Kojima & Okayama

Au revoir Tottori, et bonjour Nagoya mon nouveau camp de base. Comme d’habitude, je profite de déplacer mon barda virtuel (la valise voyageant de son côté) pour faire une halte sur le chemin. Comme je me suis déjà arrêté à Himeji à l’aller, cette fois ci c’est à Okayama que je vais descendre. Pour immédiatement faire un petit détour par la ville de Kojima.

La ville est connue pour deux choses: Sa rue consacrée aux Jeans. Pas le prénom, la toile dont on fait des futes. Cette rue possède des dizaines de boutiques dans la mouvance de la mode façon garçon vacher. Des marques japonaises connues y sont installées. Le second point notable de la ville, qui m’intéresse, est d’être la première sur l’Ile de Honshû après avoir quitté Shikoku par le rail. On peut voir donc le pont que j’avais emprunté en quittant Takamatsu il y a déjà 4 jours. De revoir la mer intérieure de Seto, mais cette fois depuis le côté nord me fond regretter de ne pas avoir posé mes valises plus longtemps à Shikoku. 

Le point d’observation est à une petite heure  de marche de la gare. Est-ce parce que nous ce étions dimanche (je suis dimanche, tu es dimanche) mais je ne croisai sur la route pas grand monde, exception faite de marginaux. La Palme revenant à un espèce de moine chauve du dessus mais avec les cheveux blancs et longs tout autour, qui transportait dans chaque mains d’énormes sacs de transparents contenant des canettes grises typique de la marque de bière Asahi. Et qui courrait presque. Ça risquait de faire de la mousse à la dégustation.

Le meilleur endroit pour admirer la mer de Seto, un belvédère en haut d’une colline, attire du monde, en ce dimanche. Il y a du populo sur les parkings. Quelques cars, des voitures de bonnes mères et de bons pères de famille, et des voitures de la jeunesse dorée des environ. Plusieurs dizaines de bolides flamboyants mais à l’arrêt sont l’object d’attention. La plupart des voitures ont des pneus comme je n’en avais jamais vu, inclinées vers l’extérieur avec un angle improbable. Est-ce l’aspect esthétique qui est recherché, ou un quelconque gain de performance dans les virages? En grattant un peu ce sujet que je ne maîtrise pas (mais nul doute que Pierre-Yves si), il s’avère que c’est un peu des deux, et ici cela s’appelle: Onikyan.

Je me retrouve beaucoup plus dans le look vintage en repérant plus loin une AE86 Trueno, voiture du héros de la série Initial D, et emblématique de la scène des afficionadi de voitures au Japon.

Je retourne ensuite â Okayama, grouillante gare, pour aller visiter le jardin de la ville, lui aussi considéré comme l’un des 3 plus beaux du Japon. Rude concurrence. 

Devant la station je suis accosté par 3 collégiennes pour répondre à quelques questions. Il y en a l’entreprenante qui mène la discussion, la sage à lunettes qui prends des notes, et une rebelle (elle a des socquettes rouges). J’ai bien appris ma leçon, et me cantonne à leur causer dans la langue de Trump, le but étant quelles pratiquent l’anglais. Il s’agit d’un enquête sur l’achat de billets de train dans les gares et ce qui peut être amélioré. Pour finir je m’excuse auprès d’elle d’avoir la voix complètement éraillée, mais ça semble plutôt les amuser. Et oui, heureusement que l’insonorisation des chambres à Tottori étaient au top. Mes quintes de toux auraient pu faire se soulever l’étage entier, et j’aurai pu terminer la tête emmanchée sur une pique.

Le jardin d’Okayama est vaste, mais très différent de celui de Takamatsu: plutôt que d’offrir plusieurs ambiances différentes, autour d’étang de taille modeste, celui-ci est constitué d’une vaste prairie. Dans le fond, on aperçoit le château d’Okayama. Il est aussi noir que le château d’Himeji était blanc.

En terme de jardins, il n’y a pas photo: Kanazawa > Takamatsu >>> Okayama.

Pas fâché ce soir d’être arrivé à mon hôtel de Nagoya, vers 22h, fourbu comme jamais. Par chance dans le train j’ai pu faire un bon gros brouillon de ce post, que je termine après quelques heures de sommeil.

Occis Carton Blindé, et sans boulettes tombées dans ma chaussette.

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7 Responses to Kojima & Okayama

  1. guiguiabloc's avatar guiguiabloc says:

    Regarder l’un des films de la saga Fast and Furious (Tokyo Rift) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fast_and_Furious:_Tokyo_Drift t’aurais surement donné les informations souhaitées à tes interrogations 😀 (Pierre-Yves ne me contredira pas :p)

    Et merci d’avoir ressorti billy ze kick (et son excellent bassiste devenu DJ Zebra (ouais c’est pour les d’jeunz) du placard 🙂

  2. sophie's avatar sophie says:

    Les couleurs d’automne sont magnifiques

  3. Pierre-Yves Pardoel's avatar Pierre-Yves Pardoel says:

    Ah enfin un article où on parle de la fabuleuse culture auto japonaise. Pour le carrossage improbable de certaines voitures c’est plus le look qui est recherché que l’efficacite. Faut absolument que tu montes en passager sur une épreuve de touge en route ouverte : https://www.youtube.com/watch?v=jn0Ac-bu39E

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