant indien. Très bon butter chiken et nans de 60cm.

Demain nous souhaitions faire une dernière sortie nature, mais la météo prédit de la pluie sur tout le Japon, nous resterons donc à Tôkyô, où c’est plus facile de s’abriter.

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