Installation à Kagoshima

Si il y a un aspect pas marrant d’un voyage au Japon, c’est bien la durée du trajet en avion pour s’y rendre, mais c’est tellement un pur kif une fois sur place que c’est un faible prix à payer (excepté celui du billet). Je prends donc mon mal en patience, aidé d’un peu de musique et d’un peu de film. Et bon, on propose de la soupe miso avec le plateau repas. Chic je vais en boire une par jour pendant 3 semaines.

Note pour le futur: Ne pas reprendre le poulet à l’estragon et son écrasé de pomme de terre.
En positif: en vrai, le goût est plutôt pas mal
En négatif: ça ressemble à rien, comme un plat Robuchon à Carrefour, que tu trouves presque appétissant sur la photo d’emballage. En plus le keum a l’air sérieux avec son uniforme de chef. Et il y a un petit morceau de persil sur le plat, tu te dis que c’est gastronomique. Mais invariablement t’es déçu à l’ouverture avant les 6 minutes au micro-ondes parce que le bain-marie c’est chiant: Le plat est mou, c’est une sorte d’état de la matière mystérieux et inexplicable par la physique du 21ème siècle, entre le liquide et le flasque. C’est mi-liquide, il y a pas d’autre moitié. Mais le bonus avec le poulet à l’estragon et son écrasé de pomme de terre Air France, c’est que le poulet (à l’estragon et son écrasé de pomme de terre) se fait facilement la malle depuis ta fourchette en carton pour piquer une tête sur ton t-shirt, comme s’il voulait en finir, de honte et de chagrin.

Après quelques heures d’attente à l’aréoport de Tôkyô, j’empreinte un vol (faudrait savoir!) Japan Airlines pour Kagoshima, au sud de l’île de Kyûshû, en bas à gauche sur la carte du Japon pour ceux que la géographie gonfle.

Le meilleur moment d’un vol JAL reste la vidéo des consignes de sécurité. Réalisée en 3D cheap, façon reconstitution de scène de faits divers sur NRJ12. Si chez Air France les consignes en vidéo c’est un court-métrage nunuche, chic, bien fichu, et publicitaire façon Amélie Poulain, avec la JAL la forme est marrante, mais le fond est méga sérieux. Ca montre notamment ce qui peu mal se passer si on ne respecte pas les consignes.
– T’as voulu récupérer ta valoche pendant l’évacuation? C’est malin, on peut plus passer, p’tet’ qu’on va mourir.
– Oh non, t’as gardé tes Louboutin sur le toboggan? Tu l’as déchiré, P’tet’ qu’on va mourir.

Par contre respecte les consignes, et tu vas t’enjailler en glissant sur le toboggan.

Le film actuel ci-après, avec le moment décrit plus haut. Réalisé en Unreal Engine 5, ceux que j’avais vu il y a douze ans tournaient sur PS2.

Les Personnels Navigants Commerciaux sont universellement souriants et aimables, mais au Japon c’est l’apex. Magnifique impression d’être un VIP alors que t’es juste un NPC en classe éco. Les hôtesses passent tout de même avec des catalogues de goodies, façon compagnie lowcost, LagardAir ou Ryan-Air, mais ici on offre le café, le thé vert et le jus de tomate rehaussé d’une pointe de céleri (une idée de Robuchon?).

Même le personnel de l’aéroport, sur la piste, fais des signes “coucou” à l’avion qui roule, à destination des enfants, des mamies et du touriste français assis au hublot sur la droite de l’appareil.

Et oui, à droite! Contrairement aux autres frustrantes fois où j’étais à gauche, on a une belle vue sur le Mont Fuji pendant plus de 10 minutes.

Et assurément, le Fuji-san dépasse en majesté le Mont Frugy quoiqu’en dise tata Thérèse, excusée de son chauvinisme bigouden bien naturel.

L’avion longe le sud de Shikoku avant d’arriver dans le sud de Kyûshû. Et la de la droite je ne vois pas en approche Sakurajima, (quasi) île-volcan en face de Kagoshima, que j’avais déjà visité il y a bien longtemps. Le volcan s’est d’ailleurs un peu réveillé ces derniers jours. Pas sûr que je puisse à nouveau me rendre sur l’île, donc. Cherchez pas des vidéos, celles qui sont impressionnantes sont générées par IA pour faire du clic, on n’arrête pas la connerie, même en se mettant devant.

Depuis l’aéroport de Kagoshima, assez loin de la ville, il faudra encore une heure de bus pour rallier le quartier de Tenmonkan où se trouve mon hôtel. J’ai choisi cet emplacement car le quartier semblait vivant, central et avec beaucoup de restaurant, pas mal pour le soir. Je re-évoquerai demain probablement le sujet, quand il y aura moins de sommeil en retard, il y a des trucs à dire.

Après avoir déposé mes affaires à l’hôtel, pris une douche rapide d’environ 20 minutes je vais à la plus proche des 2 gares de Kagoshima (25 minutes cependant, le temps de prendre 1 douche ¼ ) pour récupérer des passes de train, un pour le sud de kyûshû, un pour le nord, que j’utiliserai en séquence pour visiter des lieux qui feront l’objet de billets sur ce présent blog.

Et pour conclure, parce qu’on mourra tous un jour, mais en lisant ce qui suit on mourra moins con: Un article sur “pourquoi le jus de tomate dans l’avion?”: pourquoi le jus de tomate dans l’avion. A titre personnel j’en ai déjà pris 2 ou 3 fois par mimétisme et parce que la présence de la brique de jus de tomate sur le plateau des boissons proposées est intrigante. Et c’est vrai que c’est bon, bordel. Mais jamais ça sera dans mon frigo, juste une fois tous les 5 ans dans l’avion.

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2 Responses to Installation à Kagoshima

  1. guiguiabloc's avatar guiguiabloc says:

    Team jus de tomates en avion ! 😀
    Et c’est parti pour de délicieux billets à suivre, Bon séjour Fred !!!

  2. Will's avatar Will says:

    Je me coucherai assurément moins con ce soir avec le jus de tomate.

    J’aime beaucoup le temps de douche en unité, on devrait le proposer au comité du système de mesures internationales.

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