Pause à Hiroshima

Vient déjà le moment de quitter Onomichi, qui fut une belle trouvaille. Le prochain point de chute est plus à l’ouest, mais en m’y rendant je fais une halte sur le parcours pour passer la journée à Hiroshima.

La journée que j’avais passé ici en 2011 est mon souvenir le plus fort de voyages au Japon, à la fois pour la visite du musée du mémorial de la paix et pour l’île de Miyajima. Mais je voulais voir d’autres choses.

Le matin, après le traditionnel mode opératoire Gare/Informations/Plan de la ville et des transports/Achat d’un passe, je commence par le Shukkeien, un très beau jardin qui a été ravagé comme le reste de la ville, mais refait à l’identique.

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Le temps est étouffant, avec alternance de gros soleil et de quelques gouttes fugaces. Il y a énormément de bancs et de coins ombragés pour faire des pauses. Quelques personnes font la sieste, pas dérangés par les enfants qui crient dès qu’ils voient un koi.

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À la fin de la ballade, je m’octroie un matcha set. Strict minimum: Un matcha et un Manjû. C’est le “thé gourmant” du pauvre, quoi. En quittant le Shukkeien, je vois un panneau informatif qui explique qu’après le bombardement, un flôt de survivants immédiats sont venus se refugier dans ce parc, mais que la plupart y sont morts. Et nombres d’entre eux sont enterrés ici. C’est l’équivalent japonais du “show must go on”.

Vers midi, passage au Chateau d’Hiroshima. Lui aussi reconstruit après la guerre en reproduisant l’aspect extérieur. Les alentours du chateau ne sont pas aussi beaux qu’à Ôsaka (ou mieux, à Hirosaki) malheureusement.

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Je suis amusés par un groupe de potes prenant la pose devant le château. Ça change des V et des faits avec les doigts.

Ensuite, je me rends tout au nord de la ville pour voir le temple Fudoin… Mais pas de chance, si le lieu n’est pas fermé, la plupart des bâtiments sont en réfaction.

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En attendant le train pour Fukuoka à 18:27 proutantes, je retourne en tram dans le centre parmi les rues commerces, mais c’est pas la grande forme, à nouveau. C’est super bon les okonomiyaki mais j’ai du mal à finir celle que prends (spécialité d’Hiroshima: avec Soba et huîtres). Bon, heureusement que c’est pas hier que ça m’est arrivé.

Le trajet entre Hiroshima et Fukuoka est rapide. Arrivé à l’hôtel… un peu plus loin de la gare que prévu, fuck, j’ai vraiment hâte d’aller au lit… Mais pas trop le choix: Après 8 jours de grosse chaleur, il faut absolument faire une tournée de linge. Et ça me permet de rédiger ce court billet.

Même si demain j’ai la pèche, je ne compte pas faire d’escapade mais rester à Fukuoka-même.

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Shimanami Kaido à vélo

J’ai pu le faire! Le Shimanami Kaido à vélo! Il s’agit d’une piste cyclable serpentant sur la côte de plusieurs îles, permettant de rejoindre l’île principale du Japon (Honshû) et Shikoku, l’île “du sud”. La traversée des ponts existants se fait sur une piste dédiée à côté ou en dessous de l’autoroute (qui elle est très direct, tunnel et tout), le reste du trajet est vraiment à l’écart du trafic. Il y avait étonnement peu de monde à faire du vélo, alors que je pensais le coin très prisé. Ce ne doit pas être la saison idéale: Trop Chaude.

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J’ai trouvé la chaleur supportable mais le soleil tapait vraiment super dur. Ce soir je ne suis qu’une succession de zones de chair blanche et rouge.

Après avoir loué un vélo vers 9h à la station d’Onomichi pour la journée, je prends un ferry pour une première traversée qui dure à peine 4 minutes, muni d’une carte un peu confuse montrant le chemin à prendre (notamment les rampes pour rejoindre les ponts), ainsi que les différentes lignes de bus et de ferries, et les différents parking à vélo. Il est en effet possible de restituer le vélo à différents endroit, on perd juste la “caution” de 1000 yens… 8 euros quoi, si on ne le ramène pas là où on l’a loué! La location à la journée elle-même n’est que de 500 yens. Pour franchir les ponts, il y a un péage… Entre un 50 et 100 yens en fonction de la longueur du pont. Autant dire que c’est vraiment donné et que tout est fait pour promouvoir le vélo dans le coin.

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Je ne suis pas parvenu à aller jusqu’à Shikoku: Il restait une île à traverser et un dernier pont (il n’y en avait que pour 16 km), mais j’ai été plus loin que ce que je m’étais fixé. J’ai même dû franchir le dernier pont dans l’autre sens, car il n’y avait pas de bus à proximité de l’endroit où je voulais restituer le vélo!

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Le parcours que j’ai suivi donne:

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Le chemin était agréable, les seules difficultés étaient ces satanés rampes d’accès aux ponts. En effet, ça grimpe alors en lacets sur 1.5 km à chaque fois. Et bizarrement les montées étaient plus longues que les descentes.

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J’ai roulé jusqu’à 16h, avec des pauses quasiment tous les 800m pour boire et admirer les paysages. À propos de boissons, je pense avoir acheté sur le trajet, et bu, 8 bouteilles d’un demi litre, en variant eau plate, pocari sweet, thé et soda. Rien d’extravagant… Mais hier j’ai bu 2 trucs dingue dont je reparlerai peut-être dans un futur billet. 🙂

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Et l’ami Steven avait raison, pas de problème avec les ampoules en roulant. 60 Km, ça fait petit bras, ou pied, mais pour bibi c’est une étape du tour de France. J’ai d’ailleurs été doublé à un moment par un mec de la Garmin. Véridique. En tout cas il avait la casaque.

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Pour revenir à Onomichi, après avoir donc dû faire 6km de plus en sens inverse, il fallait enchainer 2 bus différents, ce qui m’a pris 1h30. Le ciel s’est pendant ce temps là couvert et il y avait de belles averses en fin d’après-midi.

Voilà en tout cas 2 choses accomplies, après Koyasan, parmi les 3 trucs que je voulais tenter de faire cette année. Reste à voir si les jambes, et les pieds, permettront d’assurer le dernier “challenge”.

Dodo tôt: Demain je prends le train à 9h pour Hiroshima pour y passer une dizaine d’heures, avec transfert le soir pour Fukuoka, sur l’île de Kyûshû.

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De Koya à Onomichi

Il fait déjà jour, et la brume n’a pas disparue.. La nuit au mont Kôya fut d’un repos tout relatif, mais ça valait le coup de se lever de bon matin pour assister au premier office de la matinée. Nous sommes une trentaine de spectateur dans la salle de méditation, dont une bonne moitié de touristes. Pour bien faire on s’assoit en Seiza, mais difficile de ne pas rapidement avoir très mal et d’attraper des fourmis dans les jambes. Rapidement on se tient tous n’importe comment. Trois moines officient, et psalmodient pendant une demi-heure. À la fin, ils nous autorisent à faire le tour de l’autel bouddhiste.

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On nous conduit ensuite dans un bâtiment à l’extérieur de l’enceinte du Ekoin, pour assister au Goma. Pendant qu’un moine utilise un tambour, un autre démarre un feu et tout en le contrôlant le fait monter très haut au milieu de l’autel. Je reconnais là la cérémonie à laquelle j’avais assisté quelques jours plus tôt au Shitennô-ji à Ôsaka!

Quand il n’y a plus de flammes, mais des braises, chacun passe devant le feu pour faire un geste des mains dans les volutes.
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En retournant dans ma chambre, le petit déjeuner est servi. Je prends ensuite le temps de regarder les horaires possibles (grace à www.hyperdia.com) pour me rendre à Onomichi, où j’ai fait expédier ma valise hier.

Tous les moines étaient particulièrement prévenant et nullement dérangés par cette curiosité mêlée d’intérêt. C’est à pied que je rejoins à nouveau la gare de Gokurakubashi avec nostalgie. Le chemin est cette fois-ci en descente. On transpire moins mais ça fait plus mal aux genous. Je croise un pékin et une pékinoise.Capture d’écran 2013-07-31 à 09.24.45

Je quitte alors la région du Kansai, pour rallier la ville d’Onomichi… Ce qui me fait prendre pas moins de 4 trains et un métro entre 2 gares à Osaka. Ce n’est pas génant: Les trains c’est un des trucs que je préfère au Japon, notamment l’ambiance des micro-gares.

Impossible d’avoir une place dans le Shinkansen dans la planning que je voulais (probablement à cause d’une incompréhension avec l’employé lors de la réservation à Shin-Ôsaka), mais ça ne me retarde pas beaucoup. L’hôtel où je descends dispose d’une vue assez démente vers le sud, mais c’est au prix d’une montée éreintante depuis la gare. Et merci googlemaps pour s’y retrouver dans les ribines. Cette photo est prise à la fenêtre de ma chambre.
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Je sors néanmoins rapidement pour rejoindre le point culminant du coin. De l’observatoire du Parc Senkoji, la vue est belle sur la mer de Seto. Il s’agit de la zone délimitée par l’île principale du Japon, Honshû, l’île de Shikoku au sud, et Kyûshû à l’ouest. En particulier vers Shikoku, on voit nombre d’îles de tailles différentes, à travers lesquelles passent plusieurs ponts pour rejoindre Honshû à Shikoku par une autoroute.

À ce que j’ai compris, Onomichi est un lieu des arts très importants: Il y a un musée de la littérature, du cinéma. Un chemin existe parsemé de rochers avec des poèmes gravés dessus (ben oui, pas dedans).

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En redescendant à travers un chemin bordé de temple, je rencontre autant de chats en train de bronzer au soleil que d’humains. Et un intrus au milieu des petits bonzes.
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Arrivé en bord de mer, je passe par le terminal des ferries pour me renseigner sur les possibilités d’aller sur les différentes îles, et sur le Shimanami Kaido! Il s’agit d’un circuit de 70 km praticable à pied et à vélo, parallèle à la route pour voitures qui rejoint Honshû et Shikoku.

Demain je compte essayer d’en faire en bout, en fonction de l’état de mon pied droit. En effet, mes chaussures achetées à Ôsaka m’ont rapidement fichu une ampoule de compétition. Mais J’ai un plan B sympa si je ne fais la Shimanami Kaido: Retourner à Hiroshima & Miyajima.

J’aurai peut-être dû acheter des tongs.

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Mont Kōya et nuit dans un temple bouddhiste

Dans ma liste de choses à faire au Japon cette année, il y avait en premier me rendre au Mont Kôya, célèbre pour sa centaine de temples bouddhistes, et y passer une nuit.

Tôt ce matin donc, je quitte Ôsaka, expédie via Takkyubin ma valise à l’étape d’après et saute dans un train direction Gokurakubashi. Bon, d’abord je me plante de train, d’accord, mais je m’en rends compte avant qu’il ne démarre. Quelle idée d’avoir 2 trains qui partent EXACTEMENT au même moment. Lire l’heure du départ est plus facile que de déchiffrer le nom d’une destination, mais ce n’est pas toujours la meilleure façon de trouver le numéro de la voie.

Arrivée à Gokurakubashi (“pont du paradis“), je m’informe du chemin pour me rendre à pied à Kôya. Il y a en effet 2 moyens de s’y rendre: par un sentier, ou via un funiculaire puis un bus. Les autres occupant du train prennent le funiculaire, et je me retrouve tout seul sur un chemin bien tracé, mais sous la pluie. En effet, ce matin ici c’est le règne du brouillard, parfait: C’est très beau et la température est idéale.

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Après m’être demandé à de nombreuses reprises pendant cette heure de marche (sans croiser un pékin, c’est comme ça comme appelle les keums ici aussi) si j’étais sur le bon chemin, j’arrive à Koya. Il pleut alors franchement et on ne voit pas bien loin. Je passe par le Kongobuji et  Garan, un ensemble de temples, pour atteindre la porte Daimon, qui est le lieu où arrive les pèlerins (qui marchent plus de 7h ce faisant). La porte est massive et impressionnante.

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Garan

Ensuite j’achète de quoi grignoter et un parapluie. Il arrête de pleuvoir.

Je vais alors à l’autre bout de Kôya, voir le temple Okunoin, le mausolée de Kûkai. Les différents chemins qui y mènent traversent d’innombrables rangées de stèles. Elles constituent le plus grand cimetière du Japon (plus de 200,000).

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L’ambiance est assez incroyable, au mileu de la fôret trempée des averses du début de la journée. Il y a 2 chemins pour aller à Okunoin, celui-ci est le moins direct, et aussi moins fréquenté.

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Le temple Okunoin lui-même est assez petit, mais revêt un caractère sacré. Parmi les choses interdites: y manger, y boire, y prendre des photos, porter un yukata (WTF?).

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Pour redescendre au bourg, je prends l’autre chemin. C’est un peu moins impressionnant, à part plusieurs pyramides de petites stèles. Je n’en avais jamais vu en aussi grand nombre.

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Revenu dans l’artère principale de Kôya, je trouve sans trop de problème Ekoin, le temple bouddhiste où je vais passer la nuit (merci Pierre pour la liste de temples zen).

Un (aspirant) moine m’accueille et donne les explications dans un anglais très correct: Où se trouve la salle de bains ), les toilettes, les salles de prière et enfin ma chambre. Ambiance Ryokan donc, le repas me sera servi à 17h30, j’ai à peine le temps d’aller prendre une douche. Quand j’arrive il y a déjà des occupants, c’est assez intimidant mais grâce à mes expériences passées ça passe.

Le repas est entièrement végétarien, tout est plutôt bon. Je mange avec une vue sur le jardin intérieur.

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La nuit va être spéciale. Le futon ne me fait pas peur, mais c’est l’extinction des feux à 22h et le lever vraiment très tôt pour assister (si on veut) à différentes cérémonie qui ne sera pas facile à concilier avec ce satané décalage horaire.

En tout cas rédiger ce billet a déjà un peu occupé ma soirée, je quitte donc la salle “wifi” pour rejoindre ma piaule.

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Aquarium d’Ôsaka et achat de pompes

La journée commence au sud de la ville, par la visite du Sumiyoshi Taisha, un sanctuaire shinto. Sous une pluie légère, et de bon matin, il n’y avait pas grand monde aux abords, à part des prêtres et des ouvriers affairés à mettre de l’ordre sans doute en vue d’un festival.

La température est plus agréable, tutoyant les 30 degrés. La pluie fait de plus du bien à la tête.

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Après cette visite, je me rends en direction de l’aquarium d’Ôsaka, et se faisant traverse plusieurs parcs. Ceux-ci sont toujours aussi bien entretenus, et proposent des aires ou des seniors participent par exemple à un tournoi de croquet. Plus loin, je m’arrête un moment pour casser une croute en regardant un match de baseball. Cette fois-ci ce sont quarantenaires qui jouent un match amical.

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Dans un autre parc, plus loin, je passe à proximité d’un stade de baseball en dur plus sérieux, et croise d’ailleurs quelques joueurs à l’entrainement, hilares que je les prenne en photo. Je n’ai pas reconnu Tatsuya.

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Il se met alors à pleuvoir plus sérieusement, je rejoins un métro proche pour atteindre relativement sec le Kaiyukan, l’aquarium d’Ôsaka.

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Celui-ci se visite finalement assez vite: Il n’y a pas un nombre faramineux d’espèces différentes, mais cela est comblé par la démesure de l’installation à plusieurs endroit.

Ainsi, l’aquarium principal fait 9m de haut, et on passe tout autour sur 3 niveaux. Au milieu se mêlent requins (marteau, baleine), raies manta et des poissons avec de vraies salles gueules.

Il y a aussi nombre de pingouins, manchots, etc. Sur la fin, un bassin est prévu permettant aux enfants d’approcher et même de toucher certaines espèces (avec lavage de mains avant et après). Grand succès.DSCF1563

Après cette visite, je me remets à marcher pour rejoindre l’hôtel et ce faisant me dis que quand j’ai ‘hachement mal aux arpions. Hop, un tour sur internet pour chopper une recommandation de magasins vendant des chaussures de randonnées. Je note l’adresse, ça ferme à 21h, j’ai le temps.

Je retourne flâner une dernière fois à Nipponbashi, le quartier pour Otaku. Il y a encore plus de maids distribuant des flyers que hier. Le magasin que je recherche, une enseigne Kojitusanto n’est pas simple à trouver. Peu d’indication à l’extétieur, il faut entrer dans une salle d’arcade et prendre un ascenseur!

Commence alors un véritable sketch avec un vendeur. Celui-ci, c’est normal au Japon, lance un Irashaimase quand je passe à côté de lui. Mais il se décompose quand il se rend compte que j’ai besoin de lui.

Dans mon maigre vocabulaire, je lui dis: excusez-moi, j’ai mal aux pieds, ces chaussures ne sont pas bonnes. Ce qui donne: Sumimasen, hashi ga itai desu, kono shuuzu ha dame.
Il se contente d’acquiescer. Mais ne dit rien. Reste figé. Signe qu’il n’a visiblement pas compris ce que je veux, mais ne réagit pas.
En même temps, ne connaissant pas le mot pour chaussure, j’ai placé shoes (“shuuzu”) dans la phrase. Il y a beaucoup de mots anglais utilisés en japonais, celui-ci n’en fait peut-être pas parti.
Par contre je savais le mot pour pied. C’est Ashi. Mais j’ai prononcé Hashi. Ce sont les baquettes pour manger. En clair de son point de vue je lui ai dit quelque chose comme “excusez-moi, j’ai mal aux baguettes, ces ?!*#! ne sont pas bonnes”.
Ou alors il a bien compris ma phrase (vu le contexte… on était dans un rayon, entourés de chaussures) mais comme j’ai dit “ces chaussures” et pas “mes chaussures” il a pu croire que je parlais des chaussures du magasin! Genre: Excusez moi, j’ai mal aux pieds, tes chaussures craignent. connard.

Pour nous sortir de l’embarrer, j’ai baragouiné en anglais/japonais. Je pense que c’est le mot trekking (“turekkingu”) et le fait de montrer mes chaussures du doigt qui a enfin explicité ma demande.

Le sketch ne s’est pas fini là, car quand il m’a demandé ta taille, j’ai annoncé fièrement 42. Sauf qu’au Japon, maintenant je le sais, la pointure se mesure en centimètre. Mais tout s’est passé sympathiquement, après avoir essayé 2 tailles des grolles qu’il me recommandait je suis reparti avec de superbes Navigation de marque Mizuno.

Et donc je chausse nipponement du 27.

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Shitennôji

Le Shitennô-ji est un grand temple bouddhiste d’Osaka. Je suis arrivé par une chaleur étouffante aux abords d’un cimetière alors que venait de se terminer une cérémonie funéraire. Facile à deviner devant la tenue des dames, le voile noir est de ce point de vue assez universel.

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Seules les tortues de quelques bassins semblait apprécier grandement la chaleur. Il faut dire qu’elles n’ont que quelques part à faire pour rejoindre les koi dans l’eau.

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Pendant que je visitais la cour intérieure avec la pagode et différents bâtiment renfermant des peintures murales et d’imposantes statues, des chants religieux rythmés par des bruits de sourds de tambour se faisait entendre à l’extérieur. Pensant qu’il s’agissait d’une diffusion au travers de haut-parleurs, je fus surpris de tomber sur une cérémonie: Un moine battait la mesure, d’autres moines chantaient des mantras devant un feu, et devant eux un parterre de spectateurs (tous une toile les protégeant du soleil) fredonnaient aussi. Histoire d’éviter un faux-pas, je demandais la permission avant de photographier et de filmer la scène. Accordé, de là où je me trouvais. Ambiance de liesse qui tranchait avec la cérémonie funéraire qui eut lieu moins de 2h plus tôt à côté.

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La visite de ce très grand temple achevée, je me rendis à pied dans le quartier de Shinsekai au charme assez kitsch. La rue principale était parsemée de statue de Kinnikuman (alias Muscleman) avec un magasin temporaire ouvert pour l’occasion.IMG_20130728_132702

Autre quartier alentour, Nipponbashi, autrement plus “moderne” évoque assez naturellement Akihabara. On retrouve les mêmes grandes enseignes, le même type de magasins pour Otaku, et des rabatteuses pour Maid Café.

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Cette journée fut plus courte que la précédente, because migraine (Meh!). Et ce n’est pas faute de m’hydrater: C’est tellement tentant de goûter à toutes les boissons bizarres de la place, qu’on a tendance à dégainer 100 à 120 yens régulièrement.

Par rapport au billet d’hier, merci à l’ami Pascal d’avoir pu confirmer le nom de ce que l’on m’a servi hier au restaurant de sushi: Il s’agissait donc d’un Chawanmushi.

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Château d’Ôsaka

Cette journée commence sans petit-déjeuner: N’ayant pas réussi à décoincer à l’heure après une nuit hachée, je quitte l’hôtel le ventre vite et le pas leste.

Je parviens enfin à me procurer une ICOCA, en me rendant à une station JR. Pas possible d’échanger mon JR Pass ici, il faut aller à une plus grande station. Tant pis. Il est déjà midi quand je peux enfin plonger dans le métro, tailler vers l’est et atteindre le château d’Osaka.

Château d'Ôsaka

Le parc aux abords du château est plein de vie, avec énormément de groupes de jeunes jouant au baseball et des spectacles improvisés. La vue du haut du château reconstitué (correspondant à 8 étages) est dégagée mais à cause de la chaleur on ne voit pas très loin.

Pour me mettre à l’abri de la chaleur donc, je me rends au Musée de l’histoire d’Osaka. C’est là que l’impossibilité de lire autre chose que les deux syllabaires et quelques kanjis usuels se fait cruelle. Il n’y a pas grand chose traduit en anglais dans l’exposition permanente, à part quelques explications sur  les vestiges de l’époque Naniwa. Par contre j’apprécie pleinement l’expo temporaire Evangelion & Swords, un pur régal pour un fan d’Evangelion!

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Le processus de fabrication d’un sabre est décrit par des planches et des vidéos, plusieurs artisans renommés ayant été mis à contribution pour reproduire les armes utilisées par les personnages et les robots géants de la série… Le clou étant une reproduction de la Lance de Longinus, correspondant à deux lames entrelacées.

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Passée 17h le soleil tapait moins fort, et c’est à pied que j’ai rejoins la gare JR Osaka, pour faire l’échange de mon JR Pass (même si je ne l’utiliserai que pour les 14 derniers jours de mon voyage).  Le chemin pour s’y rendre n’est pas déplaisant, bordé de verdure.

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Sushi pour le repas du soir, au comptoir d’un restaurant avec un chef attitré par groupe de 4 ou 5 clients. Je choisis un “Momiji Set” sur la foi cumulée du prix et de la belle photo de la carte. Le chef pose devant moi les sushis au fur et à mesure qu’il les prépare. Pour le premier il indique bien “no sauce”. Je n’en fais qu’une bouchée.
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Alors que je mange mes sushis, une serveuse (appelons-la Michiko) m’amène un petit bol de soupe miso et un petit pot brulant contenant une crème et ce que je reconnais être un morceau de champignon. Je m’informe: Sumimasen, kore wa nan desu ka demande-je interloqué quand la serveuse repasse. Mais je ne comprends son explication que phonétiquement: “Himegu“. Pas plus avancé donc. C’est tellement brulant que je le garde pour la fin.

Mais je n’ai pas encore fini la soupe, quand on m’amène le dessert. Et un thé vert. Michiko s’enquiert de savoir s’il faut débarrasser le reste? Pas question, je veux goûter ce qu’il y a dans le pôt. Je finis par manger le “himegu”. Ca ressemble à une sorte de flan aux oeufs avec des champignons donc. Moui.

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La petite mousse au chocolat et même le kiwi avec le thé complètent parfaitement ce diner.

Rentré à l’hôtel, le ventre pas vite et le pas pas leste, alors que je rédige le billet, force est de constater que mes recherches sur himegu ne donnent rien. Et c’est alors que le doute m’habite: Peut-être que Michiko a tenté de me dire en anglais la composition: “??eam egg”?

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Osaka

Ce nouveau voyage au Japon commence ce soir à Osaka.

Après un transit à Tokyo, où le temps est passé vite grâce au wifi gratuit (et même si un distributeur de bonnes glaces me faisait les yeux doux), j’ai finalement atterri à l’aéroport d’Itami, le second aéroport d’Osaka, exclusivement dédié aux vols domestiques.

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Ce coup-ci je suis parti un peu les mains dans les poches, puisque je n’avais même pas étudié les possibilités de rallier le centre le ville. J’ai écarté la solution du monorail, non parce qu’il fut construit par Lyle Lanley mais parce qu’il aurait fallut prendre 2 trains ensuite à ce que j’ai compris au guichet.

Une bonne vieille ligne de car fit parfaitement l’affaire, une des destinations possibles passant par la gare de Namba, le quartier où je m’installe. Le distributeur était dans la langue de Toshiro Mifune, mais il y avait peu de boutons donc pas trop de risque de se planter.

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Le car s’est avéré effectivement être un très bon plan, et j’arrivais rapidement à Namba. Par chance je vis les néons de mon hôtel dans le soir qui tombait, ce qui m’évita de tourner un peu en rond… Le quartier étant assez “vertical”, animé, bariolé, clignotant.

Je suis ressorti aussitôt la valise posée et le Toto de la chambre honoré. pour casser la graine et me ré-imprégner de l’ambiance d’une grande ville japonaise. Parmi tous les choix offerts, j’ai toutefois fait au plus simple et me suis jeté sur un Mc Ebi-filet-o, saveur qui me manquait depuis novembre dernier.

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Avant de rentrer me coucher j’ai fait à un saut dans l’immense gare et les métros avoisinants dans l’espoir de trouver un distributeur où acheter une ICOCA, carte prépayée pour les transports de la ville, mais sans succès ce soir.

Ça attendra, comme à peu près tout, car d’abord dodo. Ça fait longtemps. Finalement le voyage commencera surtout demain.

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Migration du blog

Suite à l’annonce de la fermeture de Posterous, le transfert vers WordPress.com a été la solution la plus immédiate pour conserver les données en ligne sous une forme acceptable. 

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La vidéo quotidienne de Bruno

Avec mon collègue Bruno, on aime bien se pourrir mutuellement la journée en fredonnant des chansons débiles, espérant qu’elle va rester dans la tête de l’autre. Pour se faire, pendant la durée de mon séjour, de façon scrupuleusement quotidienne, il m’a transmis un lien vers une vidéo.

Au début il s’agissait effectivement de chansons vicieuses, par chance ça a vite dévié vers des vidéos innofensives et amusantes. Voici la liste, les premières sont mes préférées

 

 

Et aussi une grosse faute de gout, un sketch de Johnatan Lambert imitant Zemmour dont je ne donne pas le lien. Je le hais. Lambert, pas Zemmour.

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