Dernière journée entière au Japon pour ce voyage avec Emma. Nous allons ce matin au mont Takao, un classique. Après une heure de voyage depuis Shinjuku, nous trichons un peu en prenant des télésièges pour nous rapprocher honteusement du sommet. Il fait très chaud, autant qu’à Central Park en mai, au point que des rappels pour s’hydrater et de faire gaffe aux insolations sont diffusés par haut-parleur. Avec un stock de pocari sweat, ma boisson favorite en été, on avance en prenant notre temps. Enfin “notre”, non…,plutôt “mon” vu qu’Emma monte certains escaliers deux par deux (excellent dans Cyrano, à chier dans son dernier film, hashtag me too). C’est pas cool de chambrer son tonton.
Le sommet ne nous offre pas une belle vue sur le Fujisan, masqué par les nuages. Le ciel s’assombrit d’ailleurs, avec le bruit du tonnerre qui tonne au loin. Pas de problème, nous serons partis avant la moindre goutte. Nous redescendons prendre un funiculaire, histoire de varier de l’aller, et aussi de cocher un nouveau mode de transport utilisé pour ce voyage. Entre avion, toutes sortes de train, tramway, bus, voiture, bateau, télécabine, télésiège et maintenant funiculaire, il ne manque que les deux roues, et le kart. Mais on a vu assez de touristes déguisés en Mario à leur volant dans les rues, vomissant autant de décibels que de vapeur d’essence, emmerdant autant les voitures que les piétons, pour savoir que c’est une activité de connards cosmiques.
Finalement, ce que j’ai toujours trouvé dur dans l’ascension du mont Takao, c’est la dernière partie de la descente, qui prends 2 heures avec mes rotules en mousse. Alors en la faisant assis dans un cable-car c’est moins physique et moins épique.
De retour à Shinjuku, on achève notre tournée de cartes postales et on finissons les dernières emplettes dans quelques galeries et magasins des rues, au 6e étage par-ci, au 8e étage par là. Finalement entre Takao et Shinjuku c’est la gare de ce quartier et ses alentours qui sont le plus fatigant. Les 3 gares les plus fréquentées au monde sont 3 gares de Tôkyô. A Shinjuku en particulier on n’a jamais autant l’impression d’être un touriste: Tout le monde sait où il va, et vite, sauf nous qui essayons de trouver la bonne sortie parmi les 200 qui existent.
Cette impression d’être dans un Yakuza, hein Matthieu et Morgan?
Pour notre dernière soirée, nous refaisons un troisième Karaoké. Impossible d’avoir un créneau initial de plus d’une heure, mais lors de l’appel habituel d’avertissement 10 minutes avant la fin de la réservation, j’obtiens une rallonge d’une demi-heure. Mais c’est encore trop peu. Pour nous occuper demain en attendant de prendre l’avion en soirée, nous saurons quoi faire. A l’heure d’aller me coucher j’ai encore dans la tête Atomic, Pink Pony Club, Shout, Baggy trousers ou Me gustas tu. Pas de Calogéro tu m’étonnes, même s’il était au catalogue je préfère remettre un coup d’O-Zone.
Ce matin direction Shin-Okobu, le quartier coréen de Tokyo, où je n’ai encore jamais mis les pieds. Emma le trouvera, plus intéressant qu’Harajuku et Takeshita-Dori, où nous sommes passés rapidement avant.
On sait qu’on arrive dans un quartier particulier à Shin-Ikubo, car en plus des systèmes d’écriture japonais s’ajoutent partout ou portent nos yeux des mots écrits en Hangul (le système d’écriture coréen). Ça pullule de restaurants coréens bondés, et de boutiques de produits issus de la pop-culture. Ou plutôt K-pop-culture, un univers que je connais peu, surtout pour les groupes masculins (je connais Ive, pas Seventeen, etc BTS pour moi ça évoque en premier un cursus post-bac).
Ce qui marche bien partout au Japon en ce moment dans les goodies, ce sont les supports acryliques pour poser un personnage sur son bureau. Mais il y a aussi posters, cd, magasines, cartes, éventails, autocollants, lighticks(!) qui sont un méga business pour les fans en concert.
On tombe par hasard sur un grand DonQui où je ne trouve pas de kit-kat au kimchi, mais à des goûts pas mal quand même, comme le Shima Lemon.
On repasse poser nos emplettes et manger proche de l’hôtel dans une sandwitcherie. J’apprends que croque-monsieur, mot d’origine étrangère, s’écrit en japonais クロックムッシュ, prononcé “kurokkumusshu”.
Nous allons en monorail jusqu’au Rainbow Bridge pour le franchir à pied, comme je l’ai fait dans possiblement tous mes passages à Tôkyô. Cette fois-ci c’est par le côté sud du pont que nous le franchissons avec Emma, Sur les derniers 300m nous passons de l’autre côté par un escalier sous le passage des voitures, où la vue sur la ville est folle.
Luc, Gwen, j’ai trouvé une des sorties de Goldorak!
Un gentil garde à sa guérite nous salue, en utilisant j’imagine son compteur de passage manuel pour avoir en fin de journée le nombre de personnes sorties du pont de son côté et mettre à jour sa feuille de calcul sauvegardée sur disquette, ainsi qu’avec application dans sur papier à la rubrique “faits marquants” de la page 21 de l’intercalaire Juillet du classeur 2025.
Nous passons sur le bord de mer d’Odaiba. Joie des sports nautiques, bronzettes de mecs déjà couleurs cuivre, plages délimitée de 100 m2 surveillée. par un maître nageur sur sa chaise haute.
Passage rapide à AquaCity, grande galerie commerçante. On se pose pour une glace après avoir obtenu une table sur un coup de chance, puis parlementé pour chopper 2 chaises. Nous montons ensuite dans la sphère du beau bâtiment de Fuji TV, recelant une plateforme d’observation, dominant le sud de Tôkyô.
Le ticket pour monter au 25e étage, dans cette grande burne argentée, nous donne aussi droit d’entrer dans le musée GACHAPIN×MUKKU. Jamais entendu parler des deux personnages concernés, mais la photo moche sur le ticket laisse entrevoir un truc bien pourri: Le chef du duo ressemble à un ver vert mono-dent, l’autre à un Monsieur Hankey géant qui aurait de la fourrure. Bref, on se dit qu’on va y passer 5 minutes et se marrer tellement c’est naze. QUE NENNI!
Alors oui, premier contact pas super positif
Et là nous mettons le doigt dans un engrenage, celui du lore de cette licence, née en 1973 sur Fuji TV.
Donc Gachapin est une sorte de Casimir au Japon, et parait être une institution vieille de 50 ans, aillant survécue jusqu’à nos jours. Ici c’est du sérieux, avec des collabs dans tous les sens.
Parmi la foule d’informations biographies, un arbre généalogique supposé de Gachapin lui fait avoir des ancêtres communs avec des Kaijûs connus.
Le compte Twitter de Gachapin est régulièrement alimenté pour le plus bonheur de ses abonnées, au nombre de 1.3 millions. Avec si ça se trouve moins de faux comptes que Julien Chièze. Gachapin a aussi sa chaine Youtube ou il chante des covers et des chansons à lui. Nous restons d’ailleurs admirer béâts 2 titres en vidéo, squattant l’unique banquette devant l’écran géant, privant de place les quelques enfants jaloux, dont une petite fille qui a l’air très fan car elle connait les chansons.
Il ya une sorte de hall-of-fame où les deux mascottes posent avec des célébrités japonaises plus ou moins connues. Dont Sonic et Donpen,la mascotte de Don Quijote.
Une dernière attraction, consiste en un mur animé de personnages, où un procédé de réalité augmentée permet d’interagir avec eux. Une sorte de bouquet final, préfigurant notre soirée. Une borne de Purikula aux couleurs de Gachapin et son BFF Mukku traine là, mais je n’ai pas les 5 pièces de 100 yens pour l’utiliser, et le monnayeur proche est hors-service.
Tout ébouriffés de cette rencontre inattendue avec un pilier de la proto-culture japonaise, nous reprenons le monorail pour aller plus loin dans Odaiba, à l’entrée de l’expérience artistique TeamLab Planets. J’avais déjà visité TeamLab Forest à Fukuoka l’année dernière. La version à Tôkyo contient la même chose, mais très enrichie de nouveaux concepts et salles surprenantes.
Une partie se parcourt les pieds plongés dans l’eau ou avec un effet miroir au sol, se perpétuant à l’infini. On voit la pièce reflétée “par en dessous”. A tel point que les personnes en robe ou en jupe sont invitées à porter un short, prêté, sous leurs tenues!
La plupart des salles sont interactives, que ce soit pour reproduire à l’échelle humaine un jeu de plateforme ou jouer avec des personnages de type lemmings sur un mur en apposant des objets physiques aimantés dessus, ou en bougeant des pinceaux pour dessiner virtuellement sur les murs.
Une expérience de plus de deux heures vraiment originale: On perd tous nos repères, nos différents sens sont mis à contribution avec poésie, le tout grâce à des technologies et des moyens incroyables mais invisibles.
Nous rentrons tard, fatigués et émerveillées après cette cette soirée, avant notre dernier jour complet à Tôkyô
Koganei, ville à 40 minutes de train à l’ouest de la capitale, possède un musée en plein air qui avait toute mon attention: Le musée d’architecture Edo-Tokyo. Depuis la gare nous prenons un des bus qui s’arrêtent le long du grand parc où s’est installé le musée. Merci les recherches entreprises hier, qui évitent de trop sortir googlemaps une fois sur place, jamais très marrant quand on n’est pas tout seul. Alors que j’achète les tickets, la ticketière me demande si j’habite Tôkyô et me montre une affichette indiquant que c’est gratuit aujourd’hui pour les familles de la capitale. Elle est gentille la ticketeuse, mais genre, si j’habitais vraiment Tôkyô je ferais mieux que baragouiner en faisant trois fautes tous les deux mots. Des fois il y a des “ojozu desu ne” (dans le contexte: vous êtes bon en japonais) tu les prends comme un foutage de gueule, alors que c’est juste de la gentille politesse.
Rappel par Hello Kitty, la mascotte qui n’a pas de bouche car la bichette parle avec le coeur, des règles de bienséance dans les lieux touristiques.
Le musée héberge une trentaine de bâtiment, dont beaucoup de maisons d’habitation reconstruites. On peut y entrer après enlevage de chaussures. Emma n’aura jamais autant enlevé et remis les siennes en aussi peu de temps! A tous les étages, l’agencement et le mobilier sont des reproductions fidèles d’une réalité passée. Il y a quelques batisses plus récentes avec par exemple un grille-pain dans la cuisine. Les premiers datent de la fin du 19e siècle, mais devaient griller autant de gourmands que de tartines.
On a le droit à quelques visions d’horreur, comme la poupée ci-dessus à même de faire cauchemarder bien des enfants de notre époque. Moins sans doute que celle de la maison de Kérity, qui a disparu, et qui avait l’habitude de réapparaître dans des placards où pourtant personne ne l’avait rangée.
La meilleure partie du musée comprends une allée commerçante. A commencer par la maison de bains publics, avec ses faïences, ses 3 bassins pour l’eau à des températures augmentant par paliers, ses vestiaires séparés par sexe. On reconnait la partie pour femme à la présence d’un parc à bébé au fond cozy pour y déposer le chérubin pendant que maman se désape.
Autre bâtiments: Le magasin de textile et d’artisan pour ombrelle, un bar, une papeterie, un tailleur, un magasin d’ustensiles de cuisine, un Kôban (certains n’ont pas trop changé), une auberge, etc. Et l’épicerie où 50% de l’espace est occupé par l’alcool. Pas de cahuètes ou d’olives avec les trucs qui piquent au milieu, mais de très grandes bouteilles. Ca fait moins d’aller-retour quand il y a marée basse.
Après le musée, on va faire un tour des magasins à Nakano Broadway avant de rentrer faire une lessive. Une fois finie et le repas mangé, ce sera Karaoke.
Première journée à Tôkyô pour Emma sous le signe de la Culture. Nous allons au musée National de Tôkyô pour y voir l’exposition permanente, et deux expositions temporaires: La première “Neo-Japonism: From Ancient Art to Anime” montre l’attrait centenaire des artistes nippons pour les dessins et le mouvement. Très dispensable, il s’agit uniquement d’un film avec des extraits d’interviews de l’homme au béret (Osamu Tezuka) ou encore de Mamoru Hosoda (La traversée du temps). Et Satoshi Kon, on l’oublie? La seconde exposition est bien plus intéressante, et traite de l’Ôoku, le quartier de résidence des compagnes des Shoguns, et de leurs dames de compagnie, à l’époque Edo. Avec beaucoup d’informations et d’ukiyo-e sur la vie de ce petit monde, qui n’est pas sans rappeler la Cité Interdite chinoise alternative de l’excellent Les Carnets de L’apothicaire. Il y avait malheureusement foule, s’agissant du premier week-end de l’exposition.
De la galerie permanente que j’ai visité deux fois par le passé, je retiens encore une fois les estampes décrivant la vie de l’époque.
Après 4 heures de visite et un bon et copieux repas, nous passons dans le parc d’Ueno puis allons voir quelques endroits de la capitale très différents: Asakusa et son temple, puis la galerie marchande se trouvant au pied du Tokyo Sky Tree.
Va falloir bouffer tous ces trucs?
Pour finir la journée, direction Shibuya après quelques emplettes pour qu’Emma voit la foule Tôkyôïtes (et touristïtes), les néons, les écrans géants, les hommes politiques qui gueulent sur une estrade. C’est pas possible, faut que je me renseigne, il doit y avoir une campagne nationale ou un renouvellement d’assemblée quelconque. Impossible de passer une journée dans une grande ville sans voir des clampins avec un porte voix qui font coucou comme le faisait la reine d’Angleterre. Leurs militants, qui font coucou aussi, comme le faisait la reine d’Angleterre, distribuent parfois des purs goodies. On a choppé de magnifiques éventails. Avec la gueule du Xavier Bertrand local dessus.
Alors c’est pas sexy, comme Xavier, mais qu’est ce que ça fait du vent, comme Xavier.
Notre unique nuit à Hiroshima se passa dans de grandes chambres, avec une large fenêtre donnant sur le parc du château d’Hiroshima. Cette vue du 26e étage était impressionnante en fin de journée, et vraiment exceptionnelle à la nuit tombée. Elle s’est pas fait mal.
Nous allons tôt au musée d’Hiroshima pour la paix. Pour la première fois je le visite le matin et pas un peu speed en fin d’après-midi, enchaîné après Miyajima. On prend davantage notre temps pour en apprendre plus sur le bombardement atomique de la ville, les morts et la dévastation, et les conséquences pour les survivants directs, rapidement beaucoup moins nombreux du fait des brulures et des radiations.
Le bombardement a été fait alors que des efforts de destruction de bâtiments en bois avait commencé, afin de créer des zones coupe-feu. Parmi les personnes mobilisées pour cela figuraient de nombreux collégiennes et collégiens qui étaient en extérieur et donc peu protégés.
Nous regardons quelques témoignages en vidéo de survivants, écoliers, maîtres d’école ou un photographe de presse qui explique à quel point il est resté sidéré plusieurs heures avant de prendre la moindre photo dans un mélange d’incrédulité et de gêne. Une exposition temporaire est consacrée à davantage de photos consécutives à la bombe.
Nous avions envisagés d’aller voir un musée d’art proche, mais nous n’avons même pas le temps d’aller devant le monument de la paix des enfants, célébrant Sadako Sasaki et les grues en papier, devenus un symbole de paix.
Nous rejoignons la gare en taxi pour prendre notre Shinkansen Nozomi 28. Non non Emma, c’est pas l’ prochain train qu’on prend, il va s’arrêter 2 minutes et repartir à 13:12, le notre est sur cette voie, mais 6 minutes plus tard. En 15 minutes, 3 Shinkansen de 16 wagons chacun, sur la même ligne Fukuoka-Tokyo. Ca rapporte, mais c’est ce qui permet de continuer à financer des lignes à la cambrousse, parfois largement déficitaires.
Nous faisons le voyage en Green Car, avec 25% de place en plus et un service à la demande via son téléphone pour se faire amener, au prix fort, un café ou un bento. Nous avions acheté le notre avant de monter dans le train. Le choix du Green Car n’était pas tellement pour le confort (encore que cela en vaille la peine pour 4 heures de train) mais car c’était à la réservation 3 jours plus tôt la seule possibilité pour se placer à gauche… du côté du Mont Fuji, visible au loin environ 45 minutes avant Tôkyô, quand la météo le veut bien.
Et ça valait le coup.
Une fois un peu de repos pris dans le quartier de Hamamatsuchô, ou on entendra du “Miss Emma” au moment de récupérer nos valises le lendemain de leur expédition pour 25 euros depuis Shikoku, nous allons à la tour de Tôkyô. C’est un passage obligé quand la nuit tombe pour impressionner une nièce ou un neveu à l’arrivée dans la capitale. Ca marche toujours autant, avec en bonus le mont Fuji à nouveau bien visible avant que la nuit ne s’installe, elle fait comme chez elle.
Plutôt épargnés jusqu’alors par le tsuyu, cette période à la météo très instable, avec des orages et des averses abondantes et soudaines, voilà que ce phénomène se rappelle à nous. Nous eussions préféré qu’il nous oubliât.
La journée avait plutôt bien commencée, avec notre trajet pour Hiroshima, avec un court segment en Shinkansen. Après 30 minutes de train local supplémentaire, on enchaine avec le bateau pour Miyajima, inon à la nage, sans palmes ça prend des plombes.
Il n’y a pas foule comparé à Août ou Octobre. Nous faisons la zone autour du sanctuaire d’Itsukushima et prenons un casse-croûte à l’écart des gens et des daims opportunistes, chapardeurs et gouelles.
Le projet du jour était de monter en haut du mont Misen à environ 535m pour dominer cette partie de la mer de Seto, comme en 2011 et en 2015, où j’avais trouvé cela difficile, malgré 10 ans et 20 kilos de moins. Première déconvenue, les télécabines sont à l’arrêt pour cause d’entretien, comme une vulgaire cabine pour les Capucins, et le service ne reprends qu’après-demain.
On envisageage un moment de s’en passer et de faire l”équivalent à pids mais cela fait d’environ 3h30 d’ascension, et nous n’avons pas suffisamment d’eau. Nous croisons deux gaillards au bout de leur vie en train de redescendre qui nous confirment qu’il y bien des distributeurs mais tout en haut et qu’il n’y a plus rien hormis les trucs bizarres (ça implique Qoo, soupe de maïs, etc.). Nous n’avons de toutes façons pas l’occasion d’hésiter trop longtemps, un orage est en train d’arriver et le temps de rallier le port qu’il pleut déjà. Merci AccuWeather, dont je suis devenu adepte grâce à ma nièce.
Avec quelques accalmies passagères sournoises, ce sont des trombes qui s’abattent sur Hiroshima. C’est toujours mieux que des bombes. Notre après-midi ayant été pourrie par le temps, je m’offre un petit plaisir perso, une soirée sushi, qu’Emma bien que non fan du genre, accepte d’essayer. Je choisis une chaine de Kaiten Sushi, d’une part parce que je sais qu’on y trouve pour elle une offre alternative en plats d’accompagnements, d’autre part car c’est une expérience amusante. Une nouvelle case de cochée après le karaoké.
C’est incroyable à quel point est poussé loin le processus d’automatisation à présent. Premier contact quand on arrive: une borne pour enregistrer notre intention de manger là: nombre des convives, préférence de placement (tabouret au comptoir ou table de 4 et plus). La machine nous sort un ticket numéroté, et il faut attendre d’être appelé… Quand notre numéro apparait sur un écran (et crié par une voix robotique dont le volume va jusqu’à 11 on se rend à une autre borne, pour y récupérer le ticket final, orné d’un beau QR code et de notre positionnement dans la salle. Là c’est conventionnel, on trouve des baguettes, des verres, un robinet d’eau chaude, de la poudre de thé (0.01% Matcha, 9.99% de fanes de radis et d’épluchures de concombre pour le goût herbacé et la couleur, coupé à 90% de talc sinon c’est trop de la strong), des lamelles de gingembre, etc.). Pour l’eau il faut aller la remplir soi-même ou commander un jus de mandarine ou de melon à 200 yens, coupé aux glaçons. Sinon c’est trop de la strong.
Toutes les commandes se font bien entendu au moyen d’une tablette. Ce que l’on commande arrive directement dans l’ordre de disponibilité, devant nous, sur une coupelle propulsée sur un tapis roulant dédié aux livraisons rapides. Un autre tapis présente différents sushis que l’on regarde passer et éventuellement que l’on prends car on se dit que “tiens, ce sushi de congre ne passe que depuis 60 minutes, il n’est peut-être pas encore faisandé, je tente le coup”. On laisse tomber dans une trape les coupelles vides, toutes les 5 coupelles on a un tirage au sort pour gagner… un sushi gratos. Pas con, quand tu as 4 coupelles il est difficile de lutter. On se croirait dans un gatcha. Les seules personnes que l’on croise sans jamais avoir à leur adresser la parole sont les collaborateursemployés qui passent débarrasser et nettoyer la table pour les prochains clients. A l’issue du repas on demande l’addition sur la tablette et on va scanner son code barre sur une dernière borne pour régler en toute autonomie. Les sushis étaient meilleurs à Kanazawa, ils étaient préparé par des gens que l’on voyait.
Il n’y a aucune raison que dans ce genre de chaîne, le personnel de cuisine et en salle ne soit pas remplacés un jour par des robots.. Ce billet s’achève sur une sale note, mais il n’y a pas que beau et du ‘youpi c’est beau la vie” dans la vie, comme on le verra demain.
Nous prenons notre revanche sur la déconvenue d’hier en prenant le PREMIER ferry de la journée pour atteindre la plage de Megijima à 8:20.
Mais nous restons sur l’île exactement une heure, le temps de nous changer, malgré les sauterelles géantes de toilettes de l’enfer, et pour Emma de remarquer les nombreuses méduses échouées sur la plage. Finalement ce ne sera qu’un bain de pieds. Dommage il n’y avait que 3 autres personnes avec nous, ce qui est plutôt calme. C’est cela, oui.
Nous repartons donc illico passablement déçu. Nous voyons plus loin l’île de Ogijima que j’avais trouvé formidable il y a deux ans. Dans un voyage futur, j’escompte rester quelques jours sur Shodoshima, autre île plus lointaine et vaste de la mer de Seto.
so long jellyfishes. vous sucez gros temps (au revoir les méduses, you suck big time)
Le musée Shikoku Mura (“Village de Shikoku”) est ouvert aujourd’hui. Hier nous étions tout rouge de le trouver fermé. En habitués, on connait le chemin. Je demande tout de même à Emma de vérifier les alentours, c’est bon, let’s go, pas la méduse à l’horizon!
Le musée en plein air reconstitue la vie quotidienne de l”ile à l’époque Edo (1600-) jusqu’au début du 20e siecle. De nombreuses maisons d’habitation et d’artisanat, d’entrepôts ont été déplacés ici, dans leur jus, pour témoigner de la vie d’alors. On apprend comment vivaient les fermiers d’antan et leur famille. Comment était pressé la canne à sucre . Il y a aussi un théâtre de kabuki à ciel ouvert, dans un amphithéâtre semi-circulaire en pierre.Emma imrovise de l’Awaodori appris hier. En l’absence de spectateurs extérieurs, elle se lâche.
Le village reconstitué nous oblige à parcourir du terrain, et des escaliers nombreux, bon entrainement pour la journée de demain, qui sera physique, si le temps le permet.
Nous voyons vers la fin du circuit ce qui doit être le plus petit phare du monde. La maison du gardien est juste à côté, sans canards, mais cossue. Moi qui croyait que le gardien dormait tout en haut de son phare, à au moins 6 mètres de hauteur.
Sous le bruit d’un orage lointain, nous retournons vers l’hôtel pour mangé un hamburgé bien mériter. Etant un peu flagada de ces derniers jours, j’ai besoin d’aller dormir quelques heures, ce qui permet à Emma d’avoir quartier libre et de profiter un peu de la paisible ville de Takamatsu en solidaire pour déambuler à sa guise, faire les boutiques et causer in english avec des locaux.
Nous nous retrouvons en fin d’après-midi pour un peu de chasse aux kit-kats, C’est comme les champignons en forêt, il faut connaître les bons coins, et l’expérience acquise au fil des voyages nippons paie.
Impossible dans notre groupe de deux d’obtenir la majorité, moi je me serai bien mis en quête d’un resto servant des méduses, si si on peut, pour me venger de ces aquatiques putes empêcheuses de sa baigner en rond.. Nous retournons donc au restaurant de Yakiniku d’avant-hier. C’est quasi comble ce soir, c’est à dire que les 2 tables sont prises (6 personnes en tout), il reste seulement que quelques places au comptoir, parmi les 10 existantes. Et oui le restaurant n’a de la place que pour 16 clients, le patron seul au fourneau, 1 ou 2 personnes devant la borne de sélection des plats, et 1 personne dans des toilettes aménagées dans un placard. Le patron nous a à la bonne, et nous fait cadeau d’une soupe miso chacun. Cette succulente soupe ne plait pas trop à ma nièce, à mon grand plaisir.
Pour finir, et marquer le coup de ces dernières heures sur l’île de Shikoku, c’est soirée Karaoké, avec soda au melon à volonté. Massacre en règle de quelques chansons rock, avec un petit Cha-la Head-Cha-la, le seul morceau de Ghost disponible, et dans un moment de délire incompréhensive, du O-zone.
Aucune image ou vidéo ne filtrera publiquement de ces deux heures mémorables pour nous.
Mauvais temps à de notre arrivée à Takamatsu. Arrosés comme des poireaux à la descente du car, nous poireautons devant un donut, avant l’heure du check-in à l’hôtel. Les chambres “confort” du WeBase sont très grandes, avec une conséquence: On s’étale sans retenue et c’est le dawa en quelques minutes! Les salles de bains sont à la japonaise, première fois que j’en vois en dehors d’un ryokan ou d’un minshuku.
La seconde partie du trajet depuis Ôsaka était plaisante, quand on franchit deux ponts entre Honshû, l’île principale, et Shikoku, la quatrième île du Japon par la taille. Nous n’apercevons pas les célèbres tourbillons de Naruto (la ville, pas le fameux ninja ramenophile, bien que son nom soit indirectement issu de ces tourbillons précis) naissant selon la marée entre le pacifique et la mer intérieure de Seto. Nous discutons avec une femme, voisine d’Emma dans le car. Elle habite tout près du jardin Ritsurin et y marche tous les jours. Nous prévoyions d’y aller avant la fermeture, mais ce sera pour un jour moins mouilleur.
Le soir, c’est Yakiniku (viande grillée), dans cette tranquille ville de Takamatsu, Gros contraste avec la bouillonnante et foutraque Ôsaka; Ici les gens se déplacent à vélo, il y a des restos fermant à vingt heures et les policiers se prennent en photo.
Voilà pour hier. Ce mardi, après un copieux buffet de petit déjeuner, c’est jour de soleil, nous allons enfin au jardin Ritsurin, désert vers 8h30.
Ce jardin japonais est assez vaste, moins flambloyant qu’en automne, mais c’est la saison pour les fleurs de lotus et de nénuphar! A noter, quelques squatteurs de gloriette. Mais que fais la police? Ah oui, des selfies.
Nous rejoignons le bus en gare, ou l’inverse, mais le prochain ferry pour Ogijima et la plage que nous convoitions n’est qu’à midi. On se mets en marche (“parce que c’est notre projet!!” dirais un gland connu), pour visiter un musée en plein air, le Shikoku Mura… qui s’avère être fermé, et cela tous les mardis. Et contrairement à l’essentiel des musées japonais, fermés le lundi (comme les coiffeurs, mon boulanger et la loge de Michel Drucker le lendemain d’une émission du célèbre présentateur liquide). ACDÇu nous retournons au port via une autre compagnie ferroviaire, mais trop TARD pour le ferry qui avant était trop TÔT. Il faut attendre deux heures le suivant, alors on chamboule nos plans en allant à Tokushima, par un train nommé Uzushio. Enchanté. Nous prenons les billets et réservations 4 minutes avant le départ. Foutage de gueule: ses deux premiers arrêts sont proches du Ritsurin puis du musée fermé dont on revient bredouilles. Du temps perdu qui jamais ne reviendra.
A Tokushima, en août, se déroule un célèbre festival de dance, attirant plus d’un million de visiteurs. La danse pratiquée s’appelle l’Awa et nous sommes là pour en visiter le musée; L’Awaodori Kaikan. Au RdC est installée une boutique dédiée à la ville, nourriture et art local autour de la teinture indigo, au second une salle de spectacle de démonstration de danse, au troisième le musée proprement dit.
Nous assistons donc à une réprésentation de danse, avec quelques explications prodigués par le meneur de la troupe: 6 musiciens, des danseurs et danseuses. Cela ressemble un peu à des danses vues en matsuri, mais en plus codifié.
Certaines personnes dans le public ont les bollocks d’essayer la chorégraphie d’abord debout à leur place, puis sur scène. Technique simple de manipulation mentale à laquelle Emma et moi échappons. Trop forts ces bretons se dit le meneur. Celui-ci pose quelques question aux 3 meilleurs danseurs amateurs du jour: D’où vous venez? z’avez déjà dancés? Sont sélectionnés un papy-qu’à-pas-froid-aux-yeux, une japonaise assez à l’aise et une jeune coréenne qui s’est bien amusée. On devine que le monsieur loyal aimerait chopper les SNS de la demoiselle.
Le musée expose des photos de part le monde où de l’Awaodori a été montré, Paris, Moscou, etc. Une exposition d’instruments utilisés pour la musique: Shamisen, Shinobue, Kane, Taiko, etc. Il est possible de jouer à des mini jeux de rythme, versions simplifiées d’un Project Diva ou de Taiko no Tatsujin.
Pour finir, au dernier étage il y a une station permettant de monter en télécabine jusqu’en haut du mont Bizan, qui culmine à environ 300m au sud de Tokushima. En plus de la plateforme d’observation, il y a un petit autel shintô et un bar faisant une collab‘ temporaire avec Demon Slayer.
Afin d’obtenir un petit goodies, nous prenons chacun une boisson. Dans ce genre de café temporaire, la carte possède des plats et des boissons s’inspirant des personnages du dessin animé pour en reproduire la forme et/ou les couleurs.
Emma a du calpis chaud avec de la confiture de myrtille et une framboise pour représenter le personnage de Tengen Uzui dans sa version avec cache-oeil. J’ai une boisson froide café-au-lait-matcha-billes de tapioca pour représenter Gyomei Himejima, les billes de tapioca pour les billes de son bracelet bouddhiste! C’est bien vu.
Nous mangeons tard dans un Matsuya après la douche du soir puis faisons pause dans un Don Quijote qui vends plein de Kit-Kat et de chaussettes pour femboys. Il est une heure du mat’ mais j’ai déjà des frissons car demain on va au petit-déj à 7h.
Je découvre aujourd’hui Himeji en été. Il ne me restera plus qu’à y venir en l’hiver. Sans doute nous habituons nous à chaque jour qui passe aux grosses chaleurs humides, nous les trouvons plus supportables qu’à notre arrivée.
Plusieurs bonnes nouvelles pour la visite du château et du jardin japonais proche (Kokoen). D’une part il y avait beaucoup moins de monde qu’en automne et au printemps), mais SURTOUT Emma et moi n’avons pas été obligés de porter ces ignobles chaussons bleus pour arpenter le sol et les escaliers lors de la visite. Les chaussettes faisaient l’affaire. Question de température? Peut-être que les associations du bon goût, certainement sur le coup, aurons eu gain de cause.
Conseil pour les lecteurs qui un jour visiteront le château: Avant de passer la grande porte en bois après laquelle se trouve la sortie, ne soyez pas un lemming, et prenez à droite et remonter le chemin. Vous arriverez à un petit jardin où la vue sur le château est épatante, et accéderez à 30 minutes de visite supplémentaire passionnante (histoire de Senhime, ses appartements, confection de ses kimonos) en ne croisant que peu de visiteurs.
Repas tardif en face du chateau, dans une cantine simple et efficace. La légende raconte que Katsukare et Katsudon furent commandés et consommés. Nous sommes servis par des mamies d’âge doublement canonique, dont une tellement pliées qu’elle doit toucher le sol en allongeant ses bras.
Aucun Gunther en vu au jardin proche, le Kokoen. Explication de cette vanne ici.
Emma au dessus d’un troupeau de carpes
Nous refaisons route pour Ôsaka, en prenant un train local s’arrêtant à toutes les gares de la ligne, mais présentant l’incomparable avantage d’offrir à nos 4 fesses consentantes de disposer de places assises, la plupart des gens favorisant le temps de transport et attendant l’express partant quelques minutes après.
Après une petite heure de relaxation nous sortons sous quelque goutes, rien de bien grave, pour la soirée. Rapidement nous entendons de la musique. Il y a quelques barnums installés sur une place, et nous voyons des bras se lever au rythme de jeunes voix. Alors que je pense qu’il s’agit d’un groupe de quarantenaires transis et hypnotisés par des idols locales, nous constatons qu’il s’agit d’un groupe de danseurs en yukatas, en ronde autour d’une petites estrades soulevant 3 chanteuses. Certaines danseuses sont d’âge respectable, et assistées de passants motivés. Les ancêtres en force aujourd’hui décidément, mais ici ils représentent une force encore très vive. Après un chant en japonais, nous avons droit à YMCA puis à Don’t stop me now!
Un peu plus tard, en rattrapant les canaux de Dotonbori, nous voyons des lanternes illuminées de chaque bord des canaux avec des gens stationnés sur les ponts et un mélange de musiques différentes. En nous rapprochant nous voyons passer, surpris, des bateaux en procession. Renseignement pris il s’agit d’un festival local annuel de quartier!
Après avoir mangé dans un Sukiya, un unadon (du riz sous des anguilles teriyaki) pour moi, du riz sous du boeuf sous du kimchi pour ma nièce, nous allons voir une salle d’arcade en espérant tomber sur des joueurs vu la veille au même endroit: Un groupe local squattant une borne de du jeu de rythme “Dancerush Stardom“, déclinaison du Dance Dance Revolution, mais contrairement à ce dernier, le style semble être plus important que le score. Et les 4 joueurs du soir n’en manquent pas, faisant chacun deux parties consécutives avant d’arrêter pour reprendre leur souffle. Admirez:
Une incroyable soirée achevant nos 5 jours denses à Ôsaka.
BONUS: Petite illustration de l’efficacité japonaise: via un formulaire de contact sur le site d’une compagnie locale de car, j’ai demandé hier, samedi soir, sans trop y croire, des infos sur le format des bagages autorisés en soute vers notre destination suivante. Ce matin dimanche j’ai trouvė dans mes mails une réponse (rassurante) envoyée à 4:20 (c’est pas une apologie) du matin. Merci Akio qui devait être d’astreinte cette nuit. J’espère que son prochain entretien d’évaluation annuel se passera bien et qu’elle aura une prom’.
On commence la journée par un repérage: Où se situera le départ de notre car pour Shikoku dans une des 4 gares de Namba. Cc’est pas du luxe, tant ça fait passer des recoins du sheitan pour atteindre le quai du terminal bus à l’étage 5 de la gare de la compagnie Nankai. Pas moyen de se faire confirmer que nos valises pourront aller en soute, j’ai lu des infos contradictoires. Bah, on improvisera un envoi par Yamato Transport ou on basculera sur du train, moins pratiques.
Ceci fait, nous allons à Nara pour une visite de ses temples parmi les plus célèbres, qui soient faciles d’accès depuis notre lieu de débarquement. On passe en marchant devant un magasin qui vend des pulls pour chiens mais aussi pour chats. Il y en a un Hello Kitty pour chien, on ne vois pas de Milou, Gai-Luron ou de Cujo pour chat. [Insta de Lara Harmony pour les maîtres des chiens intéressés tels que Newton, Pixies, etc.]
Premier arrêt devant le Kōfuku-ji, dont plusieurs bâtiments sont toujours en travaux. smiley triste.
Ensuite nous allons via une large allée sertie de part et d’autres de lampes en pierre, et abritée par endroits d’arbres super sympa d’atténuer le soleil écrasant, jusqu’au sanctuaire Shintō Kasuga-taisha. Je suis toujours impressionné par l’arbre poussant dans son enceinte, qui en grandissant arrivait à la limite d’un bâtiment. Pour respecter la nature, un trou a été fait jusque dans son toît… il y a 700 ans. C’est peut-être pour ça que les arbres de l’allée aident en contrepartie l’homme à lutter contre les méfaits du soleil trop radieux.
Dernier temple, le Tōdai-ji, un des trucs construits par l’homme les plus impressionnants au Japon, avec le château d’Himeji, le Kiyomizu-dera à Kyôto, et le Gorilla Building à Tôkyô.
Je me permets de vous proposer un petit-jeu de type Où est charlie devant le Tōdai-ji. Trouvez moi sur la photo prise par Emma, à gauche, et trouvez Emma sur la photo prise par moi, à droite. Réponse à la fin de ce billet de blog.
Trouvez FredTrouvez Emma
Toute la journée, nous aurons croisés plein de touristes chinois et des daims en liberté, toujours aussi prompts (les daims, les chinois non) à tenter de bouffer tout ce qui dépasse quand on ne leur donne pas non-stop les biscuits low-calories vendus un peu partout.
Nous filons après à Kyôto. La gare est toujours aussi belle -comme Anouk- et encore plus par ce ciel azurément bleu.
Si nous sommes à Kyôto, c’est pour assister au spectacle GEAR que j’ai déjà vu accompagné avant: avec ma filleule il y a 10 ans puis avec ma mère il y a 2 ans. Cette troisième représentation, avec Emma, est toujours aussi formidable, avec des petits peaufinages au fil du temps qui rendent les 90 minutes encore plus inoubliables. Le spectacle poetique et muet (Gilbert Montagné se ferait chier comme un rat mort, comme déjà mentionné ici) mélange cabaret et effets visuels: projections vidéo sur le décor, et un truc à propos d’une robe je ne dis rien de plus, mais c’est mon moment préféré.
Une belle journée, parmi les plus belles que j’ai passé accompagné au Japon, d’autant plus qu’Emma a également aimé GEAR. Un certain protagoniste a un abonné de plus sur son Instagram.
NOTE; Je suis un adulescent, et probable que peu de lecteurs de plus de 40 piges comprendrons la référence dans le titre de ce billet.
CADEAU BONUX: En prenant un petit en-cas dans une franchise de boulangerie locale, nous constatons que pour 330 yens il est possible d’avoir un kouign-amann individuel, pas mal! Pas testé le goût. à l’occaz’.
Comme dit mon meilleur ami
Solution du Où est Charlie, Ou “maisoucestquilest” que ne renierait pas un pilote AF de mes connaissances. Il faut pour cela retourner votre écran. Attention si vous êtes sur PC fixe ou iMac, je décline toute responsabilité en cas de fausse manip. Le mieux étant de prendre une tof’ depuis votre tél.; si vous n’y avez pas pensé, votre cerveau fonctionne au ralenti: Sucez la partie rouge des allumettes, elles sont riches en phosphore.
Je repose enfin les pieds sur l’île de Miyajima, 4 ans après ce qui fut une des plus belles journées passées à voyager Japon. Le torii marin, symbole de ce lieu de pèlerinage pour beaucoup, est une des 3 vues les plus célèbres du Japon. Ce n’est pas volé. Immédiatement après avoir acheté beaucoup beaucoup…