La pose du Matanozoki

Une autre des trois vues les plus célèbres du Japon, c’est le bras de terre à Amanohashidate (« Bras du Ciel »). À la bourre!!! Nous passons le portique de contrôle de la gare principale de Kyôto 2 minutes avant le départ du train prévu, ralentis que nous fûmes (c’est pas du belge, c’est du nippon) par le mollet de Valentine. Nous voyons alors lAmanohashidate  en face de 31… Le numéro du quai. Par chance le quai est tout proche de là où nous sommes, nous piquons un sprint sans trop y croire, juste à temps pour confirmer que c’est le bon train auprès du contrôleur qui s’apprète à donner le départ. Le train démarre avant que nous n’ayons le temps de nous assoir. C’était très rigolo.

C’est toujours un peu compliqué de se rendre à Amanohashidate car le même train est opéré par deux compagnies. La réservation va de bout en bout, mais en sortant à destination il faut payer pour avoir utilisé le dernier tronçon. Notre passe n’est valable que pour la compagnie ferroviaire principale du Japon, JR.

Je reconnais le Chion-ji peu après la gare, quasiment sur une plage. On retrouve les mêmes jolis éventails accrochés aux sapins.

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Un bateau nous emmène de l’autre côté en deux poignées de minutes. L’achat des billets pour le bateau est fastidieux: Impossible de discuter avec un distributeur où aucune inscription en anglais ne donne le moindre indice sur à quoi servent les boutons. Finalement, un homme derrière nous vient à notre secours:billets pour le bateau, bateau A/R, bateau + transport jusqu’à un belvédère plus tard. On a nos billets, et nous sommes les derniers à monter sur le bateau avant qu’il ne parte. Le brave monsieur n’aura pas été récompensé car il devra attendre le bateau suivant. Gentil monsieur, si un jour d’aventures tu lis ce blog: Pardon. Et surtout, qu’est ce que tu fous là?

Après avoir mangé quelques sushis, nous prenons un cable-car pour rejoindre le belvédère qui donne le meilleur point de vue sur la mer et le bras de terre qui la scinde en deux. Le spectacle est aussi amusant qu’il y a 3 ans: Tout le monde, chacun à our de rôle se met dos à la mer et regarder entre ses jambes. C’est plus dur pour les filles en jupe et les vieux messieurs qui craquent de partout, mais tout le monde le fait, nous y compris. Cette pose s’appelle ici Matazonoki.

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Nous prenons ensuite un bus qui nous conduit au temple Nariaiji. Je l’avais fait à pied, et ben c’est moins fatigant en bus, kilukru! En haut ce n’est pas la foule, le temple est vraiment perdu en haut de la montagne. Une vue encore plus dégagée s’offre à nos yeux au bout d’un chemin pentu (de type: vers le haut). Un peu à l’écart du temple se trouve une pagode que l’on ne voit pas tout de suite à travers les arbres, si ce n’est au dessus.

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Re-bus. Nous ne faisons pas la descente en cable-car mais en télésiège à une place. Aucun danger, le sol n’est jamais très loin, et ça ne va pas bien vite. Il ne manque qu’un balai devant pour que nous ayons l’impression d’’être dans Happy Rotter.

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C’est à pied que nous franchirons la bande de terre au retour. Plus de 8000 pins y créent de l’ombre salvatrice. Côté ouest il y a une longue plage de sable blanc, par endroits également protégé par les pins. Nous avions prévu le coup, et le temps de nous changer, nous nous retrouvons dans l’eau. Elle est si chaude qu’on ne ressent même pas la différence avec la température de l’air. Nous y resterons une bonne heure, pendant laquelle Valentine se fera piquer par une méduse, avec une marque bien impressionnante sur le dos. Ensuite c’est séance de coma sur le sable en attendant train du retour, dans lequel commence la rédaction de ce billet.

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