Usuki est une petite ville cotière à une cinquantaine de kilomètres de Beppu. Le beau temps est de mise, alors je n’hésite pas trop à braver une crise de goutte qui a pourtant commencé hier soir. Encore de la marche aujourd’hui, mais allant moins vite.
Je commence par un site un peu éloigné de la ville, accessible par de rares bus et une importante flotte de taxis, qui doivent en faire leur business en journée: Les Bouddhas de pierre. Plusieurs groupes de divinités taillées en haut-relief dans de la roche volcanique, datant pour certaines de plus de 1000 ans. On ignore par qui, mais assurément par des gaillards qui avaient de l’abnégation et beaucoup de temps libre. Et pas de TikTok à cette épique époque, du coup ils pouvaient rester focus.
Le tout dans un décor calme et bucolique de campagne japonaise.




Plus tard un bus me ramène à l’entrée de la ville, où je passe admirer le temple bouddhiste Ryugen-ji à pagode. Je mange un morceau dans le coin et vais voir le proche Fukuratenmangu, shintô lui (pas de jaloux), dédiés aux chats! Avec un autel peuplé de divers maneki-nekos, ces chats porte-bonheur.


Mais c’est au cœur d’Usuki que se trouve le site qui m’a le plu le plus: Le Nioza. Un ensemble de ruelles étroites très anciens, bordés de maisons anciennes, certaines d’époque féodale.





Et pour finir, un peu plus loin sur une colline, les vestiges du château d’Usuki. La hauteur donne un beau point de vue sur la ville, que ce soit côté mer ou côté montagne. Au milieu un grand terrain de jeu sablé avec des cerisiers malheureusement pas éclos de façon flamboyante. Je découvre qu’ici les locaux ne jouent pas à la pétanque, mais à une sorte de croquet! Probablement parce que le pastis est dur à trouver ici. Ils ne connaissent pas la jambe de chinois.


Une magnifique petite ville, également accessible en ferry depuis Shikoku. Ce premier jour de goutte m’aura ralenti mais pas empêché d’en profiter.

Steven Le Roy sors de ce corps !