Dance à Tokushima

Mauvais temps à de notre arrivée à Takamatsu. Arrosés comme des poireaux à la descente du car, nous poireautons devant un donut, avant l’heure du check-in à l’hôtel. Les chambres “confort” du WeBase sont très grandes, avec une conséquence: On s’étale sans retenue et c’est le dawa en quelques minutes! Les salles de bains sont à la japonaise, première fois que j’en vois en dehors d’un ryokan ou d’un minshuku.

La seconde partie du trajet depuis Ôsaka était plaisante, quand on franchit deux ponts entre Honshû, l’île principale, et Shikoku, la quatrième île du Japon par la taille. Nous n’apercevons pas les célèbres tourbillons de Naruto (la ville, pas le fameux ninja ramenophile, bien que son nom soit indirectement issu de ces tourbillons précis) naissant selon la marée entre le pacifique et la mer intérieure de Seto. Nous discutons avec une femme, voisine d’Emma dans le car. Elle habite tout près du jardin Ritsurin et y marche tous les jours. Nous prévoyions d’y aller avant la fermeture, mais ce sera pour un jour moins mouilleur.

Le soir, c’est Yakiniku (viande grillée), dans cette tranquille ville de Takamatsu, Gros contraste avec la bouillonnante et foutraque Ôsaka; Ici les gens se déplacent à vélo, il y a des restos fermant à vingt heures et les policiers se prennent en photo.

Voilà pour hier. Ce mardi, après un copieux buffet de petit déjeuner,  c’est jour de soleil, nous allons enfin au jardin Ritsurin, désert vers 8h30.

Ce jardin japonais est assez vaste, moins flambloyant qu’en automne, mais c’est la saison pour les fleurs de lotus et de nénuphar! A noter, quelques squatteurs de gloriette. Mais que fais la police? Ah oui, des selfies.

Nous rejoignons le bus en gare, ou l’inverse, mais le prochain ferry pour Ogijima et la plage que nous convoitions n’est qu’à midi. On se mets en marche (“parce que c’est notre projet!!” dirais un gland connu), pour visiter un musée en plein air, le Shikoku Mura… qui s’avère être fermé, et cela tous les mardis. Et contrairement à l’essentiel des musées japonais, fermés le lundi (comme les coiffeurs, mon boulanger et la loge de Michel Drucker le lendemain d’une émission du célèbre présentateur liquide). ACDÇu nous retournons au port via une autre compagnie ferroviaire, mais trop TARD pour le ferry qui avant était trop TÔT. Il faut attendre deux heures le suivant, alors on chamboule nos plans en allant à Tokushima, par un train nommé Uzushio. Enchanté. Nous prenons les billets et réservations 4 minutes avant le départ. Foutage de gueule: ses deux premiers arrêts sont proches du Ritsurin puis du musée fermé dont on revient bredouilles. Du temps perdu qui jamais ne reviendra.

A Tokushima, en août, se déroule un célèbre festival de dance, attirant plus d’un million de visiteurs. La danse pratiquée s’appelle l’Awa et nous sommes là pour en visiter le musée; L’Awaodori Kaikan. Au RdC est installée une boutique dédiée à la ville, nourriture et art local autour de la teinture indigo, au second une salle de spectacle de démonstration de danse, au troisième le musée proprement dit.

Nous assistons donc à une réprésentation de danse, avec quelques explications prodigués par le meneur de la troupe: 6 musiciens, des danseurs et danseuses. Cela ressemble un peu à des danses vues en matsuri, mais en plus codifié.

Certaines personnes dans le public ont les bollocks d’essayer la chorégraphie d’abord debout à leur place, puis sur scène. Technique simple de manipulation mentale à laquelle Emma et moi échappons. Trop forts ces bretons se dit le meneur. Celui-ci pose quelques question aux 3 meilleurs danseurs amateurs du jour: D’où vous venez? z’avez déjà dancés? Sont sélectionnés un papy-qu’à-pas-froid-aux-yeux, une japonaise assez à l’aise et une jeune coréenne qui s’est bien amusée. On devine que le monsieur loyal aimerait chopper les SNS de la demoiselle.

Le musée expose des photos de part le monde où de l’Awaodori a été montré, Paris, Moscou, etc. Une exposition d’instruments utilisés pour la musique: Shamisen, Shinobue, Kane, Taiko, etc. Il est possible de jouer à des mini jeux de rythme, versions simplifiées d’un Project Diva ou de Taiko no Tatsujin.

Pour finir, au dernier étage il y a une station permettant de monter en télécabine jusqu’en haut du mont Bizan, qui culmine à environ 300m au sud de Tokushima. En plus de la plateforme d’observation, il y a un petit autel shintô et un bar faisant une collab‘ temporaire avec Demon Slayer.

Afin d’obtenir un petit goodies, nous prenons chacun une boisson. Dans ce genre de café temporaire, la carte possède des plats et des boissons s’inspirant des personnages du dessin animé pour en reproduire la forme et/ou les couleurs.

Emma a du calpis chaud avec de la confiture de myrtille et une framboise pour représenter le personnage de Tengen Uzui dans sa version avec cache-oeil. J’ai une boisson froide café-au-lait-matcha-billes de tapioca pour représenter Gyomei Himejima, les billes de tapioca pour les billes de son bracelet bouddhiste! C’est bien vu.

Nous mangeons tard dans un Matsuya après la douche du soir puis faisons pause dans un Don Quijote qui vends plein de Kit-Kat et de chaussettes pour femboys. Il est une heure du mat’ mais j’ai déjà des frissons car demain on va au petit-déj à 7h.

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2 Responses to Dance à Tokushima

  1. guiguiabloc's avatar guiguiabloc says:

    whaa..merci pour tout “sesliensacliquer” qui m’ont fait découvrir un paquet de trucs quand meme 😀
    Je vois que tu es bien parti pour une soirée photos familiale intitulée “Emma sur un Pont” 😀
    Merci pour toutes ses découvertes !

  2. Will's avatar Will says:

    ACDçu que tu n’aies pas dansé, encore.

    “Mais que fait la police ? Des selfies”, ça m’a tué 😀

    C’est pas le même niveau de dance que le ymc à Osaka mais y’a match.

    Enjoy.

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