Yamadera

Retour dans la nature aujourd’hui, avec la visite de Yamadera. Yama (山) et Dera (寺) signifiant respectivement montagne et temple, c’est parfaitement cohérent car il s’agit d’un ensemble de temples à fleur de montagne, offrant une vue sur les collines et le village en contrebas.

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C’est de bon matin donc que je repasse par Sendai pour rejoindre les lieux en train local. Les premières marches sont à quelques minutes de la gare. Sentant qu’il va me falloir des forces, et aussi car ça a l’air d’être la coutume et que c’est amusant, je me sépare de 100 yens pour un bâton de 3 Konnyaku avec moutarde (forte!!!).  D’après la photo et sans l’article wikipedia, vous aurez peut-être du mal à deviner ce que c’est. 🙂

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Il y a pas mal de gens à faire l’ascension également… surtout des personnes agées, qui souffrent car ça grimpe dur. Il ne s’agit pas d’un chemin, mais d’escaliers. On compte dit-on 1000 marches pour relier tous les temples. Heureusement qu’il y a des paliers pour reprendre son souffle. Et puis comme la nature est belle, on peut faire genre: “non je ne m’arrête pas car j’ai mal aux jambes hein, j’admire la vue”.

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Dans la rue unique et principale du village, je n’ai vu que trois sortes de magasins: des boutiques de souvenirs, des restaurants de Soba (nouilles de blé noir), et des restaurants de Soba qui vendent aussi des souvenirs. Onaka ga suita en redescendant, direction un des restaurant. J’ignore complètement ce que je commande… à part le fait qu’il y a Soba dans l’intitulé, et je me retrouve avec un plat gargantuesque. Servies natures, le but du jeu consiste à prendre des soba et les plonger dans le bouillon (le bol de gauche sur la photo) pour les avaler en faisant ‘slurp’.  Ludique et finalement pas très difficile avec les baguettes. Mais je suis un pro, ce matin j’ai même mangé un oeuf sur avec des baquettes.
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Sur le chemin du retour, en attendant mon Hayate, j’ai fait un saut dans le Pokemon Center de la région. Le Pokémon préféré de mon neveu n’est pas très populaire, et n’y connaissant rien j’ai du demander de l’aide pour trouver des goodies sur Zoroark. Mission accomplie. Au moment de payer la vendeuse m’a affirmé qu’elle trouvait Zoroark “Kakkoi”. Tu sais quoi Laszlo, ça veut tout simplement dire cool.

 

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Musée Ghibli

Le musée Ghibli est situé à Mitaka, en “banlieue” de Tôkyô. Le dimanche impliquant beaucoup d’enfants, la visite était bruyante et encombrée: Le temps pourri faisait que les extérieurs étaient désertés.

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Le musée est vraiment extra et dense. Croquis, story board, extraits de divers d.a., animation stroboscopique, reconstituion de l’environnement de travail de Miyazaki sensei et des animateurs du studio. On voit aussi la masse incroyable de documentation servant de sources d’inspiration (architecture, végétation, etc.). Je reviens avec un livre montrant tout ça, que je prêterai bien volontiers à ceux intéressés. Le point fort de la matinée était la diffusion d’un court métrage: L’histoire d’une sorcière aux gros seins fan d’oeufs sur le plat.

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En sortant du musée, je me suis dirigée vers le quartier Harajuku. Le but initial était de retrouver l’ambiance déjantée que j’avais trouvé la dernière fois, avec les tenues Visual Kei ou Lolita. Si ça n’a pas changé par contre j’ai réalisé à quel point c’était devenu touristique. Il y a avait une grosse concentration d’occidentaux venus pour voir la faune. J’ai ressenti la même gène qu’hier alors que je déambulait dans le zoo d’Ueno. Du coup je suis retourné dans le parc Yoyogi proche. Il y avait plusieurs mariages en tenue traditionnelle. Et beaucoup de touristes encore. Crotte. Mais j’ai retrouvé avec plaisir les gigantesques torii et arbres du Meiji Jingu.

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La nature me manque déjà, du coup pour la journée de demain j’ai réservé un A/R en Shinkansen pour Sendai. En espérant que le temps soit clément. Là où je vais aller c’est assez primordial. 🙂

Pour changer de la cuisine japonaise, ce soir je me suis offert un restaurant indien. Pardon de parler crûment, mais intestinalement, j’ai besoin un curry bien fort en renfort contre l’excès de riz

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Hirosaki

La ville d’Hirosaki, entre Aomori et le Mont Iwaki, est célèbre pour son château et pour les pommes cultivées dans la région. On est en plein dans la saison, et que ce soit en fruits frais, en pâtisserie, boissons (dont le cidre!) et autres produits dérivés, on en trouve partout.

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Les rues d’Hirosaki ont la très bonne idée d’être plates, ce qui encourage la marche. Mes fidèles croquenots m’ont ainsi mené visiter plusieurs temples bouddhistes. Il y en a pléthores. Il existe ainsi 2 rue possédant sur des centaines de mètres des temples petits moyens et grands de chaque côté. Un peu à l’écart, le plus impressionnant est le Saisho-in, qui posséde une pagode à 5 niveaux. Ainsi qu’une fontaine gardée par un Shinryû qui n’est pas sans évoquer un certain dessin animé.

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J’ai été épisodiquement accompagné aujourd’hui par un couple de japonais âgés que j’ai croisé à 3 différents endroits, et qui se déplaçait… en taxi. Les deux ancêtres étaient hilares à chaque fois qu’on se re-croisait. À la fin je me demandais s’il s’agissait d’une blague. Notez: Il ne s’agit pas du couple pris en photo sur un banc, face au Mt Iwaki. Ou bien ils sont transformistes.

Le château d’Hirosaki est joli, mais… tout petit. Le parc qui l’entoure est lui immense, on voit que la ville a mis les moyens: Espaces verts bien entretenus, Jardin botanique, musique live en plein air et rangée d’échoppes diverses où j’ai de grignoter à plusieurs reprises: qui un takoyaki, qui un nikuman, qui une glace à la pomme.

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Après une nuit encore courte, cap au sud pour Tôkyô, accompagné d’un mal de tronche des famille. Changement radical d’ambiance, ça grouille de partout, comme d’hab. Je suis arrivé il y a peu, le temps d’un saut au zoo de Ueno et de déposer mes maigres affaires à l’hôtel, en attendant l’arrivée de la valise demain. La connexion filaire à-plein-de-Mbs me permettant de publier ce billet préparé en chemin.

C’est demain la visite du musée Ghibli… si j’arrive à remettre la main sur le billet.

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Baie de Matsushima

Ce jeudi, direction la côte ouest au niveau de Sendai, vers le port de Matsushima. C’est à bord d’un train magnifiquement décoré que je débarque enfin à la petite gare de Matsuhima-Kaidan… Il est presque midi et c’est le 4è train de la journée.

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Le minuscule bureau d’information local est tenu par une charmante et efficace japonaise toute menue parlant bien anglais, et un peu français. Elle me donne plein de renseignements et une carte annotée.

Mauvaise nouvelle: le Zuigan-ji, que je voulais voir est en travaux. On ne peut admirer que le Bouddha de l’entrée. Le Bouddha c’est sympa comme dit la pub’, mais j’aurai bien aimé voir le reste. Direction le tout proche Entsû-in, temple zen consacré à la descendance de Date Masamune. Ensuite le Godaidô, un temple hébergé sur une petite îlot, relié par un petit pont rouge à la terre ferme.

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Et c’est en effet la caractéristique de la baie de Matsushima, elle possède 260 îles de différentes tailles. La ville était en première ligne lors du tsunami lié au séisme de mars 2011, mais la configuration de la baie a atténué le déferlement des flots et la côte fut plutôt épargnée. Un tour de bateau dans la baie permet d’admirer cette curiosité. Les ilôts sont couverts de pin, et c’est ce qui donne le nom au lieu, Matsushima étant constitué des idéogrammes (matsu, pin) et (shima, île).

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Sur le bateau qui nous promène, quelques personnes turbulentes s’amusent à jeter à manger aux mouettes, qui bientôt sont des dizaines à nous suivre. Je trouve ça tellement pénible tant cela nuit à la contemplation. À la fois les gens et les mouettes rient, et j’en viens à fomenter une distribution de dragées Fuca aux oiseaux pour qu’ils arrosent les importuns. Je me rends compte alors que la bouffe provient de sachets vendus dans des distributeurs sur le bateau. OK, that’s business then.

Avant la tombée de la nuit, je me rends sur Fukuurajima, une grande île reliée elle aussi à la côte par un pont rouge, mais lui est long de 250 mètres. Au mileu des pins par moment on se croit dans les landes. Abstraction faite des panneaux en japonais.

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Dans le shinkansen entre Sendai et Shin-Aomori, je m’offre un bentô complet: riz, champignons, poissons, racine de lotus. Et 4 ou 5 autres trucs que je ne connais pas. Mais qui se mangent. Et d’ailleurs je souffre en les mangeant, pour avoir coupé l’ongle de mon pouce droit trop court. C’est malin. Demain je prévois de rester près d’Aomori, puis direction Tôkyô.

 

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Towada-ko

Un grand merci à la Évelyne Dheliat japonaise pour ses prévisions. Aujourd’hui il faisait frisquet mais beau, idéal pour une étape en montagne en direction du lac Towako, au sud d’Aomori.

Pour y parvenir en car (tickets compris dans le JR Pass, cool!), on grimpe en montage. Plusieurs arrêts se font dans des onsens perdus dans une végétation automnale superbe. Sur la dernière demi-heure du trajet, le car remonte la rivière Oirase avant de déboucher à Nenokuchi sur le lac. Je suis descendu à ce moment là pour embarquer sur un bateau pour une traversée.

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Le Lac Towada est en fait le cratère d’un volcan, et fait environ 45 Km de circonférence. Il est très profond, ce qui lui donne une couleur bleue incroyable. La traversée de près d’une heure est passée vite, à en prendre plein les mirettes et des photos. On débarque finalement dans un petit village proposant des activités aquatiques. Mais retourner sur l’eau dans un pédalo en forme de dinosaure, bof. Un temple shintô un peu plus loin est ma première destination, avant de longer le lac à pied. Au bout d’un moment je saute dans un taxi pour retourner à Nenokuchi afin de descendre le long de l’Oirase.

 

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J’ai adapté mon rythme pour faire une ballade sympa donc, en arrivant pile poil pour attraper le dernier car avant que le nuit ne tombe… Et ne m’oblige à faire du stop ou à dormir au creu d’un tronc en me nourissant de mousse en attendant l’aube. Le chemin était plutôt désert, à l’exception de cascades plus ou moins grandioses qui émaillent le parcours. La route n’étant pas très loin du chemin de randonnée, nombreux sont les automobilistes à s’arrêter, le temps d’aller prendre une photo.

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La difficulté principale sur le parcours fut l’absence d’informations écrites en romaji dans la signalisation. A plusieurs reprises j’ai du demander confirmation de la prononciation de certains noms de lieux écrits en kanji que je ne connaissais pas. Une fille à qui je posais la question fut interloqué et répondit: “Sorry, I am Chinese”. Je me suis senti bête d’avoir supposé qu’elle était japonaise. Puis j’ai réfléchi: Elle a forcément supposé que j’étais américain.

En revenant à Aomori, j’ai diné rapidement dans un resto repéré en arrivant: On y mange de l’Unagi.

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D’après Évelyne-san, demain il pleut à nouveau par ici, j’ai donc réservé une place A/R sur le Shinkansen pour Sendai, afin d’aller sur la côte, à un endroit qui a été “assez” épargné par le Tsunami lors du séisme de mars 2011.

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Hakodate

Hakodate, ville longée de plages à l’est, d’un port à l’ouest et d’une célèbre colline au sud était la destination de ce lundi. Comme il y a 3h de train depuis Sapporo et que je ne dors là qu’une nuit, j’ai confié mon encombrante valise à Yamato Kuroneko, service de Livraison de colis (Takkyubin) pour qu’elle arrive directement mardi à mon étape suivante. Notez: Kuroneko veut dire “chat noir”.

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Hakodate est une ville que je voulais absolument voir. Par certains côtés (port, dénivelé, look) elle n’est pas sans évoquer un mini San Francisco. Il y a ici énormément de produits de la mer, mais pas de Clam Chowder… La spécialité étant le calamar. Sur le port on voit moult bateaux équipés de grandes lampes pour les attirer lors de la pèche de nuit.

Le téléphérique permettant d’accéder au mont Hakodate étant en entretien, c’est en bus que j’ai pu attendre le sommet. Les autochtones m’ont déconseillés de monter à pied. Heureusement. La vue au sommet est la même que dans nombreux films, manga et anime: splendide. Surtout quand la nuit tombe avec les lumières de la ville en contrebas. De l’autre côté on aperçoit la côte nord de Honshû.

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C’est justement en attendant la tombée de la nuit que j’ai eu l’occasion de gouter une spécialité du coin: Le donburi de fruits de mer. Un donburi est un plat simple fait d’un bol de riz avec différents ingrédients posés dessus. J’ai jeté mon dévolu sur un Ikura donburi (aux oeufs de saumon) et un ika donbori (chair de calamar cru). Iodés et délicieux. Pour accompagner cela, en plus du thé et de la soupe miso fournies, une bière débile: Elle est bleue. Et pas fameuse. Elle s’appelle Okhostk Blue. On doit pas en trouver aux Fauvettes. Peut-être à Anvers, hein Horacio et Seb?

J’avais prévu de rester à Hakodate jusqu’à 16h, mais devant les trombes qui s’abattent, j’ai changé ma réservation pour partir dès 10h. C’est dans le train pour Aomori que je prépare ce billet. On vient juste d’émerger du tunnel de Seikan après 53Km et 25 minutes de “traversée” entre Hokkaido et Honshû. C’était sec dans le tunnel mais pas de bol, le temps ici aussi est à la flotte.

Mise à jour, mardi 17h: pluie aujourdh’ui à Aomori, je n’ai pas fait grand chose à part être mouillé. Il y a 2 endroits que je voudrais voir dans le coin, pas sûr que la météo le permette.

 

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Kaitaku no Mura

Si la pluie ne gène pas un brestois, il en va autrement du froid. Mauvaise pioche d’avoir choisi un T-Shirt (prononcé par les locaux “té-i-sha-tsu”) à manche courte, sous la veste, pour la journée passée à la périphérie est de Sapporo, aux abord de la foret de Nopporo, et j’arrête avec les virgules. Métro puis bus, on peut atteindre l’endroit en économisant ses efforts et ses semelles. Ça change.

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La forêt elle-même est surement jolie, mais les chemins boueux m’ont vite fait rebrousser chemin. Et pas question de marcher dans une bouse d’ours. Aux abords de la forêt se trouve un monument improbable, la tour mémorielle du centenaire d’Hokkaido. Complètement nawak, on dirait qu’elle sort de l’imagination de Giger, et on la verrait bien dans un film de S.F.

La journée fut consacrée au Kaitaku no Mura, Village historique d’Hokkaido. Ce musée en plein air héberge des reconstitutions de maison et commerce typique de l’île d’Hokkaido de l’ère Meiji et avant. Fichtrement intéressant. En bonus, les couleurs automnales de la végétation étaient superbes. Il n’y avait pas la foule, sans doute à cause du temps: 2 ou 3° dans le vent, faut aimer l’histoire. Ou s’emmerder. 

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Depuis la salle d’embarquement pour Sapporo, je n’ai vu que 4 ou 5 occidentaux. On n’est pas en pleine saison touristique, mais ça fait peu. Et du coup, on dénote. Un groupe de collégiens en route pour un l’entrainement de baseball du dimanche matin (ambiance manga de Mitsuru Adachi) s’étonnait de ma présence. Et en attendant le métro du retour, un salaryman a lancé une conversation, sans doute fier de son anglais… qui n’était pas sans évoquer celui de Jean-Luc Lahaie. Il voulait comprendre pourquoi j’étais ici, car d’après ma tenue, ce n’était pas pour affaires.

Demain matin, départ pour Hakodate.

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Niseko

Excursion à Niseko aujourd’hui. Il n’y a pas grand monde en dehors de la saison de ski, mais il y a de quoi faire de belles ballades en contrebas du Mont Yôtei, un volcan qui pionce depuis 3000 ans.

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Décalage horaire oblige, cette nuit me parut aussi longue que le voyage pour venir ici, mais cela me permis de saut

er dans un train dès 7h pour arriver en milieu de matinée à Niseko. La gare est déjà en mode Halloween, et dans toutes les rues des citrouilles apportent une touche de couleur dans la grisaille du temps.Il plût un bon moment, mais pas de quoi non plus faire fondre un breton ou effrayer un Yannick. Après un frugal repas de boulettes de riz accompagné d’un soda au melon, j’ai rallié la gare de Hirafu, par laquelle nous étions passés le matin et qui m’avait intrigué.

Imaginez le décor: Dans un hameau de 10 maisons, un tout petit local chauffé grâce à un poêle à bois (avec sa réserve à l’extérieur), l’affichage des horaires des rares trains qui s’arrêtent à Hirafueki, et quelques chaises en plastique. Un chat y a élu domicile et le chef de gare l’a adopté ainsi que les habitués des lieux. Quand je suis arrivé, c’était à l’approche d’un train, et il y avait du monde en famille sur le quai pour photographier son passage. Cela confirme que les japonais sont très fans de train, et c’est trans-générationnel. j’en ai vu “en planque” dans la nature, ou en bout de quai, pour guetter leur approche.

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Pour revenir, j’avais réservé ma place dans le SL Niseko, un train à vapeur qui prend son temps (4h pour rallier Sapporo!). Mais je suis finalement rentré plus tôt pour tenter de conjurer un mal de tête que le grand air seul n’a pas pu conjurer.

Si tout est OK demain, je pense passer une dernière journée à Sapporo avant d’aller à Hakodate puis sur Honshû.

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Otaru

Après une nuit brève mais réparatrice, découverte de la cafétéria de l’hôtel pour le petit déjeuner. Assez grandiose, il y a vraiment de TOUT pour se faire un plateau à volonté typiquement japonais ou alors mélanger viénoiserie, céréales, charcuterie, salade, fruits, soupe, plats chauds, cafés et thés de toutes sortes. Je n’ai pas vu de nattô néanmoins.

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Ce matin direction Otaru, ville portuaire au nord (mer du Japon donc). Jolie, entourée de collines, et traversée de canaux. Pour y déjeuner, j’ai évité les restaurants “pignon sur rue” et choisi une échoppe de ramen qui payait pas de mine de l’extérieur. Un panneau habituel avec photos et tarifs des plats, l’indication des horaires et une mention “1F” devant un escalier. Direction le premier étage donc, où je débarque dans ce qui devait être le salon d’un appart’, réaménage en resto avec… 3 tables. 10 couverts en tout (ou plutôt… 20 baguettes hihihi). Ça ne payait donc pas de mine à l’intérieur non plus. La tenancière et son mari-je-suppose au fourneau, 140 ans au compteur tous les deux ont du croire que je m’étais trompé d’endroit. Comme moi: Choc, la carte n’avait pas les photos et sans furigana impossible de comprendre les plats. J’ai donc commandé un shôyu ramen de base. Vu le tarif, j’ai halluciné en voyant la quantité proposée. 15 minutes plus tard alors que j’en étais à la moitié, la tenancière a d’autor apporté un café. J’ai cru que c’était pour me dire “on va fermer”, mais non. Peut-être un geste de miséricorde pour me signifier que je n’étais pas obligé de tout manger. Ou que je faisais fuir la clientèle (il n’y avait personne à ce moment là).

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Après avoir parcouru Otaru, retour à Sapporo pour le musée de la bière du même nom. Pas grand chose à voir mais gratuit. La partie réservée à la publicité était marrante, avec moultes affiches d’époque. Et à la fin de la visite, séance dégustation. C’est donc assis que j’ai passé le plus de temps au musée. La journée s’achèvera finalement assez tôt, retour à l’hôtel vers 20h00 muni d’un bentô, et avec les arpions en compote. J’ai un peu abusé et fait 8h de marche, ce qui promet des jours difficiles niveau marche.

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Courte après-midi à Sapporo

Bien arrivé à Sapporo, après un bon coup de stress à Tôkyô où jusqu’au dernier moment je pensais rater la correspondance domestique. Avec 40 minutes de retard, bouchon à l’immigration, attente dans le carrousel-aux-bagages (Toutes les statistiques le prouvent: votre valise fait systématiquement partie de celles qui arrivent vers la fin.), attente du bus-navette vers l’autre terminal, rongeage de freins dans la navette qui s’arrête à tous les feux, course pour trouver le guichet… pour enfin s’enregistrer. Une fois la carte d’embarquement en main j’ai pu souffler. Et au final le vol est parti avec 1h30 de retard pour l’aéroport de Chitose qui, non Mathias, n’est pas une maladie honteuse.

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Le récupération du Japan Rail Pass n’a pris que quelques minutes, mode VIP activé dans le train. Après une petite demi heure de train et le dépôt des bagages à l’hôtel (Plutot.class) je me suis empressé de retourner à la gare, disposant de peu de temps avant la tombée de la nuit ici. À 17h00 on ne voit pas beaucoup plus loin que le postérieur de la japonaise qui marche devant. Pas grave diront d’aucuns, et je ne peux que souscrire. Et Guigui se reconnaîtra.

La gare étant idéalement placée, je suis monté au 38è étage de la tour JR pour avoir un panorama de la ville. Quand on passe plusieurs jours dans une ville que l’on ne connait que via des cartes, une vue en hauteur à 360° permet d’assimiler des bons points de repère. Notamment la tour “Panasonic” qui donne l’heure et participe de ce fait deux fois par jour à un mouvement subliminal pour la libération de la consommation du cannabis.

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Je me suis promené un peu au sud de la gare, mais les couleurs de l’automne sont à peine visibles dans les parcs urbains. Ici certains donnent à manger aux corbeaux qui sont très nombreux et sacrément maousses. Effrayants même. Continuant sur ma lancée, je recommence à tester les boissons les plus zarbis en vente dans les distributeurs. Aujourdh’ui le gagnant est une boisson veloutée au maïs. Avec des grains de maïs dedans. Et surtout, la canette est vendue CHAUDE. C’est peut-être pas mal quand il gèle. Mais pas pour boire, hein. Pour dégivrer son pare-brise.

Pour faire passer le goût, direction un restaurant de tempura de fruits de mer. La tenancière a passé un peu de temps pour me faire comprendre comment repartir sauces et condiments  dans les différents bols. C’est un merdier pour faire la vaisselle ici.

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Bon et sinon la raison principale pour laquelle je reviens au Japon? C’est pour la glace Häagens-Dazs au thé vert. Par bonheur le premier Seven-Eleven où j’ai été acheté des sous en avait.

A présent, douche et dodo avant d’attaquer le programme de demain qui sera: aucune idée encore, on verra. C’est ça les vacances.

 

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