Un matin, un soir, deux ambiances

Notre unique nuit à Hiroshima se passa dans de grandes chambres, avec une large fenêtre donnant sur le parc du château d’Hiroshima. Cette vue du 26e étage était impressionnante en fin de journée, et vraiment exceptionnelle à la nuit tombée. Elle s’est pas fait mal.

Nous allons tôt au musée d’Hiroshima pour la paix. Pour la première fois je le visite le matin et pas un peu speed en fin d’après-midi, enchaîné après Miyajima. On prend davantage notre temps pour en apprendre plus sur le bombardement atomique de la ville, les morts et la dévastation, et les conséquences pour les survivants directs, rapidement beaucoup moins nombreux du fait des brulures et des radiations.

Le bombardement a été fait alors que des efforts de destruction de bâtiments en bois avait commencé, afin de créer des zones coupe-feu. Parmi les personnes mobilisées pour cela figuraient de nombreux collégiennes et collégiens qui étaient en extérieur et donc peu protégés.

Nous regardons quelques témoignages en vidéo de survivants, écoliers, maîtres d’école ou un photographe de presse qui explique à quel point il est resté sidéré plusieurs heures avant de prendre la moindre photo dans un mélange d’incrédulité et de gêne. Une exposition temporaire est consacrée à davantage de photos consécutives à la bombe.

Nous avions envisagés d’aller voir un musée d’art proche, mais nous n’avons même pas le temps d’aller devant le monument de la paix des enfants, célébrant Sadako Sasaki et les grues en papier, devenus un symbole de paix.

Nous rejoignons la gare en taxi pour prendre notre Shinkansen Nozomi 28. Non non Emma, c’est pas l’ prochain train qu’on prend, il va s’arrêter 2 minutes et repartir à 13:12, le notre est sur cette voie, mais 6 minutes plus tard. En 15 minutes, 3 Shinkansen de 16 wagons chacun, sur la même ligne Fukuoka-Tokyo. Ca rapporte, mais c’est ce qui permet de continuer à financer des lignes à la cambrousse, parfois largement déficitaires.

Nous faisons le voyage en Green Car, avec 25% de place en plus et un service à la demande via son téléphone pour se faire amener, au prix fort, un café ou un bento. Nous avions acheté le notre avant de monter dans le train. Le choix du Green Car n’était pas tellement pour le confort (encore que cela en vaille la peine pour 4 heures de train) mais car c’était à la réservation 3 jours plus tôt la seule possibilité pour se placer à gauche… du côté du Mont Fuji, visible au loin environ 45 minutes avant Tôkyô, quand la météo le veut bien.

Et ça valait le coup.

Une fois un peu de repos pris dans le quartier de Hamamatsuchô, ou on entendra du “Miss Emma” au moment de récupérer nos valises le lendemain de leur expédition pour 25 euros depuis Shikoku, nous allons à la tour de Tôkyô. C’est un passage obligé quand la nuit tombe pour impressionner une nièce ou un neveu à l’arrivée dans la capitale. Ca marche toujours autant, avec en bonus le mont Fuji à nouveau bien visible avant que la nuit ne s’installe, elle fait comme chez elle.

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2 Responses to Un matin, un soir, deux ambiances

  1. Will's avatar Will says:

    J’ai vraiment l’impression de voir un Ghibli sur la photo du Mont Fuji, c’est vraiment très agréable.

    Ambiance cyberpunk pour Tokyo, ça le fait aussi dans un style différent.

    Profitez bien 🙂

  2. Xur.'s avatar Xur. says:

    comme dit dans le titre, en effet quel changement entre le musée d’Hiroshima et admirer Tokyo depuis si haut

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