Verdures tôkyôïtes

C’est une journée satisfaisante qui s’achève, de bonne augure pour le reste de ce voyage. Espérons que les ennuis de santé soient entièrement derrière nous, et que nous courrions plus vite qu’eux. Un passage de bon matin pour une visite de contrôle (échappements/anti-pollution/réglage des niveaux) à l’hôpital confirme le mieux-aller. Le docteur, appelons-le A-Sensei en toute anonymité et cohérence, car c’est à la fois son initiale et son titre, ne cache pas son plaisir mais refuse finalement le petit sachet de caramels-au-beurre-salés-sa-mère que je lui offrait en remerciement de la haute qualité professionnelle et humaine de ses services lundi et ce jeudi. Quelle probité.
Je signale au passage le mojo de Laszlo qui parvient à passer l’épreuve de la prise de sang avec la kangoshi la plus mignonne de la place.

Afin de tester cette forme retrouvée en conditions réelles de cagnard, nous allons voir ceux (de canards) qui barbotent dans les étangs du parc d’Ueno. Ce n’est pas le parc le plus beau, surtout en été, mais je l’aime bien tant je suis attaché au quartier qui en est l’écrin. C’est le premier endroit où j’ai posé mon sac il y a 12 ans au Japon. Comme tous les étés, la masse de lotus est amazing.

L’après-midi nous allons visiter le Koishikawa Korakuen, un jardin japonais traditionnel à côté du Tôkyô Dome (énorme stade de baseball couvert). La aussi, les couleurs de l’automne ou du printemps manquent pour sublimer l’espace, mais nous recherchons la fraîcheur, un peu à l’abri du béton, et ça fonctionne. A l’entrée du jardin, on nous prête d’ailleurs des éventails en papier, avec lesquels on a autrement l’air moins glands qu’équipés d’un ventilateur électrique portable. Le nouveau gadget à la mode de tous les possesseurs de perche à selfie.

On essaie d’observer les cigales en pleine cymbalisation. Je connaissais pas le mot non plus avant de le chercher. Les cigales vivantes sont assez difficiles à repérer sur les arbres. En tout cas plus que leurs exosquelettes, qui bien que silencieux nous rendent la tâche aisée en restant bêtement au sol.

Nous allons enfin à pied voir le Kanda Myojin, un temple qui est le point central d’un matsuri très important qui a lieu une fois toutes les deux ans en mai. Et donc là en août c’est tout de même très calme (d’un sens tant mieux) et reposant alors que le jour commence a avoir sommeil.

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2 Responses to Verdures tôkyôïtes

  1. Marie-Noel's avatar Marie-Noel says:

    Grand plaisir de vous retrouver frais et en forme!

  2. Louis L's avatar Louis L says:

    J’ai regarder ce que c’était une ‘kangoshi’ pour être sûr
    ahah

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