Himeji le jour, Namba le soir

Je découvre aujourd’hui Himeji en été. Il ne me restera plus qu’à y venir en l’hiver. Sans doute nous habituons nous à chaque jour qui passe aux grosses chaleurs humides, nous les trouvons plus supportables qu’à notre arrivée.

Plusieurs bonnes nouvelles pour la visite du château et du jardin japonais proche (Kokoen). D’une part il y avait beaucoup moins de monde qu’en automne et au printemps), mais SURTOUT Emma et moi n’avons pas été obligés de porter ces ignobles chaussons bleus pour arpenter le sol et les escaliers lors de la visite. Les chaussettes faisaient l’affaire. Question de température? Peut-être que les associations du bon goût, certainement sur le coup, aurons eu gain de cause.

Conseil pour les lecteurs qui un jour visiteront le château: Avant de passer la grande porte en bois après laquelle se trouve la sortie, ne soyez pas un lemming, et prenez à droite et remonter le chemin. Vous arriverez à un petit jardin où la vue sur le château est épatante, et accéderez à 30 minutes de visite supplémentaire passionnante (histoire de Senhime, ses appartements, confection de ses kimonos) en ne croisant que peu de visiteurs.

Repas tardif en face du chateau, dans une cantine simple et efficace. La légende raconte que Katsukare et Katsudon furent commandés et consommés. Nous sommes servis par des mamies d’âge doublement canonique, dont une tellement pliées qu’elle doit toucher le sol en allongeant ses bras.

Aucun Gunther en vu au jardin proche, le Kokoen. Explication de cette vanne ici.

Emma au dessus d’un troupeau de carpes

Nous refaisons route pour Ôsaka, en prenant un train local s’arrêtant à toutes les gares de la ligne, mais présentant l’incomparable avantage d’offrir à nos 4 fesses consentantes de disposer de places assises, la plupart des gens favorisant le temps de transport et attendant l’express partant quelques minutes après.

Après une petite heure de relaxation nous sortons sous quelque goutes, rien de bien grave, pour la soirée. Rapidement nous entendons de la musique. Il y a quelques barnums installés sur une place, et nous voyons des bras se lever au rythme de jeunes voix. Alors que je pense qu’il s’agit d’un groupe de quarantenaires transis et hypnotisés par des idols locales, nous constatons qu’il s’agit d’un groupe de danseurs en yukatas, en ronde autour d’une petites estrades soulevant 3 chanteuses. Certaines danseuses sont d’âge respectable, et assistées de passants motivés. Les ancêtres en force aujourd’hui décidément, mais ici ils représentent une force encore très vive. Après un chant en japonais, nous avons droit à YMCA puis à Don’t stop me now!

Un peu plus tard, en rattrapant les canaux de Dotonbori, nous voyons des lanternes illuminées de chaque bord des canaux avec des gens stationnés sur les ponts et un mélange de musiques différentes. En nous rapprochant nous voyons passer, surpris, des bateaux en procession. Renseignement pris il s’agit d’un festival local annuel de quartier!

Après avoir mangé dans un Sukiya, un unadon (du riz sous des anguilles teriyaki) pour moi, du riz sous du boeuf sous du kimchi pour ma nièce, nous allons voir une salle d’arcade en espérant tomber sur des joueurs vu la veille au même endroit: Un groupe local squattant une borne de du jeu de rythme “Dancerush Stardom“, déclinaison du Dance Dance Revolution, mais contrairement à ce dernier, le style semble être plus important que le score. Et les 4 joueurs du soir n’en manquent pas, faisant chacun deux parties consécutives avant d’arrêter pour reprendre leur souffle. Admirez:

Une incroyable soirée achevant nos 5 jours denses à Ôsaka.

BONUS: Petite illustration de l’efficacité japonaise: via un formulaire de contact sur le site d’une compagnie locale de car, j’ai demandé hier, samedi soir, sans trop y croire, des infos sur le format des bagages autorisés en soute vers notre destination suivante. Ce matin dimanche j’ai trouvė dans mes mails une réponse (rassurante) envoyée à 4:20 (c’est pas une apologie) du matin. Merci Akio qui devait être d’astreinte cette nuit. J’espère que son prochain entretien d’évaluation annuel se passera bien et qu’elle aura une prom’.

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2 Responses to Himeji le jour, Namba le soir

  1. Marie-Noël's avatar Marie-Noël says:

    Merci de nous faire vivre tous vos bons moments, vous en avez plein les mirettes!!(et les oreilles…)

  2. guiguiabloc's avatar guiguiabloc says:

    Ce château est toujours aussi impressionnant..

    Je reste toutefois profondément déçu de ne pas te voir t’essayer à la borne de danse, puisque le score ne compte pas, tes déhanchés légendaires auraient été une pépite visuelle 😀

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