Après la journée d’hier nous avons masse-gratiner jusqu’à 10h! On choisit de ne partir qu’après 2 tournées de lessive. Je me sens comme Nabilla lisant le manuel d’une fusée Soyouz en russe devant la machine à laver en libre-service: Tout est en japonais, avec des idéogrammes et tout, hein.
À midi on choisit un restaurant un peu plus haut de gamme qu’à l’accoutumée. Chacun de nous a un assortiment de différents plats, dont des sashimis et des tempuras. C’est la première fois que Valentine goûte cette spécialité japonaise. Pour l’instant il n’y a rien qui lui ait déplût. J’espère trouver du nattô quelque part. <rire sardonique>
Nous prenons la direction de Uji, à une vingtaine de minutes de train, principalement pour y visiter le Byôdô-in, temple bouddhiste millénaire. Dans les jardins, le pavillon du phénix trône au centre d’une marre. À l’intérieur se trouve une imposante statue en cuivre d’Amida. La chaleur qu’il fait dans la pièce est difficile à supporter, au point que des éventails sont prêtés.
Wikipedia Fact of the Day: Le pavillon du phénix apparaît sur les pièces de 10 yens.
Uji est très renommée pour son thé vert et, ça tombe bien, il est possible de boire du matcha dans l’enceinte du Byôdô-in. C’est une nouvelle première pour Valentine. Notre thé est accompagné de deux petits gâteaux sucrés, qui atténuent l’amertume du matcha. Le thé est autrement plus crémeux que celui que j’arrive à produire chez moi, même avec le matos adéquat.
En sortant, nous allons un peu plus au nord voir un temple shintô, l’Uji-jinja, en franchissant la rivière qui donne son nom à la ville. Le pont qui enjambe la rivière est peint dans la couleur caractéristique du Shintô. La plupart des commerces dans les rues que nous prenons ont un rapport avec le thé. Ce ne serait pas sérieux de prendre une glace au sencha mais nous sommes faibles.
En revenant vers Kyôto, nous descendons à la gare d’Inari pour visiter le Fushimi Inari Taisha. Je m’y étais déja rendu un matin de 2011. Là l’ambiance est différente car le soleil est sur le point d’aller piquer son roupillon quotidien au dessus de nos têtes, pour aller bronzer d’autres keums plus à l’ouest.
Pas trop inquiets par l’heure déjà tardive, nous montons jusqu’au Mont Inari. On passe sous des milliers de toriis pendant le crépuscule. Sur le chemin, nous croisons de nombreux chats sauvages vivant dans les abords, mais ils ne laissent pas approcher facilement. les gredins Quand la nuit est tombée, des lanternes et des lampadaires éclairent assez pour que l’on puisse suivre le chemin sans risquer de rater une marche. Il faut quand même rester concentrés. L’atmosphère est assez magique, d’autant plus que le site est immense et assez désert à présent.
Nous serons restés plus de deux heures dans ce sanctuaire, avec des frayeurs dûes à quelques frelons passant au nez et à l’absence de barbe de Valentine. Mais pas n’importe quel frelon. Note pour Sophie, ne clique pas sur ce lien: [Le frelon Japonais].
Le frelon japonais n’est définitivement pas on ami, range tes doigts ma chérie !!!