La destination du jour, c’est Nara, capitale du Japon au 8ème siècle. La ville n’est qu’à une heure de train de Kyôto, et possède une ligne de bus qui fait une boucle en passant proche de pas mal de sites intéressants. Les daims sont très nombreux dans les parc et proches des temples. S’ils sont bien éduqués sur le code de la route (ils traversent sur les passages cloutés), ils font popo partout.
Nous descendons du bus non loin du Kasuga Taisha, un grand complexe Shintô. En coupant à travers le parc nous tombons en plein milieu d’un tournage. À notre approche un des gardes qui délimitait le périmètre doit entendre dans son oreillette quelque chose comme “Yamada-san, nous avons une possible situation. Deux individus de type homme et femme se dirige vers vous. Intervenez. Attention, il s’agit peut-être de chinois ! Je répète, de chinois”. Yamada-san n’écoute que son oreille et son courage, et s’approche, nous faisant signe de passer plus loin. Nous ne saurons pas s’il s’agissait du tournage d’une émission de TV, d’un drama ou du nouveau Spielberg.
Les chemins alentours et les intérieurs du Kasuga Taisha sont parsemés d’alignements de lanternes, tels des menhir à Carnac (petite pensée du côté de Marina). Nous apercevons des Mikos qui passent ou officient dans les boutiques du temple.
Le cumul des marches gravies et descendues hier, et de notre sortie à Miyaji a laissé des séquelles. Valentine souffre des mollets, nous marchons lentement pour moins tirer sur les muscles. Comme repas du midi, nous mangeons local: Porridge de riz et herbes de saison, Sômen, etc.
Ça c’est le porridge de riz de Valentine. Dans les feuilles il y a du riz gluant et du maquereau (cuit)
Vers le Todai-ji, nous sommes arrêtés par une femme accompagnée d’enfants de 8 ou 9 ans qui nous posent des questions en anglais, pour remplir un formulaire: D’où venons-nous, quel lieu voulons-nous visiter au Japon, quel plat voulons-nous manger au Japon, etc. On répond en japonais, ce qui est plutôt idiot car à l’évidence c’est une sortie scolaire pour l’apprentissage de l’anglais. Sorry guys.
Le Todai-ji est, reconstitué, ce qui fut le plus grand bâtiment en bois du monde. Difficile d’imaginer quelques choses de plus grand que cela. Le Bouddha qui se trouve à l’intérieur fait 15m de haut, il ne passe pas par la porte.
Nous faisons une visite à la pharmacie pour essayer de trouver de quoi soulager les mollets. Je recherche comment on dit “muscle” avant de parler à celui qui doit être le pharmacien. Déduction faite de deux indices: 1. Il porte une blouse blanche. 2. Il est derrière le comptoir d’une pharmacie. On arrive à ce comprendre, quitte à utiliser des gestes et des sons. Ainsi, un pulvérisateur en spray se dit, en japonais, un pssschit (penser à mimer l’appui avec l’index en le disant).
Nous rentrons à Kyôto pour assister au spectacle ギア/GEAR, pour lequel j’avais réservé des places sur les conseils de David, rencontré il y a quelques mois chez Anne-Christine. Le show est entièrement muet, et vraiment formidable. Évidemment, on ne le recommande pas à Gilbert Montagné. C’est un melting-pot difficile à décrire. Si on trouve des éléments de music-hall, de cirque et de danse, le décor et la technologie derrière (projection animées, utilisations ingénieuses de LEDs, etc.), tout est mis au service du FUN.
Pour le deuxième soir de rang, c’est bols de nouilles instantanés. Celles au curry de la chaîne 7/Eleven sont une tuerie. J’espère qu’il restera de la place vide pour en mettre quelques exemplaires dans la valise au retour, dans une semaine déjà.
“On répond en japonais” Valentine parle japonais ??? Vous êtes vraiment bizarre dans la famille :p
Bizarrement, de la part de Fred, rien ne m’étonne.
Puais trop forte ma Valou, apprendre le japonais en une semaine tout en souffrant des mollets
, respect !!!