Le mont Nokogiri

Avant-Dernier jour de ce cinquième voyage au Japon. Objectif: prendre un bon bol d’air. Si possible en retrouvant ce qui a été le meilleur moment de ce voyage: Le tout début sur Shikoku. Avec la mer, un peu de marche, de l’originalité, de la tranquilité. Pour le tenter je me rends à l’entrée de la baie de Tôkyô.

En l’occurence à Yokosuka, au sud de Yokohama, après m’être trompé de train, ce n’est pas ni si ce sera la dernière fois. C’est ça quand on attrape la confiance.

Dans le port de Kurihama, je compte prendre un ferry pour traverser l’entrée de la baie de Tôkyô et me rendre côté ouest. Comme pour le ferry vers l’île aux démons, j’assiste en m’approchant du terminal au départ du navire. 90 minutes à attendre. Evidemment je peste, mais j’entends mon estomac qui crie de joie (croyez bien que ça fait bizarre) à l’idée de pouvoir recevoir sa pitance dans de bonnes conditions: assis confortablement, sans aucune pression de temps, avec un menu de gala. Ouais bof non, un tonkatsu très correct mais pas d’étoile au Michelin en vue.

Le ferry m’amène à Kanaya, et après un peu de marche je parviens à la station de téléphérique du mont Nokogiri. 330m. Au moment d’acheter mon billet A/R, je comprends que la dernière rotation pour re-descendre par le même chemin mécanique est de 16:00, ce qui arrivé en haut me laisse très peu de temps. La vue en sortant de la cabine est chouette, même si le temps est couvert, et froid, et très venteux, et sec, ça c’est bien. Dans l(‘énorm)e ferry il n’y avait qu’une voiture et quelques clampins à passer, ici il n’y a qu’un couple à monter en même temps que moi. Spoiler alert: Dans l’heure qui viens je ne croiserais qu’une poignée d’âmes.

Tout de suite sur le mont Nokogiri, un guichet. Parce qu’on n’y trouve pas qu’une belle vue sur l’ouverture de la baie, on y trouve aussi le Nihonji, un temple zen établi depuis 1300 ans. En réglant les 600 yens au vieux de l’entrée, il me donne un plan et me demande ce que je veux voir. Le daibutsu (grand Buddha) dis-je. Non non dit-il, pas le temps. Il me montre jusqu’ou je peux aller en espérant revenir pour 16h, mais c’est trop léger. Je lui demande d’oublier le téléphérique: Il fait donc un tracer sur le plan avec l’option “rentrer à pied et rallier une gare”. Sans être trop pressé par le temps, autre que la tombée de la nuit, je continue mon exploration du coin, à commencer par la vue de l’enfer (Jigoku Nozoki), un promontoire au dessus du vide. Un peu plus bas, une statue de 30m de la déesse Kannon (100-Shaku Kannon). Elle est récente, puisqu’elle date des années 60. Je croise le couple de tout à l’heure, qui se presse pour chopper le dernier téléphérique. Un peu plus tard, diffusion dans la montagne d’une musique guillerette qui signifie: Bordel, dépêchez-vous, on va fermer, s’il vous please.

Mauvais aiguillage à un moment, je ne tourne pas quand il aurait fallut afin de faire une boucle et voir un chemin parsemé de 1500 sculptures d’arkahts (disciples). Bien plus bas se trouve un plateau où, content de trouver enfin un distributeur, je m’arrête pour acheter une bouteille, la boire, et en acheter une seconde, pas la boire. Je croise 3 salarymen qui entreprennent de monter le chemin que je viens de descendre. Mais à eux 3 ils n’ont même pas 2 fois mon âge, c’est plus facile pour eux.

En me retournant, il me semble voir un truc un peu plus loin… Ah ben tiens, c’est le Bouddha. Il date de 1783, et a été taillé dans la pierre par Jingorô Eirei Ôno, secondé de 27 apprentis.

Sur le petit fascicule remis à l’entrée, un récapitulatif de la taille des Daibutsu du Japon:

  • Kamakura: 13.35 mètres, dont 11.312 mètres pour le corps seul. En bronze.
  • Todaiji à Nara: 18.18 mètres, dont 14.85 mètres pour le corps seul. En bronze.
  • Nihonji: 31.05 mètres, dont 21.30 mètres pour le corps seul. En pierre.

Il.n.y.a.pas.un.keum.à.cet.endroit non plus. C’est très surprenant.

Mais ça ne m’aura pas déplu. Hormis encore un lycéen que je rencontre en continuant à descendre, c’est désert, et je quitte le zone du Nihonji tranquillement en rattrapant une route à partir de laquelle la petite gare de Hota sera très bien indiquée. C’est par le côté est de la baie que je retourne dans la capitale.

Dernière nuit à l’hôtel, mais il va rester une journée complète sur place, l’avion du retour étant à 2h du matin, après-demain.

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1 Response to Le mont Nokogiri

  1. Luc's avatar Luc says:

    P’tain, ça c’est du nain de jardin !

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