Arukou, Arukou

De moyennement bon matin, nous entamons notre premier jour, avec un passage technique à la gare pour récupérer nos passes de train, et manger un morceau. Sous une chaleur difficile à supporter, nous allons dans le quartier d’Asakusa qui abrite le Sensô-ji.

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L’endroit est bondé de monde, principalement des touristes, mais il suffit comme souvent de s’éloigner de quelques dizaines de mètres pour être plus au calme et voir des jardins, statues, bassins à koi et d’autres autel délaissés par la majorité des visiteurs. Au cours de la journée nous boirons beaucoup, et mangerons aussi de la glace pilée assorti de sirop divers. Goût Melon pour Valentine, goût Ramune pour moi. Petite pensée pour l’ami Steven (repasse à la maison un soir, il y a a au frais).

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Collé au bouddhiste sensô-ji, se trouve un temple Shinto. En y passant, nous surprenons un mariage traditionnel. À la fin de la cérémonie qui se déroule en plein air, les mariés ont la gentillesse de prendre la pose quelques secondes pour les objectifs intéressés.

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Nous allons ensuite vers la Tôkyô Skytree, tour haute de 600 mètres et des brouettes. En bas de celle-ci se trouve un immense centre commercial, avec moults magasins intéressants pour l’Otaku en goguette: Jump Store, Rikulaland, Asahi TV Store, Cheese shop. Nous profitons de la climatisation des lieux pour recharger nos batterie, sous la forme de plats de Curry: Beef Curry et la spécialité de la maison Tokyo Champ, le Makenai Curry. On peut traduire ça par “Je ne perdrais pas, Je n’abandonnerai pas”. Pas parce que c’est fort, mais parce que c’est copieux.

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En sortant de la galerie commerciale, nous tombons sur un Donguri, magasin à la gloire des studios Ghibli. Ça fait mal au porte-monnaie. Un rapide passage dans la verdure du parc qui encercle le palais de l’empereur, ou il n’y a pas grand chose à voir, des douves exceptées, et nous allons avant l’heure de pointe à Shibuya.

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En quelques heures, Valentine aura pu voir plusieurs ambiances radicalement différentes de la capitale. Shibuya grouille de monde, ça clignotte de partout, et ça fait beaucoup de bruits. Impossible de trouver place assise au meilleur spot, le Starbucks (j’ai lu quelque part que c’était celui le plus rentable au monde). Nous passons par un Book Off et un magasin de goodies de /.*Metal/ que n’aurait pas renié Marina et Dom, ou Xavier et Fañch, qui sont aussi habitués du Hellfest que du Longchamp.

Pour finir la journée, nous retournons au même endroit qu’hier pour assister au second et dernier jour de l’O-Bon. Le matsuri est une expérience unique. Nous nous sentons autant sur une autre planète que pourraient l’être 2 japonais qui découvriraient un fest-noz le jour de la fête du port de Kérity, quand Thérèse improvise un pline. Sur un hautel, en auteur, ou l’inverse, se trouve un percussionniste qui bat la mesure sur des chansons traditionnelles, et quelques danseurs. Tout le monde peut participer, en yutaka ou habillé comme à la ville. Valentine ne se fera pas priée pour s’y essayer à un moment.

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Sur place nous mangeons un Udon. Le baptême de baguettes en terrain nippon est réussi. Deux heures plus tard Valentine découvrira aussi les takoyakis. “Hum, c’est vachement bon” crois-je me rappeler.

Nous restons jusqu’à la fin des festivités. Une super soirée donc, avec un côté assez comique: Le fait que le répertoire de chanson ne soit constitué que de 5 ou 6 titres qui passent en boucle. Quelqu’un aurait-il oublié des CDs? Comme il n’y a aucune raison que vous ne profitiez de l’ambiance, voici un petit extrait:

J’ai aussi eu l’agréable surprise de retrouver le chant et la chorégraphie montré par Michiko et Sakura il y a quelques mois. 🙂

Il y a de grandes chances que nous ayons encore ces chants demain dans la tête.

Quand à vous, saurez-vous deviner à quoi fait référence le titre de ce billet? Hint: on a beaucoup marché.

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Retour, pas tout seul

Voilà deux ans que je n’étais pas revenu. Accompagné cette fois de Valentine ma nièce et néanmoins filleule, l’objectif premier de ce voyage sera de lui faire découvrir le Japon. Ce sera l’occasion de retourner voir des endroits qui m’ont marqués, pour en partager la (re)découverte, mais aussi ça et là de tenter de nouvelles choses.

Cette première soirée après un long vol est très similaire à ma première soirée sur place. Malgré la fatigue du voyage, l’énervement et la joie est telle qu’on n’a qu’une envie une fois les valises laissées à l’hôtel, ressortir dans Tôkyô.

Oubliant même de prendre un appareil photo avec nous, nous allons à la gare de Hamamatsuchô, par laquelle nous sommes déjà passé en prenant le monorail qui vient de l’aéroport, pour nous diriger vers la tour de Tôkyô. En marchant nous croisons des groupes de jeunes filles en Yukata et des groupes de femmes mûres en habits traditionnels, mais plus folkloriques. Le temple Zôjô-ji qui se trouve au pied de la tour accueille en effet un matsuri. Celui-ci est malheureusement fini pour ce soir, mais renseignement pris il aura également lieu demain. On le note. L’occasion de manger de bonnes saucisses de Francfort (véridique) ou des denrées plus nippones.

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En montant au premier observatoire à 150m, puis au second encore plus haut, je retrouve dans les yeux émerveillés de Valentine la même sensation j’avais ressenti lors de ma première venue, et que j’ai toujours. L’occasion aussi de vérifier la gentillesse des japonais. Un monsieur a qui nous avions demandé de nous prendre en photo est revenu plus tard équipé d’un flash portatif qu’il avait dégotté, pour aider le pauvre capteur de mon mobile, à faire une photo qui ne ressemble pas à une peinture de Munch.

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Déjà dans les premières gares traversées, les premières rues et les premières enseignes vues, le choc est bien là. Cela devrait continuer de plus belle demain, après une nuit bienvenue.

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Dernier jour, le mont Takao

Voilà la fin de ce voyage, et pour ce dernier jour je souhaitais repartir un peu dans la nature. Le mont Takao est tout proche de Tôkyô, et s’il ne fait que 599m il est couvert d’une dense forêt propice à des températures supportables.

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En sortant de la gare, je m’adresse à un petit bureau d’informations, où les 2 employés me couvrent de cartes et d’explication sur les chemins de randonnées possibles pour se rendre au sommet. Ils m’en conseillent un qui fait 6 Km. Casse la tienne, comme dit Béru. D’après un plan en anglais il s’agit d’un “course for a true nature experience“. Pas mal. D’autres chemins sont plus rapides, avec même un téléphérique qui mène à mi-hauteur.

Le chemin que je prends, si on est loin des pourcentages du Mont Fuji, est pentu mais agréable, il faut juste faire attention aux grandes racines sortant du sol qui font comme un escalier. En marchant je réalise que le parcours ne fait pas 6 km mais un peu plus de 3 km: Le #6 était le numéro du chemin de randonnée. Mouais, j’ai encore des progrès à faire.

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Ici, à mi-parcours, il est marqué 1.6 Km / 3.1 Km. Et oui, ici les nombres ne sont pas toujours écrits en chiffres arabes. C’est notamment le cas pour les prix dans certains restaurants au fin fond des campagnes. Ou dans les très nombreux salons de voyance qui ont pignon sur rue.

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Je parviens au sommet en environ une heure, en marchant bien vite quand même. La vue est bouchée, comme souvent en été. Je redescends par le chemin “classique” au temple bouddho-shintoiste (et oui!) Yakuoin. Le chemin là est large et bétonné. Trop facile.

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Le Yakuoin est un grand complexe. Il y a énormément de boutiques dans son enceinte, pour acheter différents produits religieux  ou quelques souvenirs. Il y a plein de petits trucs ici qui font le bonheur des enfants: des roues en pierre à faire tourner, ou des Shakujô où on peut faire bouger les anneaux.

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Et puis il y a une grand nombre de statues. Bouddha bien sûr, mais aussi des tengu le long du chemin. En redescendant, une fille était loin devant moi qui s’arrêtait devant chacun d’eux pour s’incliner. Quand je l’eût rattrapée, si j’avais su comment, je lui aurais bien dit: “Eh! Mam’zelle, t’en as oublié une 500m plus haut”.

Les tengu sont si populaires ici, qu’ils en font même des gâteaux.

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En revenant en ville, je suis allé à Nakano, histoire de voir à trouver quelques figurines et autres petits items sympa. Je suis tombé sur un magasin génial spécialisé dans les vieilles affiches de films japonais: films de guerre, de samurai, de kaiju, etc. Je ne sais pas dans quel état vont revenir ces affiches. Fichtre, la valise risque d’être difficile à fermer une nouvelle fois, même en abandonnant des affaires ici. J’ai en effet discrètement laissé un sac à côté de la planque d’un SDF ce matin. Oui, en douce, histoire d’éviter le gros vent que je m’étais pris la dernière fois en en abordant un.

Demain je me rends à l’aéroport en fin d’après midi pour décollage à 21h55. Assez de temps encore donc pour aller glander à Akihabara par exemple.

Et sinon, update du billet d’hier: J’ai découvert le mot exact, la procession que j’ai vu était le déplacement d’un Mikoshi.

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Kawasaki

Ce dimanche, j’ai fait un tour dans la ville de Kawasaki, prise en sandwich entre Tôkyô et Yokohama. Elle n’a rien à voir avec le constructeur de motos.

Mais pour commencer, je me suis rendu à Ikuta, dans le cimetière de Shunjuen, là où sont enterrées les cendres de  Toshirô Mifune. Je suis fan de ses films de samurai, et Mifune est aussi une référence avec l’ami Bertrand, co-créateur avec moi du concept de totowiki. Bertrand étant persuadé que tous les japonais sont énervés et parlent comme Mifune d’une voix rapide et gutturale.

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La tombe est parfaitement sobre et rien ne la distingue des milliers d’autres de ce grand cimetière. J’ai dû demander à un employé, qui m’y a gentiment conduit dans les allées. En cette période d’Obon, il y avait beaucoup de monde à entretenir les tombes ou venir se recueillir.

Dans Kawasaki, je suis tombé par hasard à un carrefour sur une procession: Un autel, qui semblait bien lourd, était transporté par plus d’un vingtaine de gaillards en costume, et accompagnés par une ribambelle d’autres gaillards. Il s’agissait probablement d’une fête locale. A plusieurs reprises les porteurs s’arrêtaient pour secouer l’autel dans tous les sens.

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Un peu plus loin, j’arrivais au Wakamiya Hachimangû, un temple shintô consacré à la fertilité. La plupart des emas accrochés représentaient des bébés, le texte inscrit étant pour demander les bonnes graces des Dieux. Mais ce qui est… particulier c’est que le symbole affiché de la fertilité est tout sauf subtil ici. C’est bien ce que vous croyez en bas à droite de la photo.

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Note: ce petit temple shintô partage sa cour avec une école primaire.

Non loin se trouve le temple bouddhiste Kawasaki Daishi, très populaire.

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Dans le temple principal, il y a avait au même moment une cérémonie qui semblait être privée. De nombreux pavillons, une grande pagode, un étang et des statues de toutes tailles, c’est assez grandiose.

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À la sortie du temple (ou plutôt à l’entrée, c’est moi qui suit entré par la sortie je pense) il y a une grande artère marchande. Dans la première boutique, une dame insiste pour me faire goûter un échantillon de sa spécialité. Je goûte. Elle a l’air inquiète, mais je lui dis que c’est bon. C’est pas terrible, Une sorte de pâte farineuse goût cacahuète. Je n’ai pas retenu le nom. Dans la deuxième boutique et les suivantes, idem, on m’offre à goûter le même truc, mais là je décline poliment: kekkou desu.

Par contre, j’ai à cet endroit là l’occasion de goûter pour la première fois à un Ramune. Surtout connu pour la bille au milieu de la bouteille. Au goût c’est quelconque, mais cette boisson est un symbole de l’été ici.

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Et il s’agit là du 60 billets sur le blog. À ce rythme il faudra encore 2 voyages pour dépasser la centaine. Demain dernière journée complète avant le retour mardi soir.

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Sumida et Comiket 84

Après une nuit réparatrice, et sans crampes sadiques aux mollets, j’ai pris tôt ce matin la direction d’Asakusa. Déjà visité, mais parmi les boutiques aux abords du Sensô-ji, je pensais pouvoir acquérir quelques souvenirs.

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Peine perdue, la plupart des échoppes de ce “temple du merchandising” ne sont pas encore ouvertes. Je remonte alors la Sumida, direction Odaiba. Les quais bordant le fleuve sont jolis. Les sans-abris sont à la fois nombreux et discrets.

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C’est la première fois que je me rends à Odaiba par l’est, ça fait une trotte, mais ça me permet d’arriver au Tokyo Big Sight vers midi, 2h après l’ouverture des portes du Comiket d’été 2013. Si vous suivez mes pérégrinations depuis le début du blog, vous vous rappelez peut-être du Comiket 2011. Ça n’a pas changé: Ambiance, monde et chaleur de folie. Si la culture pop japonaise vous laisse de marbre, vous pouvez arrêter là la lecture de ce billet.
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Dans les gigantesques halls où les cercles de doujinshi vendent leurs créations, je constate 90% de filles. Et oui, ce premier jour est consacré principalement au lectorat féminin, et donc il y a pléthore de yaoi. Pas trop ma came. Mais je ne suis pas venu au Comiket #84 pour acheter des produits, mais pour voir les cosplayers.

On est toujours autant surpris du design des costumes, du soin apporté à prendre des poses réalistes du point de vue des personnages que l’on joue, et en général de la gentillesse des cosplayers qui acceptent facilement de poser pour 10 ou 20 personnes d’affilées, ou pour plusieurs personnes à la fois. Il est de bon ton de ne pas prendre de photos “à la dérobade”, mais toujours demander l’approbation avant, ou du moins se signaler si il y a une session de shoot en cours. Un simple “onegaishimasss” suffit.

Dans la série de photos qui suit, saurez-vous reconnaitre tous les personnages, ou au moins les séries. J’ai sélectionné des choses plutôt connues. Si, si.

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Il y avait des choses beaucoup plus exotiques, ou what-the-fuck… Comme des cosplays de Hentai Kamen dont je vous fait grâce. Ou Homer, avec un message à faire passer en sus: Il n’y a donc pas de diffusion TV hertzienne des Simpsons au Japon.

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Un groupe un peu plus pointu était consacré au jeu vidéo orrifique Silent Hill 2. Plusieurs infirmières zombies et des pyramide heads qui devaient transpirer sous ce déguisements.

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A la fermeture du Comiket, je me suis rendu dans les grands centres commerciaux d’Odaiba, notamment pour voir le Gundam Store. Il y avait en cette fin d’après midi un nombre assez incroyables de personnes en Yukata.

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Il semblait y avoir un mouvrement des gens vers le nord, comme un bon lemmings j’ai suivi et vu une foule immense massée sur les quais, face au Rainbow Bridge. Un grand feu d’artifice allait avoir lieu après 8h. Mais par flemme d’attendre, surtout debout vu que tous les bonnes places assises sur l’herbe étaient prises, j’ai choisi d’aller une nouvelle fois dans le Onsen kitsch et sympa à proximité.

Là aussi il y avait foule. Avant d’entrer dans les bains, il faut bien sûr se laver. Pour cela il y a des emplacements avec tabourets face à un robinet, jet douche, savon, shampooing, seau en bois. Il y en a 3 box de 12, c’est beaucoup! Et bien tous étaients pris. Ce fut très étrange de devoir fait la queue 10 minutes, à oilpé, en attendant qu’un des 12 culs nus devant se lève et libère un spot.

Dans un des bains extérieurs, on entendait au loin les pétards. mais sans en voir les lueurs. Ensuite, j’ai enchaîné Yakisoba, Anmitsu et glace mangue-thé vert. Avant de rentrer sur Tôkyô… En même temps que l’énorme foule qui revenait du feu d’artifesse-fice. Mais au moins moi je ne sentais (plus) la sueur.

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L’ascension du Fujisan

Le départ classique de l’ascension du Mont Fuji  se fait depuis une des 4 stations qui se trouvent aux alentours de 2300m, j’ai opté pour la principale, tout simplement parce que c’est la plus facile d’accès en car depuis Tôkyô.

Débarqué vers midi, on voit un nombre important de groupes prêt à partir. Il est habituel de manger un bout avant de prendre le départ, pour avoir des forces, et pour s’habituer à l’altitude avant l’effort.

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Je prends le départ vers 13h, juste après avoir appelé un refuge parmi les plus en altitude, pour sécuriser une paillasse et un truc à manger. On m’indique qu’il faut environ 5h30 pour rejoindre ce refuge. En ce jeudi, le temps est bouché, on ne voit pas du tout la vallée en contrebas. Par contre vers le sommet c’est dégagé, avec juste des nappes de brumes par moment.

Dès les premiers hectomètres, un groupe de jeunes chantent l’hymne du mont Fuji, que les japonais apprennent petits à l’école. Le ton est donné, et l’ambiance est super décontracté. Ce qui tranche avec l’équipement incroyable, aux couleurs pétantes, dont s’est muni chacun. Je dépareille un peu à côté.

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J’atteins comme annoncé le refuge peu avant 18h, il fait déjà plus sombre. La montée est fatigante. Par endroits il faut s’aider de ses mains pour franchir de gros rochers et garder l’équilibre. Si j’ai des gants, je regrette vite de ne pas avoir acheter un bâton ou deux.

La progression est surtout uniforme: Certains passages sont étroits, et il y a tant de monde qu’on progresse bézu-like, à la queue-leu-leu.

Dans le refuge, nous sommes probablement 80 à 100 personnes, avec diner par petit groupe assis sur le tatami de la salle commune devant des bancs faisant offices de table. Le repas: Curry avec une bonne portion de riz, et un knacki façon Herta. J’ai pour voisins de table Aki qui travaille dans le refuge, et Risa et Satomi deux amies qui font la montée pour la première fois aussi. Risa est d’Hokkaido et n’en revient pas j’ai visité sa terre natale. Dans un mélange peu orthodoxe d’anglais et de japonais on parvient facilement à se comprendre et on se marre bien.

Puis c’est le dodo, car nous allons nous lever à 1h30, afin de faire avant le lever du jour la fin de l’ascension. Nous ne dormons pas dans des bannettes, mais l’un à côté de l’autre. Tout le monde joue un peu des coudes. Autant dire que si on se repose, on ne dors pas.

En me levant vers 22h pour aller aux cagoinces, je vous un peu partout les lueurs des lampes de courageux, ou de retardataires, qui continuent la montée.

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J’atteins le sommet un peu claqué vers 4h, soit 55 minutes avant le lever du soleil, et on se pèle grave les miches en l’attendant. Au loin les nuages ont déjà des couleurs, on voit les lueurs de villes proches, et surtout, quelques centaines de mètres plus bas, le balai des lampes de grimpeurs qui ont moins d’une heure maintenant pour nous rejoindre.

Il y a tellement de monde, qu’il n’y a pas besoin d’une lampe frontale par personne pour voir suffisamment où l’on marche. Ce n’est pas vraiment dangeureux.

10 minutes avant le lever du soleil, les couleurs sont magnifiques, et on distingue déjà la zone des lacs, à l’est, en face de notre point d’observation.

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Quand le soleil arrive, tout le monde est énervé. La fatigue et le froid sont oubliés instantanément. On a droits à des  kawaii! (“mignon”). Mais bon, au Japon un étron peut être kawaii s’il en forme de cochon d’Inde, alors un soleil qui se lève vu à 3776 mètres d’altitude, vous pensez si c’est kawaii.

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Le point rouge qui monte dure quelques minutes… Pendant lesquelles est diffusé l’hymne que chantaient les enfants quelques 12 heures plus tôt. Et oui, parce qu’au sommet il y a quand même quelques boutiques. Et ben le coca en haut du Fuji, s’il est cher, est meilleur marché qu’à Roissy. Mais là c’est surtout le chocolat, le café et le thé chaud qui avaient du succès.

Rapidement, il fait plein jour, et j’en profite pour faire le tour du cratère… ce qui prends tout de même 90 minutes. Par bonheur rapidement la température prends quelques degrés bienvenus.

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C’est plutôt étonnant, de par la couleurs des roches ont se croirait sur la lune, ou sur mars. Ce qui tranche avec le ciel, d’un bleu magnifique.

DSCF2575Le “sommet” officiel, de l’autre côté de notre point à l’est, a du succès. On y trouve à proximité un bureau de poste ouvert pendant l’été, entre 6h et 14h. Mais comparé à mon estimation de 1000 à 1500 personnes qui ont fait l’ascension complète ce matin, il y a peu de gens à rester à sommet

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Bien sûr, tout autour du cratère, on trouve des torii et autels Shintô. J’ai été également impressionné de voir quelques personnes vraiment bien âgées. Quel courage, la montée est pourtant fatigante. J’ai aussi vu l’arrivée au sommet, probablement d’un père et de sa fille, exténués, qui se sont tombés dans les bras l’un autre en franchissant le torii marquant la fin.

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Vers 7h, je prends le chemin du retour. On ne fait pas le trajet aller en sens inverse, un chemin dédié à la redescende à été fait au bulldozer. Littéralement.

Et c’est là le seul point noir de cette ascension: La descente. Ce fut moins fatigant que la montée, mais beaucoup plus stressant: on dérape pas mal, je me suis retrouvé assis à deux reprises sur les grosse fesses. Les occasions de se tordre la cheville sont nombreuses. Et les genoux dégustent. J’ai mis 3h15 pour faire la descente, et j’ai été doublé par beaucoup de monde. Rien que pour la descente, je ne crois pas que je referais l’ascension du Fujisan. Mais c’était un challenge, et je suis heureux de l’avoir accompli.

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Et par chance, un car avec de la place repartait pour Shinjuku à peine 15 minutes plus tard, j’ai donc déjà pu somnoler pas loin de 2h30 avant de finir le trajet en train et rejoindre Ueno et mon hôtel. Où je m’apprête après une douche et la rédaction de ce billet à entrer en sommeil pendant au moins 10 bonnes heures. Oyasumi nasai.

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Demain le grand jour

Pas grand chose d’intéressant à raconter sur la journée d’aujourd’hui, passée dans le trajet entre Fukuoka et Tôkyô. Sitôt arrivé, je me suis rendu à la gigantesque gare de Shinjuku et en particulier à un comptoir de la compagnie Keio. Mon but étant d’en repartir avec une résa pour un car demain matin… Ce qui est chose faite! Youpi.

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Demain matin donc je retourne à Shinjuku prendre ce fameux car, qui va m’emmener à la 5ème station du mont Fuji, aux alentours de midi. Et là va commencer le dernier challenge que je m’étais fixé lors de ce voyage: Faire l’ascension du Fuji-san.

De ce point de départ, il faut parait-il 7h de marche, avec généralement une “nuit” dans un refuge à l’approche du sommet, pour finir l’ascension juste avant le lever du soleil. J’ai de toutes façons prévu ce qu’il faut pour me tenir au chaud, au sec, à l’abri de la faim et de la soif, etc. et s’il le faut, je suis prêt à passer la nuit à la belle étoile, confortablement assis sur des cailloux pointus.

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À Nagasaki, dernier jour sur Kyûshû

Les superlatifs manquent pour exprimer la chaleur en ce jour. Disons que mes coups de soleil ont attrapés des coups de soleil. Je viens de rentrer d’une journée passée à Nagasaki. En l’absence de Shinkansen (c’est prévu pour 2022), on s’y rend par un train méga classe, de nom et de look: Le Kamome. Intérieur cuir de série.

Nagasaki est un port, bordé de colline. Un téléphérique permet de monter en haut du mont Inasa. La vue de jour malgré la brume de chaleur est sympa, de nuit cela est paraît-il magique. À mon avis ça ne vaut pas la vue du mont Hadokate.

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De l’autre côté, à l’ouest, on voit la mer de Chine. Dans la cabine de téléphérique, à l’aller, je me trouve seule avec la jeune et charmante préposée aux commentaires. En plus d’assurer la sécurité, le rôle de cet emploi typiquement japonais est de commenter le trajet. Ce qui peut donner quelques chose comme: Désolée de vous avoir fait attendre, nous allons partir. Attention au démarrage, restez assis. Le mont Inasa fait 333m d’altitude, nous l’atteindrons en 5 minutes. À votre gauche se trouve le musée de la paix. À votre droite se trouve le port, nananinanana. Nous allons bientôt arriver. Nous sommes arrivés. Attention à votre tête. Merci d’avoir choisi ce téléphérique, à bientôt. Tout ceci avec des tournures de phrases extrêmement polies. Son boulot n’est pas palpitant. Toutes ses phrases sont scriptées, et alternent avec une traduction enregistrée dans la langue de George Bush, qu’elle déclenche avec une télécommande.

Mais aujourd’hui, c’est parti en sucette: La jeune et charmante demoiselle s’est emmêlé dans son speech en sautant des phrases. La traduction en anglais ne correspondait donc pas. Une fois, elle s’excuse, deux fois, elle bafouille. Puis prends le parti d’en rire. À l’arrivée nous sommes tous les deux pétés de lol. C’était surement un égarement lié à la chaleur, ou alors à mon mojo.

Notez: Cet emploi existe à plein d’endroit. Par exemple dans les ascenseurs des gratte-ciels ouverts au public disposant d’une terrasse observatoire. Un employé, généralement un modèle féminin, accompagne les gens qui prennent l’ascenseur en déclamant le même genre de script. À longueur de journée.

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Je sais que la suite de la journée sera moins désopilante, puisque je me rends au musée de bombe atomique. Ça commence intensément avec une première salle recréant l’ambiance de la ville avant le bombardement. Dans cette salle on entend un tic-tac stressant et incessant. La seconde salle expose des vestiges retrouvés après le bombardement: Tôles tordues, bouteilles fondues, et une horloge ravagées, arrêtée sur 11:02. Le tic-tac a disparu.

Les photos et vidéos montrant les ravages et les victimes sont évidemment difficiles à supporter, mais ce qui mouille le plus les yeux sont les nombreuses retranscriptions de témoignages recueillis peu après la bombe. Surtout auprès d’enfants.

J’ai aussi appris qu’une partie non négligeable de la population de Nagasaki était catholique. Et que de très nombreux coréens, enrôlés façon STO, avait péri pendant le bombardement.

Comme pour le musée à Hiroshima, un espace est consacré à la prolifération des armes nucléaires jusqu’à nos jours: Nombres d’ogives, nombres d’essais, tonnages. La France est super bien placée. Allez les bleus!

Le parc de la paix, proche, est plus joyeux, avec de nombreuses statues offertes par différents pays, et des grues en papier, Sadako Sasaki oblige. Des ouvriers s’affairent à monter des gradins: Les commémoration sont dans 3 jours.

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À la fin de la journée, je me suis rendu au sud de la ville, via un tram bondé, au temple Sukufuji. Il s’agit d’un temple bouddhiste zen. Oui, mais d’origine chinoise. Celui lui confère un look tout particulier. Par contre le gars qui vendait les billet à l’entrée ressemblait tellement à Anthony Wong que j’avais l’impression qu’il était des triades.

La ville de Nagasaki est vraiment très jolie, dommage de n’avoir pas prévu plus de temps à lui consacrer. Il faudra revenir à Kyûshû de toutes façons, avant 2022. Demain journée consacrée au trajet pour Tôkyô, à 1100 km de là.

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Sakurajima

Direction la ville de Kagoshima, au sud de Kyûshû, et l’île de Sakurajima. Celle-ci est en fait un volcan en activité. La dernière grande éruption date de 1914, mais tous les ans des centaines d’explosions se produisent dans les 3 cratères du sommets, avec des rejets réguliers de cendres et de petits cailloux.

Le trajet se fait peinardement en Shinkansen, Kagoshima étant le terminus des trains rapides en provenance d’Ôsaka. 5 minutes suffisent à récupérer un passe à la journée sur l’ensemble des transports du coin, avant même de quitter la gare. Pratique ce passe, mais son nom est assez naze: Welcome Cute. En tout cas, via un tram puis un ferry, l’île de Sakurajima est vite atteinte.

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À voir la côte, on comprend l’origine volcanique de l’île. Point de sable ou de rochers polis par les marées, mais de gros blocs noirâtres. Un peu partout sur l’île on trouve de grandes étendues de cendres.

À la descente du ferry, une petite curiosité à proximité: Un spa pour les pieds, ouverts en plein air. Je me déchausse et plonge les arpions dans cette eau vraiment très chaude… En faisant bien attention de laisser à l’écart ce qui peut tomber dans le bassin: téléphone, portefeuille. Je me connais. Pas besoin de serviette pour sécher en quelques minutes, il fait une chaleur étouffante. Le temps est orageux, on devine qu’à tout moment “ça peut pêter”, si vous me permettez cette flatuleuse expression. Vous permettez? Y’a intérêt!

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C’est un peu triste, mais en regardant vers l’intérieur de l’île de l’ile, je réalise que ce n’était pas le bon jour pour faire le déplacement. Les hauteurs sont perdues dans les nuages.

Néanmoins, je décide de me rendre à Yunohira, un point d’observation à l’intérieur de l’île, à environ 8 km. Il se trouve à moins de 400m d’altitude mais constitue parait-il un des meilleurs point de vue sur le sommet.

Malheureusement, il n’existe pas de chemin de randonnée indiqué, il faut suivre la route qu’empreinte les rares voitures et cars. Pendant “l’ascension”, je dois faire sur mes réserves de 50cl de flotte. Incroyable: pas un distributeur rencontré sur les derniers 5 km. J’en aurai même été jusqu’à reboire de cet infâme potage au maïs bu un jour à Sapporo!

Que d’efforts pour y arriver! Pendant la montée je ne croise pas une autre personne assez folle pour monter à pied (ou pire: en vélo).

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Parvenu au sommet, c’est un peu plus dégagé qu’au niveau de la mer, mais on ne distingue pas le sommet qui culmine lui à 1117m. Avant même d’admirer le panorama, je me rue dans le magasin de souvenir pour acheter à boire. Distributeur en panne. Hein? Ouatezefuk? Ouf, celui d’à côté fonctionne.

En prenant ensuite un p’tit café sur le site, et en repensant aux volcans, j’ai une amicale pensée pour Fañch, qui lui passait ses vacances au Kamchatka. C’est quand même plus roots.

Viens le moment de la descente. J’hésite moins d’une seconde à repartir à pied quand je vois un bus sur le parking. Vite. Vous allez où? Sakurajiko e. Sakuraji c’est le nom de l’île et -ko à la fin c’est souvent “port”. Ça semble bonnard. Zou.

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En repartant vers Kagoshima je consulte mes notes: Il y a un parc et un jardin sympa à l’est. J’ai le temps, mon train de retour est dans 3h. Sauf que… Au moment où on débarque, débarque aussi un des plus fameux orages que j’ai jamais vu. Des trombes de flottes et des éclairs de partout, et surtout d’en haut. Les gens qui s’apprêtaient à partir vers l’île, que l’on croise dans le terminal du ferry, ont la mine piteuse. Oui, c’est une contrepèterie.

Dehors je n’en mène pas plus large. Après un quart d’heure d’attente l’intensité n’a pas faiblie. Tant pis. Taxi. Direction Kagoshima-Chûô. 1000 yens la course. Le Japon. Dans le gare, je cours au Midori-no-Madoguchi le plus proche, l’espace client de Japan Railways pour l’achat de tickets. Avec le JR Pass, on se sent comme Clooney chez Nespresso. 2 minutes plus tard j’ai une nouvelle résa pour un train qui part dans 10 minutes. Le Japon.

Revenu à 19h à Fukuoka, il continue à pleuvoir, mais c’est plus léger. Avant de manger un petit ramen, je retourne dans un grand centre commercial appelé Canal City. Flûte, le Pokemon Center est encore fermé. Ça se présente mal pour les chaussettes Pikachu de mon neveu.

Après plus de 48h de migraine, dont une journée neutralisée hier, voilà enfin une journée qui me redonne du peps. Allez, il reste encore une bonne semaine pour faire et voir des trucs.

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Et sinon… au petit-déjeuner ce matin, j’ai eu l’occasion de retenter le nattô. Si la première fois il y a 2 ans j’avais trouvé ça plutôt dég-ueulasse-outant, cette fois-ci, sans trouver ça bon, ça ne m’a pas rebuté. La prochaine fois peut-être trouverai-je cela succulent.

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Jour 1 à Fukuoka

À 2 minutes de l’hôtel se trouve le Tôchôji, un temple bouddhiste possédant une récente statue de Bouddha sculptée en bois. J’envisageais d’aller voir d’autres temples proches ensuite, mais il fait si chaud que je préfère descendre au frais dans le métro, pour me rendre au parc Ôhori.

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Là aussi, même à l’ombre ça chauffe de trop. Pas possible de rester toute l’après-midi à boire des thés passion-mangue glacés hors de prix au Starbucks local. Même si les morceaux de Bob Marley s’enchaînent en fond sonore. Après un tour du bassin, ou quelques courageux courent ou font du vélo sur les pistes dédiées, je vais au parc Nishi tout proche: Petit et labyrinthique mais avec plus d’ombre! Un saxophoniste débutant s’est mis à l’écart pour travailler ses gammes. Impossible de me rappeler d’où je connais l’air qu’il tente de jouer, mais je l’ai eu dans la tête un bon moment. Et à nouveau à écrire cette phrase.

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Pour trouver d’avantage de fraicheur encore, je vais voir le port de pêche puis prends un ferry pour Nokonoshima, une île qui se trouve dans la baie en face de Fukuoka. Je n’y reste pas suffisamment longtemps pour aller voir les jardins de fleurs qui sont l’apanage de l’île. Sur le ferry du retour la plupart des filles ont des tournesols à la main.

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C’était une journée un peu pour rien, je ne suis pas sorti très longtemps because la crise de migraine d’hier continue. Il reste pas mal de choses à faire à Fukuoka et j’espère pouvoir faire au moins une excursion au sud de Kyûshû

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