Cette journée marque notre départ de Kyôto. C’est avec beaucoup de nostalgie que nous quittons nôtre ryokan. La gentillesse du personnel, le calme des lieux, le rituel de la mise en place des futons le soir, et de bols de nouilles partagés, Moundir, tout cela va nous manquer.
La journée sera très calme: Nous avons besoin de récupérer, et une migraine n’arrange rien à l’affaire. Du côté piqure de méduse, ça va mieux. Après avoir réglé l’envoi par Takkyubin de nos lourds bagages à Tôkyô, où nous retournons après-demain, on charge dans nos sacs à dos avec le nécessaire pour 24h. Direction le Nishi Honganji… à 200m. Le moment est bien choisi, nous surprenons deux cérémonies bouddhistes. Des souvenirs du Mont Koya me reviennent…
Se déplacer avec des sac à dos remplis étant pénible avec la chaleur, on décide de passer à la gare trouver une consigne automatique. Une aventure commence. De tous les coin-lockers que nous faisons, aucun n’est libre. Je me rappelle que le côté sud de la gare, moins fréquenté, en possède des tas. Après être passé par tous les couloirs possibles de la gare, on constate que là aussi, c’est la pénurie de consignes. D’autres sont également à l’affut d’un endroit où déposer son bagage. C’est la guerre: en cherchant la présence de la petite clé orange, signe de disponibilité, on repère où sont les autres prospecteurs. Nous sommes en pleine Épreuve d’Orientation de Koh-Lanta, quand deux merdiers ont déjà été trouvés. Finalement on trouve un spot.
D’un coup de métro, on part vers le nord de la ville. Le temps de manger chacun un plat d’Unagi, nous nous rendons, non pas à l’ennemi, mais au Musée du manga de Kyôto. Valentine et moi sommes dans notre élément. Avant d’être un musée, c’est surtout une gigantesque bibliothèque de 50,000 volumes et à l’exception des plus rares, ils sont consultables sur place à loisir. De fait, les endroits où s’assoir sont pris d’assaut par des lecteurs avides. Il y a un espace avec des mangas traduits mais pas bien grand, et une expo temporaire sur la guerre, cohérent avec la commémoration des 70 ans de la fin de WW2.
L’après-midi passé vite, nous retournons à la gare récupérer nos sacs et prendre un train express en vers Kanazawa. L’hôtel où nous atterrissons est de standing. Chacune de nos chambres est probablement plus grande qu’un appartement correct à Tôkyô.
Pour le repas du soir, on essaie un restaurant de Sushi (recommandé par Machiko-san et super bien noté sur différents sites communautaires), mais il y a déjà une trentaine de personnes à attendre d’y avoir une place. La faim étant plus grande que notre patience, on jette notre dévolu dans un restaurant d’Okonomiyaki. Valentine opte de goûter des Butayakisoba (Yakisoba de porc), moi une Okonomiyaki crevettes et calamars. Et ben mazette, quel délice!! Pouvoir gérer nous mêmes la nourriture sur la zone de cuisson encastrée sur notre table est très amusant.
Billet court, pas de photos, demain on rattrape ça. Bisou, lecteur éventuel.
Lecteur quotidien, je te fais aussi un bisou à toi fervent rédacteur.
Ton collocataire de chez Kiki (tu sais le petit appart à Amsterdam).