Ce matin direction Shin-Okobu, le quartier coréen de Tokyo, où je n’ai encore jamais mis les pieds. Emma le trouvera, plus intéressant qu’Harajuku et Takeshita-Dori, où nous sommes passés rapidement avant.
On sait qu’on arrive dans un quartier particulier à Shin-Ikubo, car en plus des systèmes d’écriture japonais s’ajoutent partout ou portent nos yeux des mots écrits en Hangul (le système d’écriture coréen). Ça pullule de restaurants coréens bondés, et de boutiques de produits issus de la pop-culture. Ou plutôt K-pop-culture, un univers que je connais peu, surtout pour les groupes masculins (je connais Ive, pas Seventeen, etc BTS pour moi ça évoque en premier un cursus post-bac).
Ce qui marche bien partout au Japon en ce moment dans les goodies, ce sont les supports acryliques pour poser un personnage sur son bureau. Mais il y a aussi posters, cd, magasines, cartes, éventails, autocollants, lighticks(!) qui sont un méga business pour les fans en concert.
On tombe par hasard sur un grand DonQui où je ne trouve pas de kit-kat au kimchi, mais à des goûts pas mal quand même, comme le Shima Lemon.
On repasse poser nos emplettes et manger proche de l’hôtel dans une sandwitcherie. J’apprends que croque-monsieur, mot d’origine étrangère, s’écrit en japonais クロックムッシュ, prononcé “kurokkumusshu”.
Nous allons en monorail jusqu’au Rainbow Bridge pour le franchir à pied, comme je l’ai fait dans possiblement tous mes passages à Tôkyô. Cette fois-ci c’est par le côté sud du pont que nous le franchissons avec Emma, Sur les derniers 300m nous passons de l’autre côté par un escalier sous le passage des voitures, où la vue sur la ville est folle.
Un gentil garde à sa guérite nous salue, en utilisant j’imagine son compteur de passage manuel pour avoir en fin de journée le nombre de personnes sorties du pont de son côté et mettre à jour sa feuille de calcul sauvegardée sur disquette, ainsi qu’avec application dans sur papier à la rubrique “faits marquants” de la page 21 de l’intercalaire Juillet du classeur 2025.
Nous passons sur le bord de mer d’Odaiba. Joie des sports nautiques, bronzettes de mecs déjà couleurs cuivre, plages délimitée de 100 m2 surveillée. par un maître nageur sur sa chaise haute.


Passage rapide à AquaCity, grande galerie commerçante. On se pose pour une glace après avoir obtenu une table sur un coup de chance, puis parlementé pour chopper 2 chaises. Nous montons ensuite dans la sphère du beau bâtiment de Fuji TV, recelant une plateforme d’observation, dominant le sud de Tôkyô.


Le ticket pour monter au 25e étage, dans cette grande burne argentée, nous donne aussi droit d’entrer dans le musée GACHAPIN×MUKKU. Jamais entendu parler des deux personnages concernés, mais la photo moche sur le ticket laisse entrevoir un truc bien pourri: Le chef du duo ressemble à un ver vert mono-dent, l’autre à un Monsieur Hankey géant qui aurait de la fourrure. Bref, on se dit qu’on va y passer 5 minutes et se marrer tellement c’est naze. QUE NENNI!
Et là nous mettons le doigt dans un engrenage, celui du lore de cette licence, née en 1973 sur Fuji TV.
Donc Gachapin est une sorte de Casimir au Japon, et parait être une institution vieille de 50 ans, aillant survécue jusqu’à nos jours. Ici c’est du sérieux, avec des collabs dans tous les sens.
Parmi la foule d’informations biographies, un arbre généalogique supposé de Gachapin lui fait avoir des ancêtres communs avec des Kaijûs connus.
Le compte Twitter de Gachapin est régulièrement alimenté pour le plus bonheur de ses abonnées, au nombre de 1.3 millions. Avec si ça se trouve moins de faux comptes que Julien Chièze. Gachapin a aussi sa chaine Youtube ou il chante des covers et des chansons à lui. Nous restons d’ailleurs admirer béâts 2 titres en vidéo, squattant l’unique banquette devant l’écran géant, privant de place les quelques enfants jaloux, dont une petite fille qui a l’air très fan car elle connait les chansons.
Il ya une sorte de hall-of-fame où les deux mascottes posent avec des célébrités japonaises plus ou moins connues. Dont Sonic et Donpen,la mascotte de Don Quijote.







Une dernière attraction, consiste en un mur animé de personnages, où un procédé de réalité augmentée permet d’interagir avec eux. Une sorte de bouquet final, préfigurant notre soirée. Une borne de Purikula aux couleurs de Gachapin et son BFF Mukku traine là, mais je n’ai pas les 5 pièces de 100 yens pour l’utiliser, et le monnayeur proche est hors-service.
Tout ébouriffés de cette rencontre inattendue avec un pilier de la proto-culture japonaise, nous reprenons le monorail pour aller plus loin dans Odaiba, à l’entrée de l’expérience artistique TeamLab Planets. J’avais déjà visité TeamLab Forest à Fukuoka l’année dernière. La version à Tôkyo contient la même chose, mais très enrichie de nouveaux concepts et salles surprenantes.
Une partie se parcourt les pieds plongés dans l’eau ou avec un effet miroir au sol, se perpétuant à l’infini. On voit la pièce reflétée “par en dessous”. A tel point que les personnes en robe ou en jupe sont invitées à porter un short, prêté, sous leurs tenues!



La plupart des salles sont interactives, que ce soit pour reproduire à l’échelle humaine un jeu de plateforme ou jouer avec des personnages de type lemmings sur un mur en apposant des objets physiques aimantés dessus, ou en bougeant des pinceaux pour dessiner virtuellement sur les murs.


Une expérience de plus de deux heures vraiment originale: On perd tous nos repères, nos différents sens sont mis à contribution avec poésie, le tout grâce à des technologies et des moyens incroyables mais invisibles.
Nous rentrons tard, fatigués et émerveillées après cette cette soirée, avant notre dernier jour complet à Tôkyô










question:
est-ce qu’il existe des gachapons Gachapin?