Nous arrivons à Kyôto à midi, sans avoir croisé Brad Pitt ou Hiroyuki Sanada dans le Bullet Train. Les valises voyagent en parallèle, et nous nous allégeons de nos sacs dans une des nombreuses consignes à pièce/carte de la gare de Kyôto (un modèle!). Nous pouvons directement commencer à nous balader après un rapide repas.
Nous commençons par aller voir le parc Umekoji. Il s’agit d’un jardin public, et en ce dimanche il pullule de familles et d’enfants. C’est également le jour du Junkan Fes, un festival dédié à l’économie circulaire. Il y a des tas (littéralement) de frippes entre 0 et 1000 yens. De quoi rendre folles mes nièces. Et leurs mères. Il y a également des artisans de la récup, telle une jeune femme qui tient un stand et vends des petits sacs et sacoches pour téléphone portable, fait dans d’anciens obis de kimono. C’est elle qui nous explique dans un anglais parfait le principe de ce marché temporaire. Un événement qu’aurait validé Quentin, collègue très très en pointe sur ces sujets.
Ensuite nous allons voir le Tô-ji, un vieux temple bouddhiste agrémenté d’un joli jardin bien entretenu, et d’une énorme pagode en bois, la plus haute du Japon (57m). A peine 8m de moins que le phare d’Eckmühl! Plusieurs bâtiments accessibles renferment d’énormes statues, et il y a également une exposition temporaire d’un artiste appelé Kanransai qui fait des illustrations géniales sur le panthéon bouddhiste. Avec parfois un style à lui, très bon, ou imitant des dessins d’enfants, ou dans un style cubiste.
Pour finir cette première journée à Kyôto, nous prenons la ligne de métro qui part vers le nord pour aller voir le spectacle Gear. Je l’avais déjà vu une première fois en 2015, et c’est toujours aussi formidable. Difficile de trop en dire sans divulgâcher, mais c’est un mélange de conte, de performance de music hall, d’effets techniques (projection d’image sur la scène, leds…). Tout cela sans le moindre dialogue.
Une fois rentré à l’hôtel où nos valises ont bien été reçues, je sors pour aller chercher à la gare nos sacs restés en consigne. Puis je retourne chercher la clé la de la consigne qui est resté à l’hôtel, avant de retourner à la gare chercher les sacs restés en consigne. Un grand classique.


