Ce doit être la 6ème fois que je vais à Kamakura, mais je ne m’en lasse pas. Comme toujours, il y a aura la foule des grands jours. Et une température d’environ 14°, autrement plus supportable que cet été. La ville possède un nombre effarant de choses à voir. Un petit florilège s’imposait: Le même qu’avec Valentine il y a 8 ans.
Nous descendons au nord de la ville, avant la gare principale, tout près du grand temple bouddhiste Engaku-ji. Une vieille et imposante porte en bois démarque comme d’habitude l’entrée du complexe. Il est composé de nombreux autels, jardins et bâtiments. Nous nous déchaussons temporairement, en empruntant des mules taille 36 mise à notre disposition, pour progresser sur le parquet en vieux bois.


Vers la fin de la matinée, nous nous posons dans un jardin à l’intérieur du temple pour nous faire servir un matcha réconfortant, accompagné de deux petites friandises habituelles… évoquant le “petit Jésus en sucre” bien de chez nous. Marina et Dom auraient kiffé, c’est sûr.

Nous descendons ensuite vers le sud, en longeant la voie de chemin de fer, puis une route étroite. “Tiens, ils roulent à gauche?” “Oui, maman…” avait-elle oublié. True story.
Nous traversons le Tsurugaoka Hachimangû, grand sanctuaire shintô. Un ilôt d’animisme en plein cœur de Kamakura, surtout connu pour ses nombreux temples bouddhistes. On l’appelle pas la petite Kyôto pour rien.

Nous sommes samedi, et sous les yeux ravis des visiteurs, nous sommes témoins de l’arrivée d’un cortège de mariage. Le couple et leurs familles, le personnel de l’encadrement, tous habillés en costumes traditionnels.
Puis ma daronne tient à tester quelque chose que je n’avais encore jamais vu: un “exorcisme shintô”. Ca s’appelle Nagoshi no Harae (article explicatif: ici). L’idée est de faire un parcours en passant à plusieurs reprise dans un cercle pour ensuite transférer ses péchés ou son mauvais sort dans une poupée. Si ça marche il y a une poupée qui se réveillera demain avec drôlement mal au pied.
Le temps est passé vite, et nous nous mettons en quête d’un restaurant. Ce n’est pas ça qui manque ici: un restaurant, un chocolatier, une patisserie, un restaurant, etc. C’est le restaurant d’un petit musée d’artisanat que nous choisissons. Cette fois, pas de donburi de civelles, mais un menu végétarien pour chacun, à la façon de ce que mange les moines bouddhistes. Les seules protéines sont dans le tofu, frais ou frit. Le bouillon de la soupe est délicieux.
Pour nous rapprocher des deux autres choses à avoir de la journée: Le pacifique et le grand Bouddha en bronze, nous partons de la gare principale pour rejoindre celle d’Hase via la micro ligne de chemin de fer Enoden. Le trajet est court, et heureusement car c’est grave bondé à l’aller.
La plage est bien moins fréquentée que cet été. Pas une serviette sur le sable, pas un baigneur. Uniquement, plus loin, des surfistes et des véliplancheurs.

Enfin, le Daibutsu n’a pas bougé depuis août. Il fait toujours dans les 12m. Je ne sais pas à quel pourcentage d’illumination il est rendu, au pif je dirais 82%.

Pour rentrer, nous reprenons 3 trains, à commencer par celui depuis la gare d’Hase. Si à l’aller il était bondé, il est ici complètement bondouffé (“bondé de ouf”). Je crois que même aux pires heures de pointe de Tôkyô je n’avais jamais vu ça. Il y a 6 personnes devant nous pour entrer quand les portes du train s’ouvrent alors qu’il n’y a visiblement plus de place. Les 6 personnes entrent malgré tout, puis nous, puis encore une dizaine d’autres. Par bonheur, les rames suivantes vers Shinagawa puis notre terminus Tamachi seront bondbofées (“bondées bof”).